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1794-1795 Le camp républicain de Largeasse

Contexte de l’installation du camp de Largeasse : de la restauration des autorités républicaines à l’automne 1793 au sursaut vendéen de l’été 1794. 

Après la défaite de la grande armée vendéenne le 17 octobre 1793 à Cholet et son passage au nord de la Loire (virée de galerne) où elle sera pratiquement détruite fin décembre, les autorités républicaines ont été reconstituées en novembre dans le bressuirais.

La population, traumatisée par les destructions causées  par les armées bleues lors de leurs mouvements en octobre (dont les dépendances et des métairies du château de Pugny), n’aspire alors  qu’à la paix et à panser ses blessures.

Mais les autorités civiles et militaires républicaines firent le choix d’une répression à grande échelle. Plusieurs centaines de personnes, suspectées d’être partisans ou sympathisants de l’insurrection vendéenne furent arrêtées lors de rafles qui eurent lieu en décembre 1793. Dans ce cadre, des habitants de Pugny furent envoyés à Saumur pour y être exécutés. D’autres furent jetés dans les cachots du donjon de Niort. Beaucoup de ceux qui ne furent pas guillotinés y périrent du fait des épouvantables conditions sanitaires.

Puis en janvier 1794, le général en chef Turreau lança sur la Vendée désemparée ses colonnes infernales qui commirent d’innombrables crimes et tuèrent sur l’ensemble de la Vendée militaire des dizaines de milliers d’innocents sans défense. Cette politique répressive fut un échec pour les républicains. Dès la fin de janvier 1794, des bandes vendéennes se reconstituèrent.

A Courlay, le 6 février, elles attaquèrent et prirent un convoi de charrettes chargées des pillages des colonnes infernales escorté par des gardes nationaux de Moncoutant, dont plusieurs furent tués. Bressuire est évacuée par les républicains le 8 février.  Le même jour, Cholet est attaquée par les vendéens et le général républicain Moulin préfère se suicider plutôt que d’être fait prisonnier. Alors que les exactions des armées bleues continuent pendant des semaines, c’est le 18 avril à Boismé tout un détachement de plusieurs centaines de soldats républicains qui est mis en pièces.

Suite à une longue série d’échecs, Turreau est démis de ses fonctions en mai 1794. Une stratégie d’encerclement de la zone Vendéenne insurgée par des camps retranchés est alors mise en place, comme le village d’Astérix entouré de camps romains.

Construction du camp de Largeasse :  juillet – août 1794

Les incursions vendéennes sur l’Absie début juillet 1794 rendent indispensable la construction d’un camp intermédiaire entre celui d’Antigny près de la Châtaigneraie  et celui de Chiché près de Bressuire.

Il semble que l’emplacement de ce camp devait se situer tout d’abord près de Moncoutant. Mais le risque d’encerclement était trop grand, d’où le choix de Largeasse, qui permettait si nécessaire une retraite vers Parthenay.

La construction débute fin juillet ou début août 1794. La première mention du camp dans un document officiel est dans un courrier du général Vimeux du 29 juillet (Guerre des Vendéens et des chouans, Savary, 1825, Tome 4, page 47). L’emplacement est sur une hauteur à 1.5km au sud du bourg de Largeasse, sur la route de Vernoux, au carrefour de l’ancienne route de l’Absie à Parthenay.

Mi-septembre, le camp est inspecté par le nouveau général en chef Thomas Alexandre Dumas(1762-1806), père de l’auteur des “3 mousquetaires”. Il juge la position “en l’air et mauvaise” (Savary, page 116) et ordonne de faire fortifier le camp par le général Macors.

Général Thomas Alexandre Dumas Image wikipedia

Le rectangle est enrichi de saillants à la Vauban et entouré d’un fossé de 2.50m de profondeur avec une levée de terre  de 2, 50m également (Description du camp par Elie Auriault, bulletin société d’histoire de Parthenay 1960). On distingue encore sur quelques haies les restes de cette levée. Il est très probable que les hommes de la population locale subirent des réquisitions pour la construction. Des raids d’approvisionnements ont également du se dérouler, poussant la population de Pugny à se réfugier à Mauléon ou Courlay fin septembre. (Acte de baptême Savin du 1er octobre, AD 79 Mauléon ; acte de sépulture Drillaud du 7 octobre,  archives paroissiales de Courlay). De nombreux restes de parties métalliques de charrettes, vestiges des pillages du voisinage, ont été trouvées dans un des champs proche du camp.

Superposition nord -sud du camp de Largeasse

On sait que le 22 septembre 1794, la garnison affectée était le 2ème bataillon de la Marne avec un effectif de 871 hommes.(AD 85 en ligne, référence SHD B 5/120-4.)

Les combats autour du camp : octobre 1794

Des combats autour du camp eurent lieu en octobre 1794. Dans les mémoires de Pierre Devaud, soldat vendéen de l’armée de Stofflet,  une mention est faite du regroupement de troupes à Courlay pour l’attaquer. (page 64,  édition de 1882 sur Gallica).

Le 20 octobre, selon encore Savary (page 152) :

“Un détachement du camp a soutenu une fusillade de plus d’une heure contre 500 brigands dont 40 ont été tués et un grand nombre blessé. Un prêtre s’est trouvé parmi les morts. Ce succès a valu la prise de deux caisses de tambours, des selles, des bottes, 15 fusils, etc… Luneau et Baudu, chefs pris sans armes, ont été faits prisonniers. Nous avons perdu 7 hommes et 6 blessés, dont 2 à mort.”

Extrait Combat de Largeasse du 20 octobre 1794. (AD 85 Archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense (Vincennes) SHD B 5/10-73, vue 8/14)

Près de l’entrée du camp se situe un champ dénommé “du poteau”. où il semble que des exécutions ont eu lieu. A cette même période une partie du bourg de Pugny a été détruite probablement en représailles (formulaires de demande d’aide à la construction de 1811 AD 79 ref 1 M 600 et 606)  .

La fin du camp : mars 1795

Malgré ces combats, le camp n’arrêta pas les incursions vendéennes vers le sud. Durant l’hiver 1794-1795, les autorités républicaines, voyant qu’elles ne viendraient jamais à bout de la révolte vendéenne, entamèrent des négociations de paix avec Charette et Stofflet qui aboutirent aux traités de la Jaunaye et de Saint Florent le vieil (février et mai 1795).

Il semble que c’est dès le début de cette période de pacification que  le camp de Largeasse fut abandonné. Selon le « Journal de Louis Thomas” , paysan de la Chapelle Bertrand (Bulletin de la Société historique de Parthenay, transcription par Albéric Verdon, 2008,  page 22 ) :

“Le camp cessa d’exister le 28 mars 1795. Il dura environ neuf mois. Sitôt que la patrie (troupes républicaines) cessa d’être au camp, les brigands aristocrates y furent mettre le feu … tout le monde d’alentour en fut joyeux”. 

Ainsi se termine la présence d’une garnison républicaine au cœur de la Gâtine. Après 2 ans d’une guerre effroyable, le pouvoir républicain accordait aux insurgés vendéens la liberté religieuse, ce qui était pour eux une grande victoire. Même si la région connut des troubles pendant encore 5 ans avec d’épisodiques flambées de violence,   la première guerre de Vendée, la plus terrible, était terminée. Restait à la population à panser ses plaies, faire le deuil de ses morts et reconstruire, ce qui lui prit au moins 15 ans.

J-P Poignant

En complément :

Diverses évocations historiques du camp de Largeasse

Description de l’effectif du camp le 22 septembre 1794

Extraits mentionnant le camp de Largeasse du livre de Savary (1824)

Cartes du camp

Extrait bulletin société historique de Parthenay par Elie Auriault (1960)

Merci à Bernadette Boureau et Richard Lueil  qui m’ont procuré énormément d’informations pour cet article.

J’ai notamment utilisé les éléments de Richard sur le camp de  Largeasse publiés sur son blog « Chemins secrets ». C’est à lui que revient le mérite d’avoir fait sortir le camp de l’oubli sur internet.

http://chemins-secrets.eklablog.com/le-camp-de-largeasse-a105997552

http://chemins-secrets.eklablog.com/complements-sur-le-camp-de-largeasse-a130875894

http://chemins-secrets.eklablog.com/le-choc-de-largeasse-a130382128

 

Pierre Sans-culotte et Marie Antoinette, bébés des guerres de Vendée.

En septembre et octobre 1794, alors que notre bocage connaissait la période la plus sombre de son histoire,  sont nés à quelques jours d’intervalle deux bébés de familles en exil de Moncoutant et de Pugny.  A une autre époque, ils auraient pu jouer ensemble dans la même cour d’école, mais leurs prénoms auraient rapidement mis en évidence les haines de la guerre civile qui a opposé leurs parents.

Pierre Sans-culotte Puichaud

Le 22 septembre 1794 à François,  commune à 15km à l’est de Niort, est né Pierre Louis Sans-culotte Puichaud, fils de Pierre Louis Puichaud et de Rénée Louise Colombe Girard.

Voici la transcription de l’acte de naissance :

Le 1er vendémaire ou 22 septembre vieux style 1794, l’an troisième de la république française, par devant nous Jacques Pierre Cassin officier public nommé pour recevoir dans cette commune les déclarations de naissance, a comparu Pierre Louis Puichaud, fermier, demeurant Availles en cette commune, lequel assisté de Pierre Dominique Taffoiraud, teinturier, demeurant au dit lieu d’Availles agé de 28 ans et de Françoise Soullier âgée de 39 ans a déclaré que Renée Louise Colombe Girard sa femme a accouché dans cette commune aujourd’hui sur les deux heures après minuit d’un garçon qui a été apporté au présent lieu auquel il a été imposé le prénom de Pierre Louis Sans-culotte Puichaud. De laquelle déclaration il a été requis et donné acte et ont les déclarants et témoins signés sauf ceux qui ont déclaré ne savoir signer. 

Signatures : Pierre Louis Puichaud-Girard et Cassin officier public

Extrait de l’acte de naissance qui mentionne “a été imposé le nom de Pierre louis Sans-culotte”. AD 79 François Naissances An 2 – an 10. Vue 10/61

Le père de l’enfant est un riche bourgeois républicain de Moncoutant et grand acquéreur de biens nationaux. Il est alors réfugié avec sa famille ( 3 jeunes enfants) dans la région niortaise après s’être enfui du bocage où sa vie était menacée par les bandes vendéennes. La mère du bébé, Renée Louise Colombe Girard,  est la sœur du notaire de Clazay Jean Clair Girard, ardent républicain qui lors de son décès en 1818 n’aura que difficilement un prêtre pour procéder à ses obsèques. Le cadre de l’exil du couple Puichaud est confortable, puisque le village d’Availles où naît le bébé est un château situé sur les bords de la Sèvre.

Le premier témoin est également un refugié du bocage. Dominique Taffoireau, teinturier, est le neveu du notaire de Moncoutant François Beliard.

Plan du château d’Availles à François. Extrait du cadastre de 1830. AD 79
Signature de Pierre Louis Puichaud-Girard sur l’acte de naissance de son fils. AD79 François Naissances An 2 – an 10. Vue 10/61

La mère du jeune Pierre Sans-culotte mourra des suites de l’accouchement le 30 septembre 1794. Il est à noter que l’on trouve comme signataire de l’acte de décès un autre réfugié du bocage :

  • Alexis Cottenceau (1759-1814), commerçant  originaire de Largeasse,  alors cultivateur réfugié à Cherveux, frère de Dominique Cottenceau officier municipal républicain lui-même assassiné par les vendéens en juillet 1794 à l’Absie
Signature d’Alexis Cottenceau sur l’acte de décès de Renée Françoise Colombe Girard. AD 79 François Décès An 2 – an 10 Vue 9/48

Pierre Sans-culotte Puichaud décèdera en juin 1801 à Moncoutant probablement emporté par une maladie infantile.  Son père fait partie de l’histoire du château de Pugny puisqu’il en achètera vers 1805 les terres et les ruines après avoir acquis celles de Chateauneuf de Largeasse.

Marie Antoinette Savin

Dans un tout autre environnement est née le 1er octobre 1794 à  Châtillon sur Sèvre (Mauléon) Marie Antoinette Savin, fille d’Augustin Savin et de Jeanne Texier. Les parents de la petite fille sont de la paroisse de Pugny et réfugiés à cause de « la proximité de l’ennemi ». Pugny subit alors les raids des troupes républicaines du camp de Largeasse, construit dans l’été 1794 pour limiter les incursions vendéennes en Gâtine.  Le père du bébé est probablement combattant vendéen. Il donne à sa fille le prénom de l’ancienne reine de France guillotinée un an auparavant. Le parrain est Pierre André Poignant, officier vendéen et la marraine sa sœur Marie Louise Poignant, veuve de Clément Cendre, ancien régisseur du château et maire de Pugny « tué par les républicains » (guillotiné à Niort début 1794 comme chef vendéen). Tous les deux sont nés au château de Pugny et étaient des domestiques du marquis de Mauroy  émigré en Allemagne depuis 1792. Il est probable que ces réfugiés vivaient alors dans les ruines de Châtillon, détruite en 1793.

Voici la transcription corrigée de cet acte de baptême exceptionnel :

L‘an de grâce 1794 et le 1er octobre a été baptisée par moi soussigné curé de la Trinité une fille née de ce jour du légitime mariage d’Augustin Savin, domestique, et de Jeanne Tessier ses père et mère de la paroisse de Pugny et réfugiés dans ce pays-ci à cause de la proximité de l’ennemi. Elle a été nommée Marie Antoinette par le sieur André Poignant et demoiselle Marie Louise Poignant sa sœur veuve de Clément Cendre, tué par les républicains (rajouté à l’entre ligne), qui ont été parrains et marraines. la marraine a signé avec nous, le parrain ainsi que le père ont déclarés ne savoir signer de ce requis. 

Signatures : Marie Louise Poignant veuve de Clément Cendre, Perrinet (curé)

La jeune Marie Antoinette n’a pas survécu à cette époque troublée, et son père décédera en juillet 1795.

AD79 Mauléon. BMS registre de catholicité 1794- an 10. Vue2/85

Tout oppose ces deux bébés : les opinions politiques de leurs familles, leur condition sociale, leur prénom. Mais ils sont cependant liés par le triste destin d’enfants de réfugiés dont les conditions  de  naissance illustrent la tragédie de la guerre civile vendéenne.

J-P Poignant

Merci à M. Robert Girard et à Mme Jackie Leroy, correspondants de Généanet qui m’ont fait découvrir les circonstances de la naissance de Pierre Sans-culotte Puichaud.

Merci a Christian Boche dont le travail généalogique m’a permis de  découvrir l’acte de naissance de Marie Antoinette Savin.

Visite de l’Association des Amis du Pont-Paillat

Samedi 15 décembre, l’Association des Amis du Pont-Paillat, nous a rendu visite au cours de son périple qui l’a mené de l’église Saint-Pierre de Pugny, au camp de largeasse et  à Chanteloup en passant par le château de Pugny.

Malgré le froid et la pluie, les visiteurs ont pu visiter les caves du château. Après qu’Eric  ait fait un rappel sur l’histoire du château, Jean-Philippe a plus spécifiquement rappelé les événements liant le château aux guerres de Vendée.

 

Pierre Drillaud (1765-1813) et René Jacques Coigny (1775-1839) capitaines de paroisse de Pugny

Pugny a été un des premiers villages du bocage à s’insurger lors de la révolte antirépublicaine d’août 1792, et sa population a été particulièrement active durant les guerres de Vendée entraînant d’importantes destructions par les armées bleues et de nombreuses victimes.

Le document que nous allons décrire ci-dessous nous permet de découvrir de nouveaux acteurs de la paroisse de Pugny pendant cette abominable guerre civile.

En 1816, alors que le pouvoir de Louis XVIII qui a remplacé Napoléon se consolide, des pensions et secours sont attribués pour les  victimes et anciens combattants des guerres de Vendée. Jeanne Chabot, qui habite le hameau de la Guibaudière de Pugny , sollicite une pension de veuve suite au décès de son mari Pierre Drillaud.

Cachet de la mairie de Pugny en 1816

Sur cette demande de pension, on trouve tout d’abord un certificat médical établi le 26 mai 1816 par Jacques François Chevalier, alors chirurgien à La Chapelle Saint Laurent.

Nous soussignés chirurgien à la résidence de la Chapelle Saint Laurent, arrondissement de Parthenay, département des Deux-Sèvres, certifions à qui il appartiendra avoir vu, traité et donné nos soins au défunt Pierre Drillaud, bordier demeurant en la commune de Pugny qui était atteint d’une « anquilosie » suturée à l’articulation du bras avec l’avant-bras gauche, l’écoulement liquoreux de la suppuration en a détaché quinze esquilles ou petits os ; cette maladie qui a été la cause de sa mort, vient des blessures qu’il a reçu « ainsy » que des courses forcées et vicissitudes du froid pour avoir couché sur la terre pendant les nuits d’hiver. En foi de quoi nous l’avons délivré le présent pour servir et valoir ce que de raison à la Chapelle Saint Laurent.

Le vingt six may 1816 signé Chevalier

Attestation médicale du chirurgien Chevalier sur Pierre Drillaud

Ensuite nous trouvons sur le même document une attestation en faveur de Jeanne Chabot établi par François Vidal, maire de Pugny, reprenant le témoignage de Réné Jacques Coigné et de Pierre Merceron, anciens combattants.

En marge :

Jeanne Chabot veuve de Pierre Drillaud commandant de la 2eme compagnie de la paroisse de Pugny en 1793

Texte de l’attestation :

Nous René-Jacques Coigné commandent la 1ère compagnie de la paroisse de Pugny lors de la première guerre de la Vendée, Pierre Merceron soldat à la même époque, soussignés certifions que feu Pierre Drillaud natif de Pugny le 27 juin 1764 a été commandant de la deuxième division de la commune de Pugny et qu’il était en ladite qualité avec nous à la grande bataille de Luçon, qu’il y fut blessé au bras gauche est à celle de Boisvert à la jambe gauche et qu’il est mort par suite de ces blessures et des grandes fatigues qu’il a éprouvée, qu’il a laissé Jeanne Catherine Chabot sa veuve avec cinq enfant et sans fortune en foi de quoi nous lui avons délivré ce présent pour lui servir et valoir.

Pugny le 24 mai 1816 signé Merceron, Cougné et Vidal, maire

Attestation Coigné, Merceron

Par ce document exceptionnel, nous apprenons donc qu’en 1793, il y avait deux compagnies de combattants de Pugny dans l’armée catholique et royale. Ces compagnies ont notamment combattu à la grande bataille de Luçon (probablement celle du 14 août 1793) et à celle de Bois Vert (lieu inconnu à recroiser avec d’autres sources).

René Jacques Coigné (1775-1839)

Le commandant de la première compagnie était René Jacques Coigné, né à Pugny le 11 avril 1775 à la Maupetitière. On peut s’étonner des 18 ans de ce commandant en 1793 et peut-être douter de son rôle effectif.  Cependant il était concerné par la  levée en masse de 300 000 célibataires  de 18 à 25 ans  qui provoqua la grande révolte vendéenne.

René Coigné a survécu aux événements  et s’est marié à Pugny le 26 avril 1805 avec  Jeanne Charlotte Fazilleau. Ils eurent ensemble 9 enfants. Il est décédé le 19 avril 1839 à Moncoutant après avoir été bordier à la Maupetitière puis à la Coulaisière de Pugny.

Pierre Drillaud (1765-1813)

Le commandant de la seconde compagnie était Pierre Drillaud, bordier à la Guibaudière de Pugny, apparemment né le 27 juin 1764 (contrairement à ce qu’indique l’attestation, on ne trouve pas son acte de baptême à Pugny).

Il s’est marié le 17 septembre 1787 à  Jeanne Chabot, également de Pugny. Ils eurent ensemble au moins 4 filles. Pierre Drillaud est décédé  le 28 juillet 1813.

Signature de Pierre Drillaud et de son beau-père François Chabot sur l’acte de mariage de 1787

Nous avons pu trouver au sujet de la famille Drillaud deux documents qui nous donnent davantage d’informations.

Le premier est un extrait du livre de l’abbé Etienne Mulon sur l’histoire de Pugny.  Le couple Drillaud a abrité le curé de Pugny Michel Guillon lors des périodes de persécution religieuse des guerres de Vendée.  Une cache spéciale avait été aménagée dans la maison de la Guibaudière. Pierre Drillaud, lui même recherché, se serait caché dans un grand chêne près de l’étang de Courberive.

Le livre de l’abbé Mulon n’est pas infaillible, puisqu’il positionne Jeanne Chabot comme la nourrice de la famille De Mauroy, seigneurs du château. C’est peu probable puisque Catherine, la fille du marquis, était née en 1771. Est-ce la mère de Jeanne Chabot qui en aurait été  la nourrice?

Nous avons également retrouvé dans le relevé du registre paroissial de Courlay la sépulture donnée par l’abbé Pierre Texier  à Alexandrine Drillaud, 2 ans, le 7 octobre 1794, en présence de son père Pierre et de son grand père François Chabot. Le décès de cette fillette s’est produit alors que Pugny et ses alentours  étaient alors régulièrement soumis à des raids républicains du camp de Largeasse. Une partie de la destruction de Pugny est bien identifiée à cette période. Alexandrine a-t-elle été victime des exactions de soldats bleus? Est-elle décédée d’une maladie infantile comme la varicelle (la picotte) qui faisait à l’époque de nombreuses victimes ?  A-t-elle succombé aux terribles conditions sanitaires d’un camp de fortune où ses parents se seraient réfugiés?

Quelques années plus tard, l’abbé Texier deviendra un des fondateurs de la petite église de Courlay et Pugny une paroisse où la dissidence aura l’adhésion de toute la population.

L’autre témoin du document est Pierre Merceron dont nous allons essayer de reconstituer l’état civil et de raconter l’histoire dans un autre article.

J-P Poignant

Merci à notre ami Rémy Billaud et à M. Raphaël Supiot Directeur des archives municipales de Parthenay, qui nous ont fait suivre le document de demande de pension pour la veuve de Pierre Drillaud.

Merci à Raymond Deborde qui nous a transmis les informations généalogiques  sur la famille Drillaud  et à Pascal Paineau qui nous a communiqué les extraits des registres paroissiaux de Courlay.

 

Hameau de la Rue

panneau indicateur actuel

 

Ce hameau apparait déjà en 1435 sous le nom de la ruhe, selon  le dictionnaire topographique des Deux-Sèvre de Bélisaire Ledain

Son nom provient certainement de l’ancien français ru qui signifie petit ruisseau ou rivage, en effet géographiquement ce hameau était en bordure du grand étang à l’arrière du château et il est toujours traversé par de petits ruisseaux.

On retrouve ce hameau sur le cadastre napoléonien dans la première partie du 19 ème siècle.

La rue (Cadastre napoléonien)

Aujourd’hui le village de la Rue est occupé par 3 familles dont la famille BOISSONNEAU qui a quitté le château en 1919 pour s’établir à la rue. Les habitations anciennes sont rénovées et une maison construite au 20ème siècle est venue s’ajouter aux bâtisses du hameau.

Le village de la Rue aujourd’hui

Les travaux de Christian Boche, à partir des recensements de 1871 à 1906, nous donnent un aperçu de la population du village durant cette période.

Recensement La Rue
Nom Prénom Age ou date de naissance Lieu de naissance Etat
1872 Grellier André Jean-Baptiste 11 août 1817 Neuvy-Bouin (Boisnalbert) Fermier 53
Brémand épse Grellier Louise Marguerite 14 octobre 1822 Cerizay épouse 50
Grellier André Léon Aimé 9 juin 1857 Pugny (la Rue) fils 14
Grellier Fridolin Alexandre 19 juillet 1848 Pugny (la Rue) fils ainé 23
Poignant épse Grellier Victorine Léontine 29 juin 1850 Pugny (le bourg) épouse 20
Grellier Auguste Alexandre 17 avril 1870 Pugny (la Rue) fils 2
Grellier Alexandre Fridolin 2 avril 1872 Pugny (la Rue) fils 15 jours
Grellier Pierre Alexandre 7 juillet 1829 Pugny (la Gaudinerie) Fermier 43
Audebaud épse Grellier Marie Victoire « Victorine » 14 février 1839 Chanteloup (garcay) épouse 39
Grellier Alexandre Jules 8 novembre 1871 Pugny (la Rue) fils 5 mois
Robin Jules Joseph 12 mai 1861 Amailloux (villebouin) fils de l’épouse 11
Robin Ferdinand Onésime 18 février 1866 Amailloux fils de l’épouse 6
Robin Célestine Emilie 27 novembre 1863 Amailloux fille de l’épouse 8
Moreau Marie 22 Largeasse servante 22
Motard Théophile Séraphin 19 avril 1844 Chanteloup domestique 23
Nau François 3 juin 1852 Pugny (la Coulaisière) domestique 19
1876 Grellier Pierre Alexandre 7 juillet 1829 Pugny (la Gaudinerie) Fermier 48
Audebaud épse Grellier Marie Victoire « Victorine » 14 février 1839 Chanteloup épouse 38
Robin Jules Joseph 12 mai 1861 Amailloux fils de l’épouse 15
Robin Célestine Emilie 27 novembre 1863 Amailloux fils de l’épouse 13
Grellier Alexandre Jules 8 novembre 1871 Pugny (la Rue) fils 5
Grellier Henri Eugène 23 novembre 1873 Pugny (la Rue) fils 3
Maulévrier Marie Alexandrine 29 mars 1858 Courlay domestique 16
Grellier André Jean-Baptiste 11 août 1817 Neuvy-Bouin Fermier 59
Brémand épse Grellier Louise Marguerite 14 octobre 1822 Cerizay épouse 53
Pied Marie-Désirée 6 septembre 1854 Neuvy-Bouin servante 23
Moreau Clément 18 Pougne-Hérisson domestique 18
Voyer François Jean-Baptiste 23 mai 1856 Neuvy-Bouin domestique 15
1886 Baudouin Pierre 4 janvier 1811 St André/Sèvre cultivateur 76
Clerjault épse Baudouin Louise 19 juillet 1814 St André/Sèvre épouse 72
Genty François Fridolin 12 novembre 1857 Chanteloup domestique 29
Nourrisson Henri François 4 août 1863 Rorthais domestique 22
Gourmaud Louis Auguste François 23 janvier 1870 La Ronde domestique 16
Baudouin Louis Auguste 15 septembre 1840 St André/Sèvre cultivateur 46
Brémaud épse Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay épouse 44
Baudouin Marie Augustine Victorine 9 janvier 1868 St André/Sèvre fille 18
Baudouin Marie Eugénie Clémentine 17 mars 1872 St André/Sèvre fille 16
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils 11
Baudouin Marie Mélanie Gabrielle 19 septembre 1878 St André/Sèvre fille 7
Baudouin Auguste Célestin Eugène 5 avril 1881 St André/Sèvre fils 5
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 2
Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 27
Motard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 28
1891 Baudouin Louis Auguste 15 septembre 1840 St André/Sèvre cultivateur 50
Brémaud épse Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay épouse 48
Baudouin Marie Augustine Victorine 9 janvier 1868 St André/Sèvre fille 20
Baudouin Marie Eugénie Clémentine 17 mars 1872 St André/Sèvre fille 18
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils (cultiv) 15
Baudouin Marie Mélanie Gabrielle 19 septembre 1878 St André/Sèvre fille 12
Baudouin Auguste Célestin Eugène 5 avril 1881 St André/Sèvre fils 10
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 7
Vidal Jules Emile 8 avril 1870 Pugny (Bertineau) domestique 21
Gourmaud François Louis Auguste 23 janvier 1870 La Ronde domestique 21
Gourmaud Florentin Louis 6 octobre 1871 La Ronde domestique 19
Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 32
Motard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 32
Baudouin Berthe Henriette Mélanie 12 juillet 1886 Pugny (la Rue) fille 4
Baudouin Anatole Henri 7 février 1888 Pugny (la Rue) fils 3
Baudouin Maria Clotilde Marthe 11 novembre 1889 Pugny (la Rue) fille 1
1901 Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 42
Motard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 42
Baudouin Berthe Henriette Mélanie 12 juillet 1886 Pugny (la Rue) fille 14
Baudouin Anatole Henri 7 février 1888 Pugny (la Rue) fils 13
Baudouin Maria Clotilde Marthe 11 novembre 1889 Pugny (la Rue) fille 11
Baudouin Antonine Agathe Eléonore 2 août 1891 Pugny (la Rue) fille 9
Baudouin Marie-Thérèse Georgina 8 mai 1893 Pugny (la Rue) fille 7
Baudouin Gaston Henri Alcide 8 mai 1897 Pugny (la Rue) fils 3
Motard Marcelin Delphin 27 novembre 1880 Le Breuil-Bernard domestique 20
Dieumegard Florimond Gustave 7 avril 1883 Pugny (le bourg) domestique 17
Brémaud ve Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay cultivatrice 58
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils (cultiv) 25
Baudouin Marie Mélanie Gabrielle 19 septembre 1878 St André/Sèvre fille 22
Baudouin Auguste Célestin Eugène 5 avril 1881 St André/Sèvre fils 19
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 17
Nourrisson Henri Léon 24 janvier 1887 Pugny (Bertineau) domestique 14
1906 Brémaud ve Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay cultivatrice 1843
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils (cultiv) 1875
Baudouin Augustin Michel 13 août 1881 St André/Sèvre fils (cultiv) 1881
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 1884
Vergniaud Jules Fridolin Barthélémy 17 mai 1890 Pugny (la Forge) domestique 1880
Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 1859
Mottard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 1858
Baudouin Berthe Henriette Mélanie 12 juillet 1886 Pugny (la Rue) fille 1886
Baudouin Anatole Henri 7 février 1888 Pugny (la Rue) fils 1888
Baudouin Maria Clotilde Marthe 11 novembre 1889 Pugny (la Rue) fille (couturière) 1889
Baudouin Antonine Agathe Eléonore 2 août 1891 Pugny (la Rue) fille 1891
Baudouin Marie-Thérèse Georgina 8 mai 1893 Pugny (la Rue) fille 1893
Baudouin Gaston Henri Alcide 8 mai 1897 Pugny (la Rue) fils 1897
Mottard Marcelin Delphin 27 novembre 1880 Le Breuil-Bernard domestique 1880

Lors du recensement de 1872,  2 grandes familles Grellier résident dans le hameau. Les 2 chefs de famille sont frères. Leurs parents sont arrivés à la Rue à la fin des années 1830, venant du village de la Gaudinerie.

La première famille qui habite le hameau depuis le milieu des années 1840 se compose d’André Jean-Baptiste, 53 ans originaire de Neuvy Bouin (Boisnalbert), fermier, de son épouse Louise Marguerite née Bremand, 50 ans , originaire de Cerizay, de leur fils André Léon Aimé (14 ans) né à Pugny (La Rue), et de leur fils Fridolin Alexandre, 23 ans né également à la Rue et qui vit avec son épouse Victorine Léontine née Poignant, 20 ans native du Bourg. Ils sont accompagnés de leurs 2 jeunes fils tous deux nés à la Rue : Auguste Alexandre ,2 ans, et  Alexandre Fridolin ,15 jours.

Le second frère Pierre Alexandre, fermier, 43 ans, originaire de Pugny (la Gaudinerie), vit avec son épouse Marie Victoire « Victorine » née Audebaud, 39 ans originaire de Chanteloup (garcay).  Victorine, veuve en première noce, est accompagnée de 3 enfants de son premier mariage, tous nés à Amailloux : Jules Joseph 11 ans, Célestine Emilie 8 ans et Ferdinand Onésime 6 ans. Le couple a également un enfant en commun Alexandre Jules 5 mois né à la Rue.

Une servante et deux domestiques servent les familles Grellier : Moreau Marie, 22 ans originaire de Largeasse, Motard Théophile Séraphin, 23 ans de Chanteloup et Nau François,  19 ans, de Pugny ( la Coulaisière).

Lors du recensement de 1876 on retrouve  les familles Grellier, mais avec quelques changements dans leurs compositions :

André Jean-Baptiste et son épouse Louise Marguerite  sont désormais seuls sans enfants. Ils ont une servante : Pied Marie-Désirée, 23 ans, originaire de Neuvy-Bouin et 2 domestiques : Moreau Clément 18 ans originaire de Pougne-Hérisson, ainsi que Voyer François Jean-Baptiste, 15 ans originaire de Neuvy-Bouin.

Pierre Alexandre et son épouse Marie Victoire « Victorine » sont accompagnés de deux des 3 enfants du premier mariage de l’épouse: Jules Joseph et Célestine Emilie désormais âgés de 15 et 13 ans, ainsi que de 2 fils nés de leur union Alexandre Jules et Henri Eugène, respectivement 5 et 3 ans, nés tous deux à la Rue. Ils ont une domestique: Maulévrier Marie Alexandrine, 16 ans originaire de Courlay.

En 1886, les familles Grellier ont laissé place à 3 familles Baudouin.

La première se compose de Pierre, 76  ans et de son épouse Louise        née Clerjault , 72 ans tous deux originaires de St André/Sèvre. Ils ont 3 domestiques à leur service:  Genty François Fridolin, 29 ans originaire de Chanteloup, Nourrisson Henri François, 22 ans, originaire de Rorthais, et Gourmaud Louis Auguste François, 16 ans, originaire de La Ronde (79).

La seconde se compose de leur fils Louis Auguste, 46 ans , cultivateur originaire de St André/Sèvre et de son épouse Marie Hortense,  44 ans, née  Brémaud  originaire de Courlay. Ils sont accompagnés de 6 enfants:  Marie Augustine Victorine 18 ans, Marie Eugénie Clémentine 16 ans,  Célestin Flavien Augustin 11 ans, Marie Mélanie Gabrielle 7 ans ,  Auguste Célestin Eugène 5 ans et Marthe Célestine 2 ans , tous étant nés à St André/Sèvre à l’exception de la dernière née à la Rue.

La dernière famille est formée par un second fils François Henri, cultivateur, 27 ans, originaire de St André/Sèvre et de son épouse Marie Albertine,  née Motard, 28 ans originaire de Moncoutant

En 1891   Il ne reste que les familles des 2 fils:

La composition de la famille de Louis Auguste est la même. Ils ont 3 domestiques : Vidal Jules Emile, 21 ans originaire de Pugny (Bertineau), et de deux frères Gourmaud François Louis Auguste 21 ans et Florentin Louis 19 ans, tous deux originaires de la Ronde.

La famille de François Henri et de son épouse  Marie Albertine s’est agrandie de 3 enfants nés à la Rue : Berthe Henriette Mélanie 4 ans,  Anatole Henri 3 ans et Maria Clotilde Marthe 1 an.

Au recensement de 1901, Louis auguste Baudouin   est décédé. Sa veuve Marie Hortense, agricultrice est désormais âgée de 58 ans. Elle a encore 4 enfants avec elle: Célestin Flavien Augustin 25 ans agriculteur,  Marie Mélanie Gabrielle 22 ans, Auguste Célestin Eugène 19 ans et  Marthe Célestine 17 ans. Ils ont un domestique : Nourrisson Henri Léon 14 ans originaire de Pugny (Bertineau).

La famille de François Henri Baudouin s’est agrandie de 2 filles et d’un garçon, tous nés à la Rue ; Antonine Agathe Eléonore 9 ans, Marie-Thérèse Georgina 7 ans et Gaston Henri Alcide 3 ans. La famille a 2 domestiques Motard Marcelin Delphin 20 ans, originaire du Breuil-Bernard et Dieumegard Florimond Gustave, 17 ans originaire du Bourg de Pugny.

Enfin au recensement de 1906, on retrouve Marie Hortense, veuve Beaudouin avec ses 2 fils Célestin Flavien Augustin et Auguste Célestin Eugène tous deux cultivateurs ainsi que sa fille Marthe Célestine , ils ont un domestique : Vergniaud Jules Fridolin Barthélémy, 26 ans, originaire de Pugny (la Forge).

Quand à la famille de François Henri Baudouin  la composition est identique au recensement de 1901, seul un domestique est resté  Mottard Marcelin Delphin.

 

NOÉMIE FRADIN ET LES ENFANTS JUIFS CACHÉS PRÈS DE PUGNY DE 1942 À 1944.

Pendant la guerre 1939-1945, le village du Noivault de Moncoutant, proche de Pugny, a été le refuge d’enfants juifs, de réfractaires au STO (Service du travail obligatoire en Allemagne) et de maquisards poursuivis par les nazis.   Les derniers acteurs locaux de cette sombre partie de notre histoire étant décédés, cet article a pour objectif de  rendre hommage à leur dévouement et à leur courage.

Noémie Fradin : une paysanne protestante  

Noémie Bénetreau est née au Noirvault de Moncoutant en 1889 dans une famille de paysans protestants. Le 20 juillet 1912, elle s’est mariée à Moncoutant à Camille Fradin, né en 1887 à Amailloux, qui habitait à Chateauneuf de Largeasse. Le jeune couple s’est alors installé au Noirvault pour ne plus le quitter.

Noémie Fradin Photo du site ajpn.org

Deux enfants sont nés de cette union : Eva en 1913 puis Daniel en 1920. Entre temps, Noémie a du tenir la ferme seule avec les anciens du villagependant toute la guerre 14-18.  Comme tous les hommes valides de sa génération, Camille Fradin a été mobilisé dès août 1914. Cavalier dans un régiment de cuirassiers, il y a fait toute la guerre en échappant à la mort et aux blessures. Il n’a été démobilisé qu’en mars 1919.

En 1942, le Noirvault devient un refuge 

Pendant la seconde guerre mondiale, 10 familles habitent le Noirvault. L’entraide et la solidarité s’y pratiquent au quotidien. A partir de 1942, le village va devenir un refuge pour tous ceux qui sont recherchés par les allemands.

En 1942, Eva, la fille des Fradin, est institutrice à Paris. Elle a des amis juifs dans la résistance qui commencent à être pourchassés par les allemands et la police de Vichy. En juillet 1942 a lieu la grande rafle du  vel d’hiv qui voit l’arrestation de 13 000 hommes, femmes et enfants juifs. Eva Fradin va organiser avec le médecin Léon Chertok le transfert de 7 enfants juifs et d’adultes qui seront recueillis par les Fradin. Leur arrivée s’étale de  juillet 1942 à la fin de 1943.

Les enfants sont scolarisés à l’école publique de Pugny, dans la classe de Madame Limeuil.

Noémie Fradin réussit à berner la Gestapo

Le 12 avril 1944, arrivent au Noirvault trois hommes dans une traction avant. Ce sont deux inspecteurs allemand de la Gestapo et leur traducteur. Ils recherchent  Noémie Fradin, qui a été dénoncée, et qui heureusement est partie voir son médecin à Moncoutant.

Grâce à la solidarité de tous, les enfants ( qui sont ce jour là à l’école à Pugny) et adultes juifs comme tous les réfractaires peuvent se cacher et sont pris en charge par la résistance.

Photo de l’école publique de Pugny en 1943 extraite du livre « Les enfants cachés de la résistance » de Jean Marie Pouplain. 6ème à partir de la droite au fond, Thomas Kasman. 3ème à partir de la droite au rang du milieu, Paulette Braun

Mais Noémie Fradin est convoquée à la Kommandantur de Niort. Elle ne peut pas y échapper sans faire peser sur tout le village le risque de lourdes représailles.

C’est donc vêtue de ses plus vieux habits que Noémie Fradin prend  le train pour Niort. Pendant plusieurs jours, elle résiste aux interrogatoires allemands, ne parlant que poitevin et passant pour une vieille folle. Lassés des propos incohérents de cette femme stupide, les allemands la relâchent sans l’inquiéter.  Noémie a réussi à berner la Gestapo !

Le fils de Noémie déporté en Allemagne 

Après le débarquement en Normandie le 6 juin 1944, un immense espoir de libération a parcouru le pays. Mais les troupes alliées ont du se battre avec acharnement pendant 2 mois avant de percer le front allemand. Nantes n’est par exemple atteinte par les américains que le 7 août. Le sud de la Loire est encore aux mains des allemands. La résistance organise alors de nombreuses actions de harcèlement pour empêcher leur retraite. Dans ce cadre, Daniel Fradin et plusieurs maquisards du bocage bressuirais se rendent en juillet 1944 dans la Vienne.

Daniel Fradin , en uniforme d’élève mécanicien de l’armée de l’air à Rochefort. Photo CRRL

Le 4 août, ce groupe de maquisards attaque une colonne allemande dans la forêt de Lussac des Châteaux. Daniel Fradin est fait prisonnier, envoyé à la prison de Poitiers, torturé puis déporté le 18 août vers l’Allemagne.

A la libération, le Noirvault devient un refuge pour les collabos

Fin août 1944, les allemands quittent enfin le bocage après plus de 4 ans d’occupation. Dans leur retraite, ils incendient Cerizay le 25 août et procèdent à de dernières exécutions à Montravers.

Mais après la liesse, la libération est aussi le temps des règlements de compte. Noémie Fradin, indignée par certains  comportements de vengeance, donne alors l’asile au Noirvault à deux femmes qui ont été tondues et un vieil officier qui avait trop de sympathie pour les allemands.

Cet acte relève bien les exceptionnelles qualités morales de Noémie Fradin. Alors que son fils a été fait prisonnier et est parti en déportation, elle protège de représailles des personnes qui auraient pu la dénoncer aux allemands quelques mois avant !

Daniel Fradin meurt en camp de concentration

Le destin ne va pas récompenser la grandeur d’âme de Noémie Fradin.  Son fils a été envoyé au camp de concentration de Buchenwald puis dans les mines de sel du camp de Neu-Stassfurt. Il y meurt de maladie et d’épuisement le 1er avril 1945.

Noémie Fradin récompensée à titre posthume comme « Juste parmi les nations ». 

Après la guerre, Noémie continua à entretenir des relations avec ceux qu’elle avait protégés. Camille Fradin est décédé au Noirvault en août 1960. Noémie l’a rejoint en octobre 1971. Ils sont enterrés au cimetière protestant de la Cournolière de Moncoutant.

Médaille des justes parmi les nations

Le 10 octobre 1985, à la demande des enfants juifs que Noémie Fradin avait sauvés, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem lui a décerné  le titre de « Juste parmi les nations », la plus haute distinction civile de l’état d’Israël.

Depuis juin 2011, un square porte son nom à Moncoutant.

J-P Poignant

Merci à Rémy Billaud qui m’a confié sa collection d’articles de journaux pour découvrir et reconstituer ces événements

Merci au pasteur Denis Vatinel qui m’a communiqué l’état civil de la famille Fradin.

Merci au Centre Régional « Résistance et liberté » et au Conservatoire de la Résistance et de la Déportation des Deux-Sèvres de Thouars dont les sites internet www.crrl.fr  et conservatoiredelaresistance.vpweb.fr fournissent une prodigieuse documentation.

Je me suis également servi des informations du site de l’AJPN

En lien ci-dessous les articles confiés par Rémy Billaud et les pages internet CRRL, Conservatoire de la résistance. et AJPN www.ajpn.org

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/Noirvault-Courrier-de-louest-16-11-78.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/Nivault-Courrier-de-lOuest-5-Juin-1998.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/Noirvault-Courrier-de-lOuest-2-11-1998.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/Noirvault-Courrier-de-lOuest-suite-du-2-11-1998.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/NoirvaultCourrieer-de-louest-27-4-2001.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/062011.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/Au-Noirvault-062011.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/Au-Noirvault62011.jpg

http://chateaudepugny.fr/wp-content/uploads/2018/09/Rotation-of-Au-Noirvault0005.jpg

http://www.crrl.fr/module-Contenus-viewpub-tid-2-pid-236.html

https://conservatoiredelaresistance.vpweb.fr/r-gion-de-bressuire

http://www.ajpn.org/juste-Noemie-Fradin-1127.html

Un premier roman

Une fois n’est pas coutume, nous signalons la sortie prochaine du premier roman de notre ami Richard Lueil, fondateur du blog ” Chemins Secrets

Le souterrain au trésor

“”” Quand ils ont fait l’acquisition de cette ancienne bâtisse dans le Bocage bressuirais, Jérôme et Aurélie ne s’attendaient certainement pas à vivre une telle aventure. Ses murs vont leur révéler une histoire trouble et mystérieuse qui trouve son origine 200 ans plus tôt dans une Vendée rebelle non encore totalement pacifiée et qui rêve d’un retour à ses valeurs traditionnelles.

Entraînés sous terre entre peur et excitation, ils vont découvrir avec leurs amis un monde secret, à la recherche d’un trésor qui fera remonter à la surface des événements violents, parfois macabres.

L’enthousiasme généré par leur quête va très vite s’obscurcir d’inquiétude car ils se sentent surveillés, épiés. Par qui ? pourquoi ? Et puis, il y a ce spectre balafré qui apparaît régulièrement à la nuit tombée, quand se déchaînent les éléments…”””

A paraître le 30 novembre.

Liste des points de vente et dédicaces sur le site de l’éditeur : Le lys et le lin

La Guibaudière

Le hameau de la Guibaudière  n’est plus habité aujourd’hui. S’il reste bien les anciennes maisons d’habitation elles ne sont plus occupées depuis de nombreuses années.

la guibaudière
la guibaudière cadastre napoléonien

Pourtant si l’on examine les recensements de 1872 à 1906, 2 familles vivaient dans ce hameau.

Recensement La Guibaudière
Nom Prénom Age ou date de naissance Lieu de naissance Etat
1872 Naus

(Neau, Naud))

Pierre 17 septembre 1809 Pugny (Bois Chanteloup) bordier
Drillaud épse Naus Marie-Louise 3 avril 1806 Pugny (la Guibaudière) épouse
Godrie Louis François 3 septembre 1839 Largeasse (haut plessy) domestique
Vidal épse Godrie Céleste Atanase 20 mai 1844 Moncoutant (gierche) épouse
1886 Naud Pierre 17 septembre 1809 Pugny (Bois Chanteloup) cultivateur
Drillaud épse Naud Marie-Louise 3 avril 1806 Pugny (la Guibaudière) épouse
Godrie Louis François 3 septembre 1839 Largeasse (haut plessy) chaisier

 

Vidal épse Godrie Céleste Atanase 20 mai 1844 Moncoutant (gierche) épouse
Godrie Marie Célestine Léonie 3 avril 1869 Pugny (la Guibaudière) fille (tuilière)
Godrie Louis Célestin 5 juillet 1874 Pugny (la Guibaudière) fils
1891 Godrie Louis François 3 septembre 1839 Largeasse (haut plessy) chaisier
Vidal épse Godrie Céleste Atanase 20 mai 1844 Moncoutant (gierche) épouse
Godrie Louis Célestin 5 juillet 1874 Pugny (la Guibaudière) fils ( chaisier)
Neaud Pierre 17 septembre 1809 Pugny (Bois Chanteloup) cultivateur
1901 Godrie Louis François 3 septembre 1839 Largeasse (haut plessy) cultivateur
Vidal épse Godrie Céleste Atanase 20 mai 1844 Moncoutant (gierche) épouse
Godrie Louis Célestin 5 juillet 1874 Pugny (la Guibaudière) fils (chaisier)
Geffard épse Godrie Marie Célestine 22 février 1880 Pugny (la Forge) Belle-fille
Coulay Henri Lorent 6 janvier 1868 Pugny (la Forge) cultivateur
Godrie épse Coulay Marie Célestine Léonie 3 avril 1869 Pugny (la Guibaudière) épouse
Coulay Marie Célestine Angéline 20 mars 1892 Pugny (la Guibaudière) fille
Coulay Rachel Angéline 31 août 1897 Pugny (la Guibaudière) fille
1906 Godrie Louis François 3 septembre 1839 Largeasse cultivateur
Vidal épse Godrie Céleste Atanase 20 mai 1844 Moncoutant épouse
Godrie Louis Célestin 5 juillet 1874 Pugny (la Guibaudière) chaisier
Geffard épse Godrie Marie Célestine 22 février 1880 Pugny (la Forge) épouse
Godrie Hubert Jules Louis 23 avril 1901 Pugny (la Guibaudière) fils
Godrie Marie-Ange Madeleine 13 juillet 1903 Pugny (la Guibaudière) fille

En 1872, 2 couples résident dans le hameau :

le couple Naus : Pierre, bordier, originaire du bois chanteloup à Pugny et son épouse Marie-Louise née Drillaud originaire de la Guibaudière (63 et 66 ans respectivement) et le couple Godrie : Louis François, 33 ans, originaire de Largeasse (haut plessy) domestique au château de Pugny et son épouse Céleste Atanase née Vidal, 28 ans, originaire de Moncoutant (gierche).

14 années plus tard lors du recensement de 1886 le couple Naus (77 et 80 ans) est toujours présent. Le couple Godrie est recensé avec 2 enfants nés à la Guibaudière:  Marie Célestine Léonie 17 ans (tuilière) et Louis Celestin 12 ans. Le père exerce désormais la profession de chaisier.

En 1891 Pierre Naus (82 ans),est veuf depuis 3 ans.  Dans la famille Godrie 3 membres sont présents les 2 époux et le fils Louis celestin (17 ans) , chaisier également.

Lors du recensement de 1901, nous retrouvons la famille Godrie, le père Louis François est devenu cultivateur,  et Marie Célestine Geffard (21 ans), originaire de pugny ( la forge) épouse du fils Louis Celestin vit désormais avec eux.

Leur fille Marie Célestine Léonie est revenue vivre depuis 1892 à la Guibaudière avec son époux  Coulay  Henri Lorent 33 ans, originaire de Pugny (la forge) cultivateur, et de leurs 2 filles Marie Célestine Angéline, 9 ans, et Rachel Angéline, 4 ans nées toutes deux  à la guibaudière

Enfin au recensement de 1906, il reste le père (cultivateur) et la mère Godrie (67 et  62 ans) ainsi que la famille du fils Louis celestin : son épouse Marie Célestine, et 2 enfants nés à la Guibaudière : Hubert Jules Louis (5 ans) et Marie-Ange Madeleine (3 ans).

 

LAVAUD, VITICULTEUR À PUGNY, UNE PERSONNALITÉ LOCALE ?

Au mois d’ Août dernier, nous avons publié un article concernant un certain LAVAUD, viticulteur, commerçant vendant carottes et asperges, publiant des articles sur les campagnols dans le Poitou  ou recevant le mérite agricole.

LAVAUD, VITICULTEUR À PUGNY, UNE PERSONNALITÉ LOCALE ?

Nous avions lancé une recherche sur ce curieux personnage. Christian BOCHE nous apporte une réponse grâce à ses recherches:

Dans un article récent, Eric demandait qui était ce Lavaud dont on vantait les productions viti et vinicoles ainsi que les asperges dans les journaux. A la question posée sur le forum de RFG, Michèle B., que nous remercions, nous a aiguillés vers Ferdinand Jean Laveau instituteur à Pugny, (il porte le nom de Laveau et non Lavaud) né à Frontenay Rohan-Rohan le 11/1/1863 à midi, fils de François (cultivateur) et Eugénie Coirier.

Nous connaissions Ferdinand Laveau pour l’avoir croisé lors de l’article sur l’école publique de Pugny, sans penser que l’instituteur pouvait être aussi viticulteur.

Il se marie à la Chapelle St Laurent le 21/6/1898 avec Victorine Ambroisine Ernestine Berton née à la Chapelle St Laurent le 11/12/1867 à 3 heures, fille de Emmanuel Pierre (négociant) et Victorine Girard.

Lors de son mariage les parents de Ferdinand habitent rue de la Huchette à Bressuire où son père est cafetier.

Les témoins de Ferdinand sont :

Lavaud Abel, frère du marié, cabaretier à Bressuire

Palluau Daniel, ami du marié, imprimeur à Loudun

Les témoins de l’épouse sont :

Berton Ernest, frère de la mariée, négociant à la Chapelle St Laurent

Girard Firmin, oncle de la mariée, propriétaire à Parthenay

Un contrat de mariage a été passé le 1/6/1898 devant Me Desnoux notaire à la Chapelle St Laurent.

Le couple Laveau vit à Pugny où Ferdinand exerce la profession d’instituteur, Eugénie, Fernande, Ernestine naît le 15/5/1899 à 16H au domicile des parents de l’épouse à la Chapelle St Laurent. Eugénie se marie le 3/5/1920 au Vanneau (79) avec Félicien FABIEN, cultivateur au Vanneau, elle décède le 5/10/1999 à Tours. Ferdinand Laveau est commerçant et domicilié à Niort quand sa fille Eugénie se marie (Acte de mariage communiqué par R. Deborde).

Une 2ème fille, Suzanne, Lydie, Léone naît le 3/9/1900 à 15H à Pugny (le témoin est Zéphirin Mottard boisselier à Pugny); elle se marie le 4/8/1923 à Niort avec Fernand DEBORDE, elle décède le 9/8/1979 à Chatelaillon-Plage.

En 1905, lorsque Ferdinand déclare le décès de son beau-père (E. Berton) à la Chapelle St Laurent, il est domicilié à Pugny où il est encore instituteur.

Le 28 août 1907, il a 44 ans lorsqu’il déclare le décès de sa mère à Bressuire, il vit à Pugny où il est toujours instituteur.

Nous n’avons pas retrouvé les dates et lieux de décès de Ferdinand Laveau et de son épouse.

Gallica mentionne qu’au Journal Officiel du 30 août 1908, Ferdinand Laveau a été nommé au grade de Chevalier du mérite agricole par le ministère de l’agriculture, il est précisé qu’il est instituteur et viticulteur.

 photos du couple Laveau à l’école de Pugny.

Vers 1900 Mme Lavaud femme de l’instituteur de Pugny

 

Le hameau de La Garenne

De ce lieu dit il ne reste aujourd’hui plus aucune trace, il a totalement disparu dans la première moitié du 20eme siècle.

D’après les recensements ce hameau a abrité jusqu’à 2 familles à partir de 1886 et ce, au moins jusqu’en 1906.

Ce hameau figurait déjà sur le cadastre napoléonien en 1812

la garenne

Ce hameau a eu plusieurs noms : la Garenne (1812, 1878,1882) , La Guérène (1872), La guérenne (1874), les garennes…

Recensement La Garenne (la Guérenne)
Nom Prénom Age ou date de naissance Lieu de naissance Etat
1872 Coulais Pierre Joseph 17 Septembre 1835 Chanteloup (Garçay) journalier
Pineau épse Coulais Marie-rose Joséphine 08 Mai 1843 Clessé (Lizardière) épouse
Coulais Alexandre Joseph 25 Janvier 1868 Pugny (La Garenne) fils
Coulais Marie-Elise 18 Avril 1872 Pugny (La Guérène) fille
1876 Coulais Pierre Joseph 41 Chanteloup (Garçay) domestique
Pineau épse Coulais Marie-rose Joséphine 33 Clessé (Lizardière) épouse
Coulais Alexandre Joseph 8 Pugny (La Garenne) fils
Coulais Marie-Elise 5 Pugny (La Guérène) fille
Coulais Clémentine  Louise 14 Décembre 1874 Pugny (La guérenne) fille
1886 Coulais Pierre Joseph 51  Chanteloup (Garçay) domestique
Pineau épse Coulais Marie-rose Joséphine 41 Clessé (Lizardière) épouse
Coulais Marie-Elise 13  Pugny (La Guérène) fille
Coulais Clémentine  Louise 10  Pugny (La guérenne) fille
Coulais Jean Baptiste Joseph 28 Octobre 1878  Pugny (  La Garenne) fils
Bernard Augustin 15 Octobre 1846  Pugny (Le bourg) charpentier
Ménard épse Bernard Hortense 20 Janvier 1848 La Chapelle Saint-Laurent (chapiagnière) épouse
Bernard Gédéon Emile “Octave” 04 Avril 1873   Pugny (Le bourg) fils
Bernard Marie Lucie 16 Février 1882 Pugny (La Garenne) fille
Bernard Marie Angélina 26 Avril 1884  Pugny (La Garenne) fille
1891 Coulais Pierre Joseph 55   Chanteloup (Garçay) domestique
Pineau épse Coulais Marie-rose Joséphine 45  Clessé (Lizardière) épouse
Coulais Marie-Elise 19 Pugny (La Guérène) fille (couturière)
Coulais Clémentine  Louise 15  Pugny (La guérenne) fille
Coulais Jean Baptiste Joseph 13   Pugny (  La Garenne) fils
Vergneaut Frédéric Alexandre 1er Janvier 1860  Pugny (le bois chanteloup) domestique
Vendet épse Vergneaut Rosalie Célina 17 Janvier 1867  Courlay (La cabange) épouse
Vergneaut Georgette Henriette 05 Décembre 1887  Pugny (La forge) fille
1901 Vergneaut Frédéric Alexandre 40   Pugny (le bois chanteloup) cultivateur
Vendée épse Vergneaut Rosalie Célina 34   Courlay (La cabange) épouse
Vergneaut Alice Thérèse 19 Septembre 1898  Pugny (La garenne) fille
Verdon Auguste Henri François 22 Octobre 1871  L’absie (Grand Freignié) cultivateur
Berthelot épse Verdon Marie célestine Célina 08 mai 1873  Pugny (la forge) épouse
Verdon Henri Auguste Louis 26 Mars 1897   Pugny (la forge) fils
Verdon Auguste Pierre Henri 03 Décembre 1899  Pugny (la garenne) fils
1906 Vergneaut Frédéric Alexandre 1860 Pugny (le bois chanteloup) domestique
Vendée épse Vergneaut Rosalie Célina 1866   Courlay (La cabange) épouse
Vergneaut Alice Thérèse 1898  Pugny (La garenne) fille
Caduc Louis Jacques 16 Avril 1871 Moncoutant (la braudière) meunier (domestique)
Cogny épse Caduc Marie Hortense 25 Octobre 1881 Pugny (la coulaisière) épouse

Coulais joseph, domestique (1868, 1891), journalier (1872) était originaire de Chanteloup (Garçay), avec son épouse originaire de Clessé (Lizardière) ils résident déjà à la garenne en 1868 à la naissance de leur fils  Alexandre Joseph. Ils auront 3 autres enfants à la garenne : Marie-Elise (1872), Clémentine  Louise (1874), et Jean Baptiste Joseph (1878), Ils quitteront la garenne entre 1891 et 1901.

A partir de 1880, ils sont rejoints par la famille Bernard, composée du père Augustin, charpentier, originaire de Pugny (le Bourg), de son épouse Hortense, née Mesnard, originaire de La Chapelle Saint-Laurent (chapiagnière) et de 3 enfants: Gédéon Emile “Octave” né au bourg en 1873, et de 2 filles Marie Lucie et Marie Angelina nées à la Garenne respectivement en 1882 et 1884. Il est à noter qu’un fils Auguste Arthur né au bourg le 21 mars 1875 et pourtant en vie lors du recensement, ne réside pas avec sa famille. La famille Bernard résidera à la garenne au moins jusqu’en 1887.

En 1891, la famille Coulais réside toujours à la garenne avec la même composition dans ses membres.  La famille Bernard a été remplacée par la famille Vergneaut. Le père Frédéric Alexandre, originaire de Pugny (Le bois chanteloup) est domestique, son épouse Rosalie Célina née Vendet est originaire de Courlay (La cabange). Ils vivent dans le hameau avec leur fille Georgette Henriette âgée de 4 ans née à Pugny (La forge).

Lors du recensement de 1901, la famille Coulais est partie. Le couple Vergneaut est présent avec une seule fille Alice Thérèse âgée de 2 ans, née à Pugny (la garenne). La famille Verdon est arrivée. Elle se compose du père Auguste Henri François, cultivateur originaire de L’absie (Grand Freignié), la mère Marie célestine Célina née Berthelot , originaire de Pugny (la forge). Le couple vit à la garenne avec 2 fils Henri Auguste Louis, 4 ans né à Pugny (la forge) et Auguste Pierre Henri 2 ans né à la garenne.

Enfin au recensement de 1906, la famille Vergneaut est présente avec la même composition qu’en 1901. Quant à la famille Verdon elle a été remplacée par le couple Caduc composé du mari Louis Jacques ,35 ans, meunier, originaire de Moncoutant (La braudière), et son épouse Marie Hortense née Cogny, 25 ans originaire de Pugny (La coulaisière).

 

1906 : les inventaires d’église à Pugny et ses environs (1ère partie)

Texte de la carte : Réunion de la jeunesse catholique à Pugny, canton de Moncoutant, dans le bocage vendéen

Le 1er avril 1906, un grand rassemblement de 2000 hommes a eu lieu à Pugny. Organisée par l’union catholique cantonale de Moncoutant, cette grande réunion militante a marqué la vive opposition de la population locale aux inventaires d’église en 1906. Cet événement illustré par une carte postale s’est situé dans un contexte historique particulier que nous allons raconter ci-dessous.

La séparation de l’église et de l’état

A la fin du XIXème siècle, les dirigeants successifs de la troisième république, qui étaient pour la plupart athées et opposés à la puissance de l’église catholique, mirent en oeuvre diverses lois pour en limiter l’importance.

En 1905, l’homme politique Aristide Briand défendit au parlement la loi de séparation de l’église et de l’état qui avait pour objectif de supprimer le concordat entre la France et le Vatican établit en 1801 par Napoléon. Les prêtres étaient à l’époque salariés par l’état qui possédait et entretenait tous les édifices religieux.

Cette loi fut votée le  3 juillet  1905 par 341 voix contre 233 à la chambre des députés , et le 6 décembre 1905 par 181 voix pour contre 102 au Sénat. Elle fut promulguée le 9 décembre 1905 pour entrer en vigueur le 1er janvier 1906.

Le problème des inventaires

La loi est alors rejetée par le Vatican et les autorités catholiques. Dans les faits, ce sont les inventaires conduits par les autorités républicaines pour décrire et évaluer les biens meubles et immeubles des églises (décret du 29 décembre 1905) qui vont provoquer des mouvements de résistance et des troubles graves.

La plupart des catholiques pensent que l’opération des inventaires est une profanation et une spoliation. En effet, suite aux saccages et démolitions de la période révolutionnaire ce sont les fidèles catholiques qui ont pris en charge la remise en état des églises : reconstruction, réparation, cloches, vitraux, mobilier…

Le 2 février 1906, une circulaire aux fonctionnaires des Domaines contient une phrase provocatrice  : « les agents chargés de l’inventaire demanderont l’ouverture des tabernacles », ce qui est pour les croyants un sacrilège.

Les violences dans le bocage autour des inventaires

Dans le nord des Deux-Sèvres et la Vendée, les inventaires provoquent des manifestations importantes de résistance active. Les fonctionnaires chargés des opérations doivent être accompagnés de gendarmes ou de l’armée. 

Nous avons pu retrouver des informations sur les événements suivants :

  • Le 10 février 1906, l’inventaire de Moncoutant s’effectue au petit jour en présence du préfet et du sous-préfet et d’une nombreuse troupe à laquelle résiste 700 à 800 paroissiens mobilisés depuis 2 jours. Les gendarmes doivent se saisir d’un bélier pour défoncer la porte de l’église. A la même date, la même scène à lieu à Chanteloup.

  •  Le 13 février à Rorthais, M. Ameteau, agent des domaines,  a failli être lynché quand il a voulu procéder à l’inventaire.
  • Le 14 février, l’inventaire de Chatillon sur Sèvre (Mauléon) nécessite l’intervention des soldats du 77ème RI de Cholet. La porte de l’église de Saint Jouin sous Châtillon est défoncée avec un tronc de peuplier abattu par la troupe.

  • Le 15 février 1906, les gendarmes font de même avec la porte de l’église des Aubiers. 
  • A Terves, l’agent des domaines a été repoussé par la population et il s’est enfui sous les huées et les cris. Le 1er mars,  il a fallu l’intervention de cent gendarmes et 150 soldats du 77e R.I de Cholet pour finalement procéder à l’inventaire.
  • Le 2 mars, à Saint Amand sur Sèvre, les fidèles réussissent dans un premier temps à repousser les hussards. Puis les gendarmes chargent sabre au clair ! Quand ils attaquent enfin la porte de l’église, une pluie de pierres tombe du clocher. Trois gendarmes sont grièvement blessés à la tête et le sous préfet a bien failli lui aussi être assommé par deux pierres.
  • Le 5 mars il faut au Breuil Chaussée 120 soldats et 80 gendarmes, pour faire l’inventaire. 6 manifestants sont arrêtés et jugés le soir même, avec des peines variant de 10 jours à deux mois de prison !
  • Le 7 mars ont été brisées à coups de hache les portes des églises d’Argenton-Château, d’Étusson, de Saint-Maurice-la-Fougereuse. (extrait “Maraichine normande” Etusson : inventaire 7 mars 1906)
  • Certaines localités réussissent à empêcher la « profanation » de leurs églises. Ainsi, l’inventaire de Pugny, Largeasse, La Chapelle Saint Laurent, le Breuil-Bernard, Trayes, la Chapelle Saint Etienne  sera  repoussé de quelques mois, une fois les esprits un peu moins échauffés.

 

Ailleurs en France, les inventaires font 2 morts.

Le phénomène de résistance active touche de nombreuses régions françaises. En Auvergne et dans le Nord, les incidents vont tourner au drame.

Le 3 mars 1906 à Montregard en Haute Loire, les gendarmes blessent gravement un manifestant (il mourra trois semaines plus tard).

Le 6 mars un père de trois enfants est tué par les gendarmes à Boeshepe dans le Nord. Ces terribles événements font tomber le gouvernement le 7 mars.

Clémenceau, l’athée anticlérical,  calme l’agitation.

L e nouveau gouvernement institué le 14 mars a pour ministre de l’intérieur Clémenceau, vendéen d’origine protestante très anticlérical.  Mais celui ci se rend vite compte que la situation est absurde et que les inventaires ne doivent pas provoquer de violence. Dès le 16 mars 1906, une circulaire aux préfets ordonne de  suspendre les opérations d’inventaire si elles doivent se faire par la force.

Clémenceau en 1906

Le 20 mars, alors qu’il ne reste plus que 5 000 édifices religieux à inventorier sur 68 000, Clémenceau déclare à la Chambre des députés  : « Nous trouvons que la question de savoir si l’on comptera ou ne comptera pas des chandeliers dans une église ne vaut pas une vie humaine».

Cette décision pragmatique se fait dans un contexte dramatique. Le 10 mars 1906, avant la formation du nouveau gouvernement, un coup de grisou dans la mine de Courrières (Pas de calais) a fait 1099 tués. Il s’agit de la plus grande catastrophe minière jamais connue en Europe. Des grèves et des troubles très graves ont lieu ensuite dans le nord de la France. Clémenceau fait la paix avec les catholiques pour garder des troupes disponibles pour maintenir l’ordre…

La réunion de Pugny : une démonstration de force.

La réunion de 2000 hommes organisée le 1er avril 1906 à Pugny par les autorités catholiques se fait donc alors que la tension religieuse est en train de retomber. Il s’agit d’une démonstration de force qui vise à maintenir la mobilisation.

Article de la revue « Annales de la jeunesse catholique » du 1er mai 1906

Est-ce par coïncidence  ou par choix que cette manifestation  militante s’est produite à Pugny ? C’est en effet là que lors  de la révolte d’ août 1792 des milliers de paysans s’étaient rassemblés, premières étincelles des guerres de Vendée…

L’histoire ne se reproduit pas. La révolte de 1792 avait notamment pour cause les maladresses et le dogmatisme des nouvelles autorités  républicaines. En 1906 l’explosion de violence a été évitée par le pragmatisme du plus républicain des vendéens…

Mais l’affaire n’est pas terminée. la suite dans un prochain article…

J-P Poignant

Merci à Bernadette et Rémy pour l’abondante documentation qu’ils ont mis à ma disposition.

Pour cet article, je me suis documenté :

Bilan de la catastrophe du 1er avril 2018

Pour mémoire, dans la matinée du dimanche 1er avril, le linteau intérieur en bois d’une gerbière  située au dessus du porche d’entrée du château  a cédé.

Une des fermes en chêne prenait appui sur ce linteau. Cette ferme se trouvant ainsi déséquilibrée, la toiture s’est effondrée à l’intérieur du bâtiment, entraînant d’énormes dégâts et nécessitant une intervention  avec de gros moyens.

La toiture vue de l’intérieur du château
Les dégâts vus de l’intérieur.

Un formidable élan de solidarité s’est mis en place:

La première phase de déblaiement et de tri des gravats a débuté:

Christian, Gilles et Marc-André en plein effort.
Natou, Francis et Eric entament l’enlèvement des tuiles restantes

La ferme en chêne qui était à terre était impossible à remettre en place, il fallait  une grue avec une flèche d’au moins 30 mètres.

Prochaine étape : remise en place de la ferme avec un camion grue.

En attendant de trouver une grue, des poutrelles de chêne ont du être mises en place pour soutenir la ferme sur son nouvel emplacement

Natou assure les niveaux des attaches des madriers porteurs
Les madriers sont montés par Thierry au volant de son télescopique
Les madriers de renfort sont en place

Nous avons eu un mécénat d’entreprise avec la société CMI de Louin qui a mis à notre disposition sa grue et son chauffeur

Gilles assure la liaison avec Reynald.
La grue télescopique vu de la cour haute
A l’intérieur , les bénévoles fixent la ferme sur son nouvel emplacement, ainsi que les premiers éléments de charpente.
La nouvelle charpente est mise en place à l’aide de pièces de l’ancienne charpente et de nouvelles pièces financées par l’A.C.P
Les arases des murs sont faites ainsi que les parties de maçonnerie tombées.

Pendant ce temps les membres de l’ACP sont à la recherche de tuiles qui permettront de refaire la toiture dans les mêmes tons que le prolongement du bâtiment.

Le bâtiment fin octobre :

Nous tenons à remercier l’ensemble des bénévoles, mécènes, donateurs qui ont permis la réalisation de ce chantier.

Le porche du 16éme siècle sera ainsi protégé des intempéries de l’hiver.

REMERCIEMENTS : 

Colette et Christian BOCHE, Nathalie et Francis  BODIN,  Marie-jo et Gilles BOISSONNEAU,  Christian ROY,  Marc André BISLEAU, la municipalité de Pugny, le gaëc de l’écluse, la société CMI de Louin, M et Mme GUILLOTEAU, David TELFER, M et Mme PIDOUX.

 

Travaux d’automne de l’ACP (part 4)

Ce samedi, bravant l’humidité matinale, une petite équipe de bénévoles composée de Christian B, Stéphane B, Marc-André B, Gilles B ainsi que de mathéo et mathis s’est attaquée au dessus de la tour nord.

Ce chantier entrepris l’an passé par Eric et Francis B, a donc repris ce week-end. Apres un débroussaillage du dessus de la tour, l’enlèvement des gravats issus de la démolition des étages supérieurs a débuté pour retrouver les contours du mur et le carrelage du sol. Il reste encore plusieurs dizaines de mètres cubes de gravats à enlever.

Marc-André, Eric, Stéphane et Mathis dégagent le mur d’enceinte de la tour
Christian B, Marc-André, et Stéphane progressent sur la tour
Mise à jour du dallage devant Stéphane, Mathéo et Mathis.

 

Travaux d’automne de l’ACP (part 3)

Ce samedi , une douzaine de membres de l’A.C.P se sont retrouvés pour continuer les 2 chantiers actuellement en cours:

Travaux à l’intérieur des caves : 

Réunion de chantier avant le début des travaux
Jeune ou plus âgé : on creuse !
Gilles B évacuant sans relâche les gravats.

Dégagement de l’accès au second niveau de caves :

Franck, Stéphane et Francis dégageant l’entrée du niveau -2.
Franck et Francis cherchant le mur de séparation.
Les mètres cubes de gravats disparaissent petit à petit.

Prochaine matinée de chantier (sauf mauvais temps), samedi 20 octobre. RDV à 08h45 sur le site.

Le Bois

 

Le lieu dit “le bois” aussi appelé “le bois de Pugny” était autrefois partie intégrante des terres du château.

Le lieu est encore aujourd’hui la plus grande portion boisée de la commune.

Vue aérienne du bois de Pugny

Dès le premier recensement en 1886 l’habitation située à l’orée du bois est occupée par la famille POIGNEAU

Recensement Le Bois
Nom Prénom Age ou date de naissance Lieu de naissance
1886 Poigneau (Pognard) Joseph 30 mai 1842 breuil bernard (la blanchardière)
Merceron épse Poigneau Félicité Rosalie 10 mars 1836 Pugny  (bourg)
Poigneau (Pognard) Honorine Justine 06 juin 1867 Pugny  (bourg)
Poigneau (Poignant) Marie Olinda 22 Novembre 1869  Pugny (Bas bourg)
Poigneau (Poignaud) Léon Auguste 03 mai 1873  Pugny  (bourg)
Poigneau (Poigneaud) Marie Malvina 18 Mars 1877  Pugny
Poigneau Marcelline Rosalie 12 Avril 1880  Pugny
Merceron Victoire 12 Mars 1832  Pugny (bourg)
1891 Poigneau Joseph 48
Merceron épse Poigneau Félicité Rosalie 55
Poigneau Honorine Justine 23
Poigneau Marie Olinda 22
Poigneau Léon Auguste 17
Poigneau Marie Malvina 14
Poigneau Marcelline Rosalie 11
1901 Poignaud Joseph 59
Merceron épse Poignaud Rosalie 65
Poignaud Marcelline Rosalie 20
1906 Pintault Pierre Henri 26 Décembre 1864 Vernoux en gatine  (la raillolière)
Hussaud épse Pintault Marie-Louise hélène 11 Juin 1861 Vernoux en gatine (bourg)
Pintault Henriette Yvonne Augustine 12 Juin 1895 Neuvy-Bouin (l’étang)
Pintault François Henri 05 Mai 1897 Neuvy-Bouin  (l’étang)
Graton Lucien 1898 Niort

Joseph POIGNEAU (ou POGNARD, POIGNANT), a exercé plusieurs métiers, il est journalier (1867) , carrier (1869-1873), garde particulier (1877) garde forestier (1880) son épouse MERCERON Rosalie est couturière (1869). Ils ont habité le bas bourg avant de résider au bois.

En 1886, ils vivent au bois avec leurs 5 enfants : Honorine Justine, Marie Olinda (lingère), Léon Auguste (domestique), Marie Malvina (lingère), et Marcelline Rosalie.

Une tante ainée maternelle est également avec eux : Victoire MERCERON.

En 1891, la composition de la famille est la même seule la tante ne réside plus au bois.

En 1901, seuls restent le père, la mère et la fille cadette Marcelline Rosalie âgée de 20 ans, lingère.

En 1906, la famille POIGNEAU a quitté le bois. Ils sont remplacés par une famille PINTAULT  originaire de Vernoux en Gatine.

Le père Pierre Henri PINTAULT est bûcheron, il réside au bois avec son épouse Marie-Louise hélène née HUSSAUD, sa fille Henriette Yvonne Augustine, son fils François Henri et un enfant assisté Lucien GRATON âgée de 8 ans.

le Bois