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Les travaux d’été de l’ACP

Cet été Francis et Eric, ont entrepris de débroussailler le dessus de l’ancienne tour nord est.

Cette tour date très vraisemblablement de la première fortification du château en 1474.

Autrefois haute de 7 étages, elle tomba doucement en ruine à partir de l’incendie du château à la révolution..

Au milieu du 20éme siècle il restait encore 5 étages comme on peut le voir sur cette photographieRasée pendant la seconde moitié du 20eme siècle il ne reste aujourd’hui que les fondations (caves).

Le dessus de la tour est aujourd’hui un amas de gravas ou la végétation à pris le dessus . De gros arbustes et des ronces le recouvrent.

la tour avant le débroussaillage

Francis et Eric procèdent depuis quelques weekend au nettoyage (enlèvement des gravats et débroussaillage) afin de retrouver le niveau du premier palier.

Francis débroussaillant le sommet de la tour

Ce nettoyage permet de retrouver l’emplacement du mur d’enceinte large de plus de 2 mètres, ainsi que l’emplacement de la base  des anciennes fenêtres.

Le nettoyage de la base des anciennes fenêtres
emplacement d’une ancienne fenêtre.
détail du carrelage recouvrant le sol.

 

 

Qui était cartouche ?

Cartouche n’est pas un mythe mais un personnage bien réel qui a vécu fin XVII eme- début XVIII eme siècle.

Louis Dominique Garthausen, dit Cartouche (mais également Bourguignon, Petit ou Lamarre), fils d’un ancien mercenaire allemand, est né en 1693 à Paris et mort le 28 novembre1721.

Le personnage de Cartouche, autour duquel sont venues, avant même son arrestation, se broder des légendes, souvent bienveillantes à son égard au point de faire de lui un héros, est évoqué dans différentes œuvres. Le film de Philippe de Broca sorti en 1962 avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinal lui ouvre la porte du grand public.

Brigand puis un chef de bande ayant surtout sévi à Paris, durant la Régence de Philippe d’Orléans, il est arrêté et condamné à mort. Il meurt roué de coups en Place de Grève, à l’âge de 28 ans

Dès son plus jeune âge,  « cartouche » se livre à de menus larcins. Pour éviter d’être interner par son père très pointilleux sur l’honnêteté , il quitte le domicile parental à 11 ans.

Recueilli par une bande de tziganes qui lui enseignent tours de cartes,  et technique des petits larcins, il vole  et s’entraîne à l’épée.  Ses petits « exploits » le rendent localement célèbre.

Lors de son retour à Paris, il prend alors la tête d’une centaine de bandits, hommes et femmes, qui commettent quotidiennement des vols et des assassinats dans la capitale.

Trahi, il sera arrêté et exécuté.

Cartouche

Cartouche

Les travaux préparatoires au spectacle qui aura lieu dans l’enceinte du château avancent à grands pas.

Pour mémoire le spectacle aura lieu le samedi 26 Août 2017 à 20H30, vous pouvez d’ores et déjà réserver vos places à la mairie de Pugny : (tel : 05.49.72.72.35) ou auprès de l’office de tourisme de Bressuire (tel: 05.49.65.10.27)

flyer du spectacle

Au feu !!!

A ce jour nous connaissons trois incendies majeurs qui ont eu lieu au château.

Le premier bien sur est l’incendie du bâtiment principal, du pigeonnier et des écuries le 25 Août 1792, par les Gardes Nationaux, qui , en chemin pour défendre BRESSUIRE, s’étaient arrêtés à PUGNY,  à l’instigation du maire de POUZAUGES : JOSSE, et s’étaient mis à piller et saccager le château pour finir par l’incendier.

le second a eu lieu en octobre 1881 on sait qu’il est d’ampleur mais on ne connait pas les destructions qu’il a engendrées.

Enfin le troisième à eu lieu le 20 octobre 1897. On en trouve mention dans le journal : Le patriote de la Vendée du 4 novembre 1897:

«  »Le 20 octobre le feu a détruit la toiture d’un four appartenant à M TREUTEL, propriétaire à SERIGNE. Les pertes s’élèvent à environ 300 francs »

Il s’agit de la toiture de l’ancienne tour des fours à pains aujourd’hui disparue.

Le boisselier fendeur de Pugny

Une photographie tirée du journal le « Petit Courrier », édition de Parthenay, des années 1940, nous est parvenue, nous la publions avec l’autorisation de Mr Jacques Dieumegard, de Pompaire.

Cette photo accompagnait un article rédigé par Maurice POIGNAT sur le boisselier fendeur installé dans le bourg de Pugny.  Elle  va rejoindre la galerie photo du site.

Joseph DIEUMEGARD et son fils devant leur atelier à Pugny
Article de Maurice POIGNAT

Travaux préparatoires pour le spectacle du mois d’Août

Ce samedi sous la direction du maire de Pugny les travaux de terrassement pour matérialiser les scènes de spectacles et les gradins pour le public ont été réalisés.

La journée en quelques clichés :

le futur emplacement des scènes
Le futur emplacement des gradins.
Dés le petit matin , début du chantier.
Préparation de la scène des musiciens
L’équipe réalisant la scène principale.
La pause café
Le terrassement des gradins
Mise à niveau de la scène musicien
Échange de point de vue.
Terrassement des gradins
Vérification de la taille des espaliers.
l’architecte de 1557 avait eu la bonne idée de faire un porche large !!!
Le terrassement des scènes terminé.
Le terrassement des gradins terminé.
Vue d’ensemble du chantier terminé

Deuxièmes journées généalogiques et historiques

Ce samedi 1er avril se sont déroulées au château les deuxièmes journées généalogiques et historiques.

Ces journées ont pour but,  pour les membres de l’ A.C.P de faire le point sur les travaux et recherches en cours. C’est également l’occasion de partager photos et témoignages sur les anciens habitants du château.

Cette année, nous avions convié le président et quelques membres du souvenir vendéen   http://souvenirvendeen.org/

ainsi que les blogueurs des sites  http://shenandoahdavis.canalblog.com/ 

et  http://chemins-secrets.eklablog.com/

L’après midi a été riche en échange d’informations.

journées généalogiques 1
journées généalogiques 2

L’énigme des seigneurs de Pugny à Airvault

Depuis le début de mes recherches sur les différents propriétaires du château , j’ai rencontré des seigneurs de Pugny qui n’avaient aucun lien avec Pugny ou son château. En fait ces seigneurs dit « de Pugny » semblaient résider à Airvault (entre Parthenay et Thouars).

En lisant l’ouvrage Recherches sur Airvau, son château et son abbaye / par M. H. Beauchet-Filleau, j’ai réalisé que pendant près d’un siècle un hôtel noble (Pouvant être assimilé à un hôtel particulier, un hôtel noble est un logis occupé par un noble « ou qui s’en donne l’allure » . Cette expression dès le moyen age est utilisée en ville comme en campagne) sis au chef lieu du marquisat d’Airvau était propriété des seigneurs de Pugny , la famille APPELVOISIN.

L’hôtel noble ne fut plus propriété des seigneurs de Pugny dès 1480 mais ses propriétaires suivant gardèrent le titre de seigneurs de Pugny jusqu’au moins en 1743.

Voici ce qu’en dit M. H. Beauchet-Filleau, page 89 de son ouvrage :

«  » »XXXI : PUGNY (Hôtel noble de )

La juridiction de cette seigneurie s’étendait sur les paroisses d’Airvau, d’Availles et de Soulièvres. Cet hôtel noble appartint environ un siècle aux APPELVOISIN, dans la famille desquels il était entré vers 1370, par le mariage de Jean avec héliotte de COLOIGNE, fille et unique héritière de Geoffroy, alias Hugues de COLOIGNE, seigneur de Pugny, et elle en sortit en 1480, par le mariage d’Anne d’APPELVOISIN avec Léon de Sainte-Maure, des seigneurs de MONTAUZIER.

En 1545 Geoffroy de NUCHEZE, en était seigneur, et composait le 14 septembre, avec le baron d’Airvau pour le rachat de son fief. Puis , après une lacune de près d’un siècle, nous le voyons en 1630, entre les mains de Louis SOCHET, écuyer, seigneur de Villebouin; et enfin, en 1743 François-Henri de LOMERON, écuyer, se dit seigneur de Pugny, comme fils et héritier de feu Louis de LOMERON,chevalier, qui l’avait possédé comme époux de Marie SOCHET, fille de feu Julien SOCHET, chevalier, seigneur de Villebouin.

Nous ferons remarqué qu’il y avait deux fiefs du nom de Pugny, l’un desquels était situé paroisse de Pugny, et l’autre dit Pugny en Airvau, consistait probablement en un hôtel noble, sis au chef lieu du marquisat. Après avoir été réunis dans une même main pendant de longues années, ils furent séparés par vente ou autrement. La terre de Pugny resta aux Sainte-Maure et elle relevait de Thouars. Nous avons vu quels furent les seigneurs de l’hôtel noble. «  » »

Malgré les recherches entreprises par Christian BOCHE sur Airvault , nous n’avons pas retrouvé à ce jour, de trace physique de cet hôtel noble ou des seigneurs de Pugny en Airvau.

Quelques informations sur Joseph-Antoine Marché-Duvignaud

Ce mois ci nous publions les travaux de Christian BOCHE sur Joseph-Antoine Marché-Duvignaud, l’acquéreur du château de Pugny lors de la vente des biens nationaux le 5 avril 1798.

Le même Marché-Duvignaud sera nommé maire de pugny et exercera ces fonctions entre 1801 et 1803.

«  » »Après une visite aux Archives Départementales avec Aminatou et Eric Bonneau où Eric a découvert que l’acheteur du château et d’une partie des terres de Pugny ayant appartenu à la famille de Mauroy et vendu comme biens nationaux à la révolution s’appelait Marché-Duvignaud domicilié à Mauzé.

Après avoir cherché dans les actes paroissiaux de Mauzé-Thouarsais (à cause de la relative proximité avec Pugny) sans résultat, la recherche s’est orientée vers Mauzé sur le Mignon sans plus de résultat.

Etant donné le montant des achats de Joseph-Antoine Marché-Duvignaud, nous avons d’abord pensé à de riches marchands, la recherche s’est orientée vers Niort où la découverte d’un acte de décès à la guerre d’Ambroise Duvignaux, le propre fils de J-A. Marché-Duvignaud où on arrivait à déchiffrer l’adresse de naissance à Mauzé, ce ne pouvait être que Mauzé sur le Mignon. Les Marché-Duvignaud (ou Duvigneau) étaient des marchands bouchers originaires de la Mothe St Héray.

Le sieur Marché-Duvigneau, marchand, bourgeois, cultivateur suivant les actes étant en fait le fils de Joseph, marchand gantier et de Marie-Elisabeth Bourdon issue d’une famille où figurent bon nombre de notaires et autres marchands. Son beau-père Sinteray (ou Saintray) était marchand à St Jean de Monts lors du mariage de sa fille.

Maurice Poignat dans une de ses publications (Le pays thouarsais) mentionne « Le citoyen Duvignaud, de Mauzé-Thouarsais, avait profité de la mise en vente de biens nationaux sur la commune de Rigné pour s’enrichir à bon compte… ».  Ayant reçu des menaces, il serait allé en informer la maréchaussée.

Comme nous, M. Poignat avait lu Mauzé et avait pensé Mauzé-Thouarsais qui jouxte Rigné.

Il peut être possible qu’il y ait eu d’autres achats de biens nationaux réalisés par J-A. Marché-Duvigneau adossé à la famille Bourdon dont nous tentons de rechercher la descendance.

Famille et relations de Joseph-Antoine Marché-Duvigneau
Bourdon Pierre Antoine épx Godineau Marie : Notaire royal Procureur à Benon
Pillot Jacob épx Bourdon Marie Elisabeth : Notaire à Benon
Bonneau Jean-Gabriel épx Bourdon Louise : Conseiller du roy – Rapporteur du point d’honneur
Bourdon Louis épx Poussard Jeanne : Notaire royal – Maire de la Chapelle Seguin
Bourdon Pierre-Benjamin épx Marché-Duvigneau Elisabeth : Notaire royal – Contrôleur des actes à Mauzé/Mignon
Bourdon Louis-François épx Siméon de la Barre M. Rose : Notaire à la Chapelle Seguin et maire adjoint
Dupouet Pierre épx Bourdon Françoise : Notaire – Maire de Mouilleron en Pareds
Ecot Joseph parrain de Bourdon Joseph Marie : Notaire à Secondigny
Gaudineau Pierre parrain de Bourdon Pierre Antoine : Notaire – Procureur au comté de Benon
Simonot Henry beau-père de Bourdon Pierre Benjamin : Notaire – Contrôleur des actes à Mauzé/Mignon
Daniel Pontardant beau-père de Bourdon Jean : Notaire – Procureur à Benon
Fraigneau Pierre témoin au mariage de Bourdon Elisabeth et Bonneau J-Gabriel : Notaire
Savoyau Jacques Louis témoin au mariage de Bourdon Elisabeth et Bonneau J-Gabriel : Trésorier de France au bureau des Finances à Poitiers
Martin François Alexis : Orfèvre – Agent de change – Courtier en marchandises
Bourdon Jean épx Pontardant Elisabeth : Chirurgien
Bourdon Louis-Jean épx Tonnet Marie : Médecin
Bourdon Daniel épx Sapin Marie : Marchand
Bourdon Antoine épx Burjeau Jeanne : Marchand
Bourdon Louis épx Rouzeau Louise : Marchand
Rousseau Jean épx Bourdon Marie : Marchand
Bourdon Louis épx Roulleau Louise : Marchand
Marché-Duvigneau Joseph épx Bourdon M-Elisabeth : Marchand gantier
Bernard Jacques épx Bourdon Louise : Marchand
Bernard François beau-père de Bourdon Louise : Marchand
Marché-Duvigneau Joseph épx Saintray Ursule : Marchand – Bourgeois – Cultivateur
Saintray Louis beau-père de Marché-Duvigneau Joseph : Marchand à St Jean de Monts
Rousseau Jean épx Bourdon Marie : Marchand
Rousseau Pierre-Henry père de Jean : Marchand
Marcollay Louis épx Bourdon Louise : Propriétaire
Marcollay Pierre Jacques père de Louis : Propriétaire

Merci à Christian pour sa pugnacité qui nous a permis d’en savoir un peu plus sur le premier acquéreur non noble du château.

Un épisode post révolutionnaire

Jean Philippe POIGNANT nous propose de nous pencher sur un épisode historique post révolutionnaire : l’indemnisation par l’état en 1826 des biens des nobles émigrés vendus comme biens nationaux à la révolution (milliard des émigrés),  au travers  d’une attestation remise par Antoine HUZE , ancien régisseur du château de Pugny,le 18 Novembre 1797, au citoyen Louis BICHOT, ancien palefrenier au château

Lettre du régisseur Huzé du château de Pugny

28 brumaire an 6 (18 novembre 1797) Archives départementales du Maine et Loire à Angers

archives privées classées 378 J

lettre originale HUZE

Retranscription

Je soussigné ci-devant régisseur de la terre de Pugny, certifie qu’à l’époque du mois d’avril 1792 (vieux style), que la dite terre fut séquestrée et que ma régie cessa , il était dû au citoyen Louis Bichot par M. Mauroy, alors propriétaire d’icelle dite terre, la somme de 216 livres pour trois années de gages en qualité de palefrenier au susdit lieu, en foi de quoi j’ai au dit Bichot, lui co-requérant, délivré le présent, pour lui valoir et servir ce qu’il appartiendra.

A Bressuire le 28 brumaire an 6 de la République une et indivisible.

Signé à l’original Huzé

Pour copie conforme Pour le maire de la Chapelle Saint Laurent Hérault

Interprétation :

C’est une copie de 1826 d’une attestation du 28 brumaire an 6 (18 novembre 1797), de Huzé, ancien régisseur du marquis de Mauroy et du château de Pugny. Elle doit servir à Louis Bichot, ancien palefrenier du château, comme certificat de créance  pour une valeur de 216 livres.                                                                                                                                                 Cette attestation de créance était peut-être à produire sur le montant  des prochaines ventes  aux enchères des biens saisis du Marquis de Mauroy. Il est à noter que les ventes de biens nationaux  du domaine de Mauroy ont été effectués le  22 vendémiaire an 6 (13 octobre 1797), les 4 et 24 germinal an 6 (24 mars et  13 avril 1798).

Ces ventes ont été effectuées en exécution des arrêtés des administrateurs départementaux  des 5 vendémiaire, 17 et 25 ventôse an 6 (26 septembre 1797, 7 et 15 mars 1798).

Commentaires

  1. Cette attestation est mentionnée dans une des lettres de Catherine de Mauroy-La Rochefoucault à Marie Louise Savin née Poignant, de Pugny, publiées par Florentin et Casimir Puichaud vers 1880.

«  » »Paris, rue de Babylone, faubourg Saint-Germain le 29 octobre 1826.

J’ai reçu, ma chère Lisette, en arrivant du midi, ta lettre en réponse à celle que je t’avais écrite pendant notre voyage…… Pendant mon absence il m’est venu plusieurs lettres du Poitou… Une autre est du maire de la Chapelle-S’-Laurent, M. Hérault, qui m’écrit que la nommée Bichot a trouvé parmi les haillons de la misère que lui avait laissés son mari, décédé depuis quelques mois, un certificat donné par le sr Huzé régisseur à Pugny, daté de Bressuire le 28 brumaire an VI, qu’il était dû au citoyen Louis Bichot par M. de Mauroy la somme de 260 livres pour trois années de gages en qualité de palefrenier du dit lieu. Ce maire m’écrit très honnêtement et me marque qu’il a engagé cette veuve à ne point mettre opposition à mon indemnité, il me prie de lui répondre pour qu’il puisse prouver à cette femme qu’il a fait ce qu’elle désirait. Je ne compte pas lui écrire parce que je ne veux pas qu’on fasse des armes contre moi. M. Huzé a donné tout ce qu’il a voulu. Je le connaissais, c’est tout dire. Mais comment se fait-il que pendant les six mois que j’ai été à Pugny ces personnes ne se soient pas présentées?

Une de Vidal (maire de Pugny) au nom, dit-il, de plusieurs habitants de sa commune qui ont travaillé au château, soit en qualité d’ouvriers , soit comme domestiques, qui lui ont dit qu’au moment de l’émigration des sommes assez fortes leur étaient dues par mon père, que me connaissant ils ne doutaient pas que je croyais que tout avait été soldé par M. Huzé, mais qu’il n’en était rien, que ces braves gens n’avaient jamais rien reçu, que tout ce monde était dans la misère, mais que cet état allait cesser connaissant mon cœur, etc Tout cela me parait bien extraordinaire. Premièrement parce que malheureusement tous nos valets de peine ont péri les armes à la main et qu’il n’y en avait que deux d’existants lorsque j’ai été à Pugny lesquels ne m’ont rien réclamé. Il n’y a rien de si facile que de demander, mais il faut savoir si l’on a droit. J’ai peu de confiance dans la validité de toutes ces demandes. J’avais connaissance de la créance de madame de Puiberneau. Ce n’est point sur le certificat du sieur Huzé que j’ai payé, ni sur le billet de mon père qu’on n’a pu me représenter; mais j’avais connaissance du placement et voilà pourquoi j’ai remboursé; mais je n’ai donné que la somme dont j’avais connaissance. Je ne compte point écouter des réclamations qui ne sont point appuyées sur des pièces légales. …

2. Le contexte de la copie de cette attestation est l’indemnisation par l’état en 1826 des biens des nobles émigrés vendus comme biens nationaux à la révolution (milliard des émigrés) . Les créanciers de ces nobles émigrés ont alors voulu récupérer leurs fonds, et Catherine de Mauroy –La Roche Foucault  s’étonne de l’apparition subite de ces attestations, alors que lors d’un déplacement de 6 mois à Pugny, personne ne s’était manifesté.

Il n’est pas impossible que la veuve Bichot a essayé en 1826 de se faire régler une créance qui avait déjà été réglée en 1798 à son mari suite à la vente des biens confisqués au De Mauroy