Archives de catégorie : Non classé

Travaux d’automne de l’A.C.P

Ce samedi, une petite équipe de l’A.C.P s’était donné rendez vous au château pour quelques menus travaux.

au programme :

1/ Mise à jour de la meurtrière de la tour sud donnant sur l’ancienne tour des fours à pain.

meurtrière côté douve
Meurtrière vue de l’intérieur de la tour après son dégagement
Vue de l’intérieur de la meurtrière
Vue sur l’emplacement de l’ancienne tour des fours à pains

2/ Recherche de la bouche d’évacuation de la cave de la tour sud

Suite aux travaux de dégagement de la cave de la tour sud ,surnommée « la prison » une pierre au niveau du sol avait retenu notre attention. En la dégageant nous avons mis à jour une bouche d’évacuation vers les anciennes douves.

Gilles et Franck dégagent la bouche d’évacuation à l’intérieur de la cave.
Gilles, Philippe, Christian et Franck, cherchant la bouche extérieure de la cave dans les anciennes douves.
Philippe, Franck et Christian devant l’extrémité extérieure de la bouche d’évacuation

3/ Nettoyage de l’intérieur de la tour sud

L’équipe a également débuté le déblaiement et nettoyage de l’intérieur de la tour sud afin de retrouver le dallage d’origine. Cette action se poursuivra ultérieurement.

Le hameau de la Bonninière

Le hameau de la Bonninière est un hameau récent datant de la fin du 19ème siècle.

Le premier recensement faisant apparaître une population dans ce lieu est celui de 1901.

Recensement La Bonninière
Nom Prénom Date de naissance Lieu de naissance
1901 Baudouin ve Cadu Virginie 23 Août 1835  Courlay, (le Puy Brossard
Cron Victor Alexandre Toussain 1er novembre 1867  Clessé, (Puy fleury)
Cadu épse Cron Marie Julienne 26 aout 1869  moncoutant (La Braudière)
Cron Placide Louis Urbain 25 mai 1892  Clessé, (Puy fleury)
Cron Julienne Félinda Célestine 20 mars 1894  Clessé, (Puy fleury)
Cron Yvonne Antonine Sylvanie 1 décembre 1898  Pugny (La Bonninière)
Cron Marie Elisabeth Urbaine 6 février 1901 Pugny (La Bonninière)
Cadu Louis 17 avril 1871  moncoutant (La Braudière)
1906 Sicot André Auguste 13 décembre 1862 Clessé (la roche)
Berthelot épse Sicot Marie Florence 26 janvier 1861 La Chapelle St Laurent (pressée)
Sicot Ovide Maurice Auguste 24 septembre 1890 Chanteloup (Pâty)
Sicot Emile Eugène Léon 21 septembre 1892 Chanteloup
Berthelot Eugène Alfred 15 Novembre 1876 Terves (La brillardière)
Garnier épse Berthelot Marie Mathilde 20 Novembre 1876 La Chapelle St Laurent (La braudière)
Berthelot Hubert Alfred Henry 7 Août 1904 Pugny (La Bonninière)
En 1901, on trouve à la bonninière la famille CRON arrivée dans ce village entre 1894 et 1898. Elle est composée du père Victor Alexandre Toussain, agriculteur, originaire de Clessé, de la mère Marie Julienne, née CADU, originaire de Moncoutant  4 enfants du couple vivent avec eux : Placide Louis Urbain et Julienne Félinda Célestine, nés à Clessé, Yvonne Antonine Sylvanie et Marie Elisabeth Urbaine, nées à la Bonninière à PUGNY.
Vivent également avec eux , Virginie veuve CADU mère de l’épouse et Louis CADU, 30 ans frère de l’épouse.
En 1906, ce sont deux familles qui résident dans le hameau:
La famille SICOT composée du père André Auguste, cultivateur, originaire de Clessé, la mère Marie Florence, née BERTHELOT, originaire de la Chapelle Saint-Laurent, avec 2 fils : Ovide Maurice Auguste et Emile Eugène Léon, nés tous deux à Chanteloup.
La seconde famille se compose d’Eugène Alfred BERTHELOT (cousin de l’épouse d’André SICOT), originaire de Terves, de son épouse Marie Mathilde née GARNIER, originaire de La Chapelle St Laurent  et de leur fils Hubert Alfred Henry né à la Bonninière à PUGNY.
Vue aérienne actuelle du hameau

Journées du patrimoine 2018

Cette année encore les journées du patrimoine ont attiré de nombreux visiteurs au château. Un peu plus d’une centaine de personnes ont visité le site sur les 2 après midi d’ouverture. Grâce au talent des guides qui officiaient , la notoriété du site a dépassé les frontières locales, en effet des visiteurs venus de Charente ou du Maine et Loire avaient fait le déplacement.

Marie-Jo, Angèle, Francis, Christian et David ont accompagné nos visiteurs, en leur faisant découvrir l’histoire locale.

L’entrée du château
Départ d’une visite
Les visites débutent devant le porche du XVI° Siècle
Marie-jo guidant un des groupes de visiteurs
David assurait les visites en anglais.
Christian et un autre groupe de visiteurs
Forte affluence en ce dimanche
Fin de journée pour les membres de l’ACP

Fin de chantier pour la cave de la tour sud

Ce samedi une bonne dizaine de bénévoles s’étaient réunis au château sous la direction de Francis pour terminer le chantier de nettoyage de la cave de la tour sud.

En deux bonnes heures,  les quelques mètres cubes de gravats et de terre accumulés pendant plusieurs décennies ont été sortis.

La cave est aujourd’hui prête pour les visites des journées du patrimoine

Vue de l’intérieur de la cave

La pause café

 

Travaux suite à l’effondrement de la toiture.

Un petit point sur l’avancée des travaux de reconstruction de la toiture suite à la catastrophe du mois d’avril.

A ce jour, la charpente a été entièrement refaite, la partie de couverture côté cour est pratiquement terminée, le côté route est démarré.

Vue du bâtiment côté cour
Vue du bâtiment côté cour
Vue de l’intérieur du bâtiment

Je tiens tout particulièrement à remercier les  bénévoles de l’ACP pour leur aide physique et les donateurs qui ont contribué à la reconstruction de la toiture, permettant ainsi la préservation du porche d’entrée.

Il va nous manquer quelques tuiles pour la fin du chantier. Si vous avez des restes de chantier et souhaitez faire un don, merci de contacter l’ACP sur son adresse mail: fbchateau.pugny@orange.fr

Le hameau de la Chagnaie

la chagnaie

 

La Chagnaie autrefois appelé La Chagnaye ou Chagnée en 1901 et 1906 est un hameau relativement récent, son occupation date de la fin du 19éme siècle. L’étymologie du nom de ce hameau vient du mot Chêne (en patois vendéen Chagnasse: petit bois de chênes)

Les premières personnes comptabilisées apparaissent au recensement de 1901.

Recensement La Chagnée
Nom Prénom Age ou date de naissance Lieu de naissance
1901 Vidal Jules Adolphe 21 décembre 1838  Pugny (le bois chanteloup)
Vidal Eglantine Justine Marie 1er décembre 1876  La chapelle Saint-Laurent (le rocher)
Vidal Sylvanie Angélina Marie 19 Juillet 1875  La chapelle Saint-Laurent (Monfumier)
Thibaudeau Thérèse 87
1906 Coulay Henri Lorent 6 Janvier 1868 Pugny (la forge)
Godrie épse Coulay Marie Célestine Léonie 3 Avril 1869 Pugny (la guibaudière)
Coulay Rachel Angeline 31 Août 1897 Pugny (la gibaudière)
Gautreau Marie Louise Virginie 1er Décembre 1861 Pugny (bourg)
En 1901, Jules VIDAL est cultivateur, c’est le chef de famille. Ses deux filles Marie et Angeline sont couturières. Thérèse THIBAUDEAU est recensée comme chef de famille.
En 1906, Henry Lorent COULAY, cultivateur est le chef de famille il est recensé avec sa femme et sa fille. Marie GAUTREAU est également désignée comme chef de famille.

La Chagnaie vue aérienne

le hameau du Gâts

Le Gats

Le nom de ce hameau « le Gâts » aussi nommé le Gas ou encore le Gast tirerait son nom de l’ancien français et signifierait : Terre ou pays ravagé, terre inculte, solitude, pays désert.

On le retrouve déjà représenté sur le cadastre napoléonien au début des années 1800:

Le Gas

Le dépouillement des recensements de 1872 à 1906 par Christian BOCHE nous permet de constater que ce hameau a été occupé durant toute cette période par la seule famille Guéret.

En 1872 le hameau est habité par Pierre GUERET né le 6 août 1814 à Chanteloup ,  sa femme Marie Elisabeth ROBIN née  le 23 septembre 1819 également à Chanteloup ou ils se sont mariés le 19 février 1838.

Vivent avec eux leurs fils ; François Delphin né le 18 Août 1838 à Chanteloup, Joseph Isidore né le 29 septembre 1846 à la Chapelle Saint-Laurent,  Jules Alfred né le 1er juillet 1852 à la Chapelle Saint-Laurent , et Henry Isidore né le 16 décembre 1855 également à la Chapelle Saint-Laurent.

Au moment de ce recensement, vivent également avec eux leur fille Marie Louise  GUERET épouse VIDAL née le 13 septembre 1849 à la Chapelle Saint-Laurent et sa fille Marie VIDAL née en 1870.

En 1886, Jules Alfred GUERET est devenu le chef de famille, il vit avec son épouse Marie Françoise née BIRONNEAU, née le  21 janvier 1956 à Chanteloup.

Son père Pierre, âgé de 72 ans  vit encore dans le hameau.

Jules Alfred et Marie Françoise ont 3 filles sous leur toit : Marie Elisabeth née  à Pugny le 19 octobre 1880,   Marie Fridoline née le 17 Mars 1882 à Pugny et Marie Octavie Juliette  née également à Pugny le 18 avril 1885.

Ce recensement fait également état de la présence dans le hameau  d’Henry Isidore, frère de Jules Alfred, ainsi que de COGNY Fréderic, âgé de 20 ans et de ROBIN Pauline âgée de 19 ans.

Au recensement de 1891, on retrouve Jules Alfred et son épouse, son père Pierre âgé de 77 ans, leur fille Elisabeth. Marie Octavie Juliette  et Marie Fridoline sont décédées toutes deux à Pugny en 1886 la première le 19 juillet et la seconde le 31 juillet .

2 autres filles sont avec eux Marie Françoise née à Pugny le 30 Avril 1887 et Marie Radégonde  née également à Pugny le 31 Août 1889.

En 1901, le hameau est habité par les mêmes personnes qu’en 1891, moins Pierre GUERET qui est décédé le 17 février 1900. La famille s’est agrandie d’une fille Juliette Marguerite Marie née le 2 novembre 1897 à Pugny. Un nommé Gustave TERRY, âgé de 29 ans, domestique, est également présent .

Enfin au recensement de 1906 on retrouve les mêmes habitants qu’en 1901 sauf Gustave TERRY qui est remplacé par un dénommé GOURMAUD Narcisse Louis  né le 29 septembre  1879 à La Ronde.

Le Gâts

Préparation des journées du patrimoine

Depuis une quinzaine de jours, 2 bénévoles : Caramel et vanille, ont rejoint Noisette et sont au travail pour débroussailler les endroits peu accessibles. Encadrées par Gilles BOISSONNEAU , elles fournissent un travail remarquable en préparation des journées du patrimoine.

Vanille
caramel

Ce matin une équipe des amis du château les ont rejoint pour les aider dans leur travail.Un grand merci aux bénévoles pour leur soutien.

IMPACT DES GUERRES DE VENDÉE SUR LA DÉMOGRAPHIE DE PUGNY ET DES ENVIRONS

L’évaluation des victimes des guerres de Vendée est un sujet sensible qui a donné lieu à des estimations incroyablement diverses qui vont de 120 000 à 600 000 morts et disparus.

Paru en 2007, le livre de l’historien démographe Jacques Hussenet « Détruisez la Vendée » est devenu la référence dans ce domaine. Il établit la fourchette ci-dessous (hors soldats de l’armée républicaine) soit des chiffres représentant de 20 à 25% de la population de la Vendée militaire de 1791 (735 communes).

Tableau des victimes des guerres de Vendée par département

Le livre de Jacques Hussenet fournit également des données chiffrées pour chaque commune qui permettent d’avoir une vision locale assez précise de l’impact de la guerre.

Mais on imagine difficilement aujourd’hui ce qu’a subi la population des alentours de Pugny de 1792 à 1795. C’est pourquoi, pour illustrer clairement les conséquences de cette période terrible, nous allons établir la comparaison entre l’évolution de la population de Pugny et ses environs de 1793 à 1821 avec un échantillon pratiquement équivalent de population de communes rurales du sud Deux Sèvres.

Les chiffres par communes proviennent de Wikipédia et sont issus de la base Cassini du laboratoire démographique de l’école des hautes études en sciences sociales (EHESS). Jacques Hussenet a préféré utiliser d’autres données provenant des archives départementales et notamment le recensement de 1791, estimant que celui de 1793 est biaisé puisque effectué alors que la révolte vendéenne battait déjà son plein. Il y a effectivement 641 habitants de plus sur l’échantillon nord en 1791 par rapport à 1793 (et 37 de moins pour Pugny). Nous sommes partis du principe que le risque d’erreur en 1793 était de même ampleur pour les communes du sud et celles du nord, et donc n’avait pas d’impact sur la comparaison. De plus, les chiffres de 1791 ne font qu’amplifier notre démonstration…

 

Jacques Hussenet et la couverture de son livre. Photos www.vendeensetchouans.com

 

 

 

 

 

 

Evolution de 1793 à 1821 de la population de Pugny et de 17 communes voisines. source Wikipedia Cassini-Ehess

On constate tout d’abord sur Pugny et ses environs une grande variété de chiffres d’une commune à l’autre. Il semble que le sud ouest de la zone,  soit La Chapelle Seguin et la Chapelle Saint Etienne,  ait été épargné et ait servi de refuge. Au nord, la commune de Bressuire a été complètement détruite et sa population  évacuée, d’où une chute très importante encore marquée trente ans après.

Courlay et Saint Jouin de Milly ont  subi également des pertes considérables, ces communes étant au bord de la zone nord ouest des Deux-Sèvres (Cerizay, Mauléon…) qui a subi le plus de combats et de massacres.

Pugny fait partie de l’angle sud-est de la Vendée militaire. On peut voir que c’est la commune de sa zone qui a subit les plus grandes pertes devant Clessé et Neuvy-Bouin. 30 ans après, Pugny, qui avait pratiquement été totalement détruite, accuse une baisse d’encore 16% de sa population. Pugny ne s’est jamais complètement relevée de ses ruines et de la destruction du pôle d’attraction local qu’était le château. Enfin, il est à noter que la zone de Pugny et des alentours est dans la moyenne des pertes constatées par Jacques Hussenet sur l’ensemble de la Vendée militaire. Il y aura fallu plus de 30 ans pour retrouver la population initiale.

Evolution de 1793 à 1821 de la population d’un échantillon de 12 communes rurales du sud Deux Sèvres.

Sur la zone sud, on constate comme au nord une grande variété de chiffres d’une commune à l’autre. Cependant la population moyenne évolue positivement  de 2% entre 1793 et 1800, 6% entre 1793 et 1806, et 17% entre 1793 et 1821, marquant un écart énorme et durable avec la zone de Pugny.

Ecart des évolutions comparées de 1793 à 1821 entre les environs de Pugny et l’échantillon de communes du sud Deux Sèvres

La comparaison des populations nord/sud fait donc ressortir une baisse d’environ 4000 personnes en 1800 pour Pugny et ses environs soit 25 % de la population de 1793. Ces 4000 « absents » se répartissent entre les victimes, le déficit de natalité et les réfugiés hors de la zone. Il est à noter qu’en 1800, soit 5 ans après la fin des principaux combats, la plupart des réfugiés étaient rentrés et la natalité était déjà repartie à la hausse.Sur ces bases,  il n’est donc pas déraisonnable,  d’évaluer les victimes de la guerre de Vendée pour les environs de Pugny dans une fourchette de 3000 à 4000 personnes.

On ne peut qu’être effrayé des effets très marqués qu’a eu cette saignée jusqu’à plusieurs décennies après la guerre. Il s’agit bien de la plus grande catastrophe connue pour tout le bocage bressuirais.

J-P Poignant

Le hameau de Montifault

Ce hameau  matérialisé par une seule habitation est déjà mentionné sur le cadastre napoléonien au début des années 1800 sous la dénomination MONTIFEAU

Extrait du cadastre napoléonien (AD 79)

Grâce aux recensements dépouillés par Christian BOCHE aux AD 79 nous savons que 2 familles distinctes ont occupé les lieux de 1872 à 1901.

En 1872 l’habitation était occupée par la famille VOYER composée de :

René VOYER , né vers 1817, journalier ; son épouse Rose, née SIMONNEAU et leurs 5 enfants : Louise 14 ans, François 11 ans, Alexandre 8 ans, Clémentine 6 ans et Célestine 2 ans.

Seule cette dernière est née à PUGNY au domicile de ses parents le 10 mars 1870.

Dans les recensements de 1886, 1891, 1901 et 1906 on trouve une famille GOURMAUD.

Cette famille était composée du père : Augustin né le 14 août 1828 à Courlay (La lande) cultivateur, de son épouse Victoire née PAPIN, née à Courlay (la touche guerry) le 30 juin 1832 et de leurs enfants :

  • Augustine  née le 28 août 1864 à Courlay que l’on retrouvera comme vivant avec ses parents  à Montifault dans les 4 recensements
  • Lucien né le 6 avril 1870 à La Chapelle Saint-Laurent (monfumier) cultivateur en 1891, figurant comme vivant avec ses parents uniquement sur le recensement de 1891
  • Auguste né le 18 décembre 1876 à Courlay, cultivateur en 1891, que l’on retrouvera également comme vivant avec ses parents dans les 4 recensements

Aujourd’hui le hameau de MONTIFAULT est à l’abandon depuis une soixantaine d’années

 

Vue aérienne actuelle du hameau

Les hameaux et villages de PUGNY

Carte de la commune située dans le bourg avec les lieux dits actuels

 

Faisant suite à l’article de Marie-jo BOISSONNEAU publié début Août qui recensait les villages de Pugny, nous allons à partir de ce mois de septembre pousser l’étude un peu plus loin et grâce aux recherches de Christian Boche sur les recensements de population entre 1872 et 1906, nous  allons associer les lieux dits avec les populations de l’époque qui les occupaient.

Nous débuterons cette étude avec le hameau de Montifault

Un grand merci à Christian pour son investissement, car les recensements renferment de très nombreuses erreurs que ce soit dans les prénoms des occupants des lieux ou dans leurs dates et lieux de naissance.

Journées du patrimoine 2018

Cette année encore les membres de l’ACP vous feront découvrir l’histoire du château de Pugny grâce à des visites guidées sur site.

Le site sera ouvert le samedi 15 et le dimanche 16 septembre 2018 de 14 à 18 heures.
Vous trouverez sur place une buvette et un petit snack.

Ces visites retracent l’histoire du château des origines à nos jours, prévoir 1 heure 30 pour la visite qui vous fera faire le tour extérieur du château. (Pas de possibilité de visiter l’intérieur des ruines pour des raisons de sécurité).

Départ des visites toutes les 30 mn. Réservation préférable surtout pour la visite en anglais.

Affiche des JEP 2018

Un recours au conseil d’état du sieur PUICHAUD, propriétaire du château.

Dans  le Recueil des arrêts du Conseil d’État du 28 juillet 1899 on trouve page 548 dans la rubrique « cours d’eau non navigables » l’épilogue d’une requête de M PUICHAUD, alors propriétaire du château et des terres en dépendant.

En 1896, le sieur PUICHAUD  est assujetti aux taxes pour le recouvrement des frais des travaux de curage de la rivière l’Ouine, exécutés dans les communes de Largeasse et de Pugny.

L’Ouine séparant les communes de Pugny et Largeasse

Le recours de M PUICHAUD portait contre un arrêté du 5 mars 1897 par lequel le conseil de la préfecture des Deux-Sèvres a rejeté sa demande en décharge des dites taxes.

La réponse du conseil d’état est la suivante :

«  » » – Vu les lois des 12-20 août 1790 et 14 floréal an XI.

1- En ce qui concerne la légalité des arrêtés préfectoraux, en date du 27 septembre 1892, en exécution desquels ont été établies les taxes contestées:

Considérant que, si en l’absence de règlements anciens  et d’usages locaux, il n’appartient pas aux préfets de réglementer à titre permanent le curage des cours d’eau non navigables, ni flottables, ils peuvent néanmoins, en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par les lois des 12-20 août 1790 et 14 floréal an XI, prescrire par un arrêté spécial et temporaire le curage de ces cours d’eau toutes les fois qu’ils le jugent nécessaire, que c’est dans la limite de ses pouvoirs que les arrêtés dont s’agit ont été pris par le préfet du département des Deux-Sèvres, à l’effet de faire procéder du 1 er au 25 octobre 1892 au curage de la rivière de l’Ouine.

2- En ce qui concerne de 50 francs 50 ct afférente aux travaux exécutés au droit des parcelles 250 et 337 et des parcelles 33 et 34  (section C ) du plan cadastral de la commune de Largeasse;

Considérant  que l’arrêté du préfet ordonnait le curage à vieux fond et à vieux bords de la rivière l’Ouine  et qu’il résulte de l’instruction que les travaux exécutés au droit des parcelles dont s’agit n’ont eu pour but que de rétablir dans leur largeur et dans leur profondeur naturelles deux parties de ladite rivière, dont le sieur PUICHAUD avait opéré le redressement en donnant au lit nouveau une largeur moindre que celle de l’ancien, que dans ces circonstances, le requérant n’est pas fondé à se plaindre que les frais de ces travaux aient été mis à sa charge.

3- En ce qui concerne la taxe de 86 fr 50 afférente aux travaux exécutés au droit des parcelles N° 341, 362, 364 (section D) du plan cadastrale de la commune de Largeasse: – considérant qu’il résulte de l’instruction notamment du procès-verbal de récolement qui a été dressé les 17 septembre, 8,9,10 et 11 octobre 1894, que le sieur PUICHAUD n’avait pas exécuté au droit desdites parcelles le curage de l’Ouine dans le délai qui lui était imparti et n’avait fait procéder qu’à des opérations de faucardement au droit de la parcelle N° 341, que, si le sieur PUICHAUD contredit les énonciations du procès-verbal de récolement, il n’apporte à l’appui de ses allégations aucun commencement de preuve, et qu’en admettant qu’il n’ait pas été informé de l’époque des opérations du récolement, qui, cependant, ainsi qu’il résulte de la présence à ces opérations de divers propriétaires riverains ou de leurs représentants, ont reçu une certaine publicité, il n’est pas fondé à se prévaloir de cette circonstance pour contester l’exactitude de constatation auxquelles aucune disposition de loi ni de règlement ne prescrit de donner un caractère contradictoire, que, dès lors, c’est avec raison que sa demande en décharge des frais des travaux effectués au droit des parcelles dont s’agit a été rejeté par le conseil de préfecture.

4- En ce qui concerne la taxe de 141 fr 90 afférente aux travaux exécutés au droit des parcelles N° 41, 58, 59 et 82 (section E) du plan cadastral de la commune de Largeasse : Considérant qu’il résulte de l’instruction, notamment du plan des lieux, que le fossé ou canal bordant les parcelles dont s’agit n’est pas un simple fossé de clôture, servant uniquement à l’écoulement des eaux pluviales, mais un débouché auxiliaire de la rivière de l’Ouine, qu’ainsi il constitue une dépendance de ce cours d’eau et que c’est régulièrement que les travaux de curage nécessaires pour le rétablir dans sa largeur naturelle ont été exécutés; que, d’autre part, ces travaux ont été effectués dans les conditions prévus par l’arrêté préfectoral susmentionné; qu’il n’a notamment pas été abattu d’autres arbres que ceux qui pouvaient constituer un obstacle au libre écoulement des eaux et dont l’article 3 de l’arrêté préfectoral prescrivait l’enlèvement; que dès lors, le sieur PUICHAUD n’est pas fondé à demander décharge de la taxe afférente à ces travaux … (Rejet)

LAVAUD, viticulteur à PUGNY, une personnalité locale ?

En parcourant les journaux du début du 20 ème siècle, il n’est pas rare de tomber sur des articles concernant un certain LAVAUD viticulteur à PUGNY.

Ce dénommé LAVAUD vend des plants de vignes, ou est intermédiaire dans la vente d’une propriété de cent hectares en 1903.

Il est le rédacteur d’un article sur les campagnols dans le Poitou dans La Gazette du village : journal républicain, politique et agricole du 03 janvier 1904.

En 1907 il propose à la vente : des solanum commersonii      , des héliantis  , ou encore des carottes noires du Maroc.

En 1908 il reçoit le mérite agricole. 

Enfin on le retrouve en 1911 vendant des asperges.

Rien ne nous permet de dire que ces articles ne s’appliquent pas à plusieurs membres d’une même famille, mais il demeure que dans les divers recensements de Pugny, on ne trouve aucun Lavaud !! ni même dans les recensements des communes alentours.

Il s’avère qu’il s’agissait au travers des articles d’une famille de commerçants agricoles dont l’activité professionnelle se trouvait à PUGNY.

Quelqu’un a t il des informations sur cette famille LAVAUD de Pugny ?

merci de nous apporter vos lumières sur notre adresse mail:

fbchateau.pugny@orange.fr

 

 

La Gazette du village : journal républicain, politique et agricole du 04 janvier 1903

La Gazette du village : journal républicain, politique et agricole du 03 janvier 1904

La Gazette du village : journal républicain, politique et agricole du 06 janvier 1907

 

l’agriculture nouvelle du 5 septembre 1908
rubrique du mérite agricole
Lavaud, à Pugny

 

Une de l’intransigeant du 02 mai 1911
l’intransigeant 02 mai 1911

 

l’intransigeant 12 mai 1911

 

vente d’asperges