Tous les articles par admin

LES OBJETS RELIGIEUX EN PROVENANCE DU CHÂTEAU (PART 3)

Après l’étude du plateau avec ses burettes  et du calice , nous terminons cette rubrique consacrée aux objets religieux en provenance du château avec le ciboire.

Ciboire

Cet objet a également été présenté lors de

 l’Exposition de l’Art Sacré en Deux – Sèvres ,en 1999 Année du Patrimoine.

Il figure dans le catalogue  édité par les Musées de Niort et le Conseil Général des D-S :  Orfèvreries religieuses du XVI – XVIIIe siècle Tome 1.

Cette  pièce d’orfèvrerie a été fabriquée à Paris au XVII ème siècle (1665-1666) par un maître orfèvre anonyme.

Elle est en argent repoussé, ciselé, doré, cuivre repoussé, gravé, soudé et doré.

Les dimensions de ce ciboire sont :

– H : 25 cm – diamètre du pied: 13,5 cm – diamètre de la coupe: 13,5 cm

Poinçons : 

Les poinçons sont difficilement lisibles

1/ Maître orfèvre : sous le pied, sous le couvercle, la coupe FB (?) avec 2 grains de remède au dessus de part et d’autre d’une fleur de lis montée sur un piétement et surmontée d’une petite couronne ouverte, maître parisien non identifié.

2/ Poinçon de jurande de paris :  V couronné avec les branches barrées pour la période  15 juin 1665 au 21 juin 1666.

Bien qu’appartenant à un modèle largement répandu au XVII ème siècle, le ciboire, rare à cette époque dans nos régions, présente ici un intérêt exceptionnel en raison du décor très particulier et fort soigné dont il a fait l’objet. En effet, si le pied à larges feuilles nervurées de perles présente aussi une moulure classique d’oves , les deux collerettes à godrons remplacent les habituelles bagues de perles. Le nœud en poire renversée, largement évasé, s’orne de trois têtes d’angelots en décors d’applique et en très fort relief alternant avec des chutes de fruits.

Le couvercle assez aplati présente, à son sommet, un mamelon où alternent feuilles nervurées amaties et cabochons ovales brunis, le tout sommet d’une croix vissant par une douille filetée, avec collerette à godrons plantée d’une croix;

Tout ce décor serait classique si l’ensemble du vase, pied, coupe et couvercle, n’avait été enrichi d’une très délicate décoration, en applique, de motifs symétriques végétaux découpés, volutes, fleurons et galons, en cuivre rouge, entièrement rehaussé de gravure et doré.

Ce procédé de décoration utilisé aussi systématiquement, vise le même effet  que les guipures, broderies  ou applications de dentelles de la même époque. il se remarque aussi, sur les deux autres pièces ayant fait partie du même ensemble à l’origine (Calice , patène, ciboire) et désormais partagé entre deux églises de paroisses voisines. Leur  contemporanéité est attestée par la présence du même poinçon de maître-orfèvre avec un décalage d »un an seulement entre la fabrication du ciboire (lettre V pour Paris 15 juin 1665 au 21 juin 1666) et celle du calice (lettre X pour 1666 – 1667). Par ailleurs calice et ciboire portent, comme le plateau qui les accompagne avec ses burettes, les mêmes armoiries d’alliance. Celles-ci sont finement gravées sur une réserve du fond argent du pied du calice le reste du vase étant totalement doré.

Il reste à savoir comment ce décor exceptionnel a pu être fixé sur les 2 vases et la patène du calice.

Aucune soudure par apport de métal n’est visible et ce procédé est à exclure compte tenu du travail énorme et pratiquement irréalisable qu’il aurait nécessité pour apporter le matériau de soudure tout au long des motifs découpés. Le rivetage n’aurait pas mieux convenu. En fait, un examen très poussé permet de constater que cette décoration est exécutée en une seule pièce découpée dans le cuivre, ce qui constitue déjà une véritable prouesse mais permet d’assurer avec succès l’opération suivante la mise en forme sur le vase. Cette dernière consiste à faire épouser parfaitement à l’ensemble des motifs, solidaires, le galbe du vase par simple pression et léger martelage. Il reste alors à fixer définitivement ce décor sur le support d’argent. La seule hypothèse qui, à nos yeux du moins, puisse expliquer la perfection de l’adhérence de l’un sur l’autre, et en tous points, serait la suivante : c’est par la couche de dorure finale que s’opère la soudure en chauffant la pièce à orner par dessous ce qui suffit à fixer du même coup, par la fusion de la très faible couche d’or, les motifs de cuivre conducteur de la chaleur. Cette opération ne présente aucune complication particulière puisqu’elle exploite tout simplement le procédé courant de la dorure au mercure. Celui-ci consiste précisément dans le fait de frotter l’ensemble des surfaces à dorer avec des boulettes d’amalgame d’or et de mercure et de fixer l’or sur le métal support en chauffant. Il semble donc que ce procédé permette aussi de souder uniformément un décor d’applique.

Ce type de vase correspond à un modèle largement répandu dans l’orfèvrerie française du XVII ème siècle jusque dans la première moitié du siècle suivant. Son décor unique lui donne ici un intérêt particulier.

Les armoiries d’alliance sont pour l’une : parti en un De Sainte Maure et en deux de Chateaubriand et pour l’autre partie en un d’Angennes et en deux de Vivonne. Elles sont figurées sur un manteau de pair de France, sommées d’une couronne ducale et entourées des colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit.

Pied du ciboire et ses Armoiries

 

Les travaux de l’A.C.P : nettoyage de la tour Sud

Cet été les membres de l’ A.C.P ont décidé de nettoyer l’intérieur de la tour sud qui se situe à gauche à l’entrée du château. Cette partie de batiment devrait être ouverte pour les prochaines Journées du Patrimoine. La première partie du chantier consiste à nettoyer l’intérieur de la salle ronde situé au niveau -1 de la tour

Francis est le maître d’œuvre de ce chantier.

Avec l’aide de Christian B, de Gilles B, Franck et Eric, Francis  tente de découvrir la destination originelle de cette salle.

Cette salle circulaire se situe au premier niveau de cave par rapport au niveau actuel de la route

Emplacement salle basse

On y accède à  l’intérieur du château par une petite porte cintrée

Entrée de la salle ronde

Actuellement les marches sont recouvertes de terre, due au remblai accumulé à l’extérieur (le niveau a été rehaussé de plus d’un mètre cinquante pour l’exploitation du premier niveau de la tour en étable).

Un premier nettoyage a été fait au printemps pour enlever les bâches plastiques et bouteilles de verres qui recouvraient le sol.

Les murs sont faits en schiste roux et jointés en terre. Le dôme a très certainement été jointé à la chaux durant la dernière exploitation agricole.

Cette salle, partie intégrante de l’ancienne tour sud, date de la fondation du château originel (fin 1400). Elle se trouvait intégrée à la muraille de défense. Son utilisation initiale n’est pas encore connue.

Selon les informations recueillies auprès des anciens habitants du site, elle aurait toujours été appelée « la prison », mais à ce jour nous n’avons que ces témoignages oraux pour conforter cette hypothèse. Plus concrètement, cette salle a servi au 20 ème siècle de poulailler ou de fosse à purin. La présence de latrines deux niveaux plus haut amène également l’hypothèse que cette salle ait pu être la fosse de récupération. Nous n’avons pas découvert en l’état de sortie de latrines dans la salle.

Samedi dernier, le chantier a débuté par l’enlèvement de la couche de terre intérieure afin de trouver le niveau réel du sol et dégager les marches pour accéder à la salle.

Le sol est recouvert d’un amalgame d’environ 60 cm composé de sable, de chaux et de glaise. Cette matière provient du remblai extérieur que les pluies ont charrié au cours des dernières décennies.

Vue de l’entrée depuis l’intérieur
Le dégagement des marches
Dégagement du remblai .
A l’extérieur, Gilles et Christian évacuent le remblai
Vue du chantier en fin de matinée

 

Le dégagement total du remblai nécessitera encore deux ou 3 matinées de travail. Les  bénévoles désireux de participer à ce chantier peuvent se faire connaitre auprès de Francis : fbchateau.pugny@orange.fr

PIERRE SAVIN, SOLDAT DE LA GRANDE ARMÉE DE NAPOLÉON MORT À 20 ANS

Fusiliers de l’infanterie impériale française vers 1810

Sur les  registres d’état civil  de la commune de Trayes en date du 15 février 1812, on relève l’enregistrement du décès le 8 décembre 1811 de Pierre SAVIN, à l’âge  de 20 ans. Ce jeune soldat est décédé à l’hôpital militaire de Hambourg, en Allemagne du nord, à 1300 km de son foyer.

Extrait du décès de Pierre Savin AD 79 Trayes 1812

Ce Pierre SAVIN était :

  • le fils de François SAVIN (1744-1820) domestique,  et  de Perrine CHAIGNEAU (1752-1812), de Trayes
  • le petit-fils de Pierre SAVIN (1726-1781) et de Marie CHARRIER (1723-1783), de Largeasse
  • le neveu de Pierre SAVIN (1766-1841), combattant vendéen, et de Marie-Louise POIGNANT (1768-1836) de Pugny

On trouve son signalement sur  le « Registre des matricules de l’armée napoléonienne »  (garde impériale et infanterie de ligne) pour la période 1802-1815 » (source internet).

Fiche militaire de Pierre Savin

Ce conscrit, simple domestique,  a été recruté à Moncoutant, par le tirage au sort du n°20. Il était brun,  plutôt grand pour l’époque : 1m 70. Il a été affecté au 17ème régiment d’infanterie de ligne, 1erbataillon, 2ème compagnie.

Lui qui était né en 1791 dans une famille ensuite très impliquée dans les guerres de Vendée n’avait pas eu d’autre choix que de servir dans l’armée impériale de Napoléon. Les tirages au sort des conscrits dans le bocage étaient alors très encadrés par la gendarmerie, suite à des troubles à Courlay en 1806. Les réfractaires étaient alors inlassablement pourchassés et leur famille condamnées à de lourdes amendes.

Incorporé le 7 juin 1811, Pierre Savin  est mort le 8 décembre d’une forte fièvre à l’hôpital d’Hambourg. Le document ne précise pas si elle est la conséquence d’une blessure ou d’une maladie.

Pourquoi  Hambourg ?

Cette importante ville libre portuaire de la Hanse a été occupée par les français en 1806 au moment de la défaite des prussiens face à Napoléon. Comme elle avait des relations commerciales historiques avec l’Angleterre, l’arrivée des français a entrainé une vive hostilité de la population.  C’est pour mieux contrôler ce territoire que Napoléon l’a transformé le 1er janvier 1811 en département français à part entière, celui des «  Bouches de l’Elbe ». Napoléon estimait pouvoir construire à Hambourg plus de vingt-cinq bateaux de guerre par an, objectif jamais atteint.

Carte de l’empire français en 1811. http://www.napoleon-empire.net

A cette période l’empire français comptait 130 départements et comprenait l’Allemagne du nord et de l’ouest, la Belgique et les Pays-Bas, la Catalogne et une partie de l’Italie jusqu’à Rome. Le département des Bouches de l’Elbe, le plus au nord de l’empire, a existé jusqu’à la défaite de Napoléon et son abdication le 6 avril 1814. Les troupes françaises ont dû  affronter à Hambourg une révolte en mars 1813 et ensuite un siège de 6 mois des armées prussiennes, russes et suédoises à partir de décembre, pour finir par être évacuées en mai 1814.

Donc, si le régiment de Pierre Savin a été envoyé à Hambourg  en 1811, ce n’est pas pour y faire la guerre (on était alors en paix) mais pour maintenir l’ordre dans une région hostile à l’invasion française.  Il est à noter que le 17ème régiment d’infanterie à ensuite participé à la campagne de Russie en 1812, et que ses survivants ont combattu en Allemagne en 1813. Des compagnons de régiment de Pierre Savin, il en est donc bien peu qui ont survécu et sont revenus dans leur foyer.

Le résumé de la vie de Pierre Savin, c’est sa petite enfance dans un bocage dévasté par la guerre civile et les exactions des armées républicaines ; le retour à la paix et la reconstruction ; l’adolescence vécue dans un bocage surveillé par les gendarmes qui pourchassent les jeunes réfractaires à l’armée et les prêtres dissidents ; un tirage au sort malheureux ; l’inquiétude et les larmes de sa famille ; l’incorporation et de longues marches épuisantes ; un grand dépaysement dans un pays occupé froid et inhospitalier ; sans doute bien des souffrances avant d’expirer dans un hospice militaire sordide…

L’information de son décès mettra plus de 2 mois à parvenir dans les Deux-Sèvres. A peine trois mois après l’annonce de la mort de son fils, sa mère décédera à Largeasse le 11 mai 1812.

Merci à Bernadette et Raymond pour leurs recherches qui ont permis de faire revivre le terrible destin de ce malheureux jeune homme.

Intervention de la grue télescopique.

Après plusieurs journées de préparation, l’intervention de la grue pour la remise en place de la ferme tombée lors de la catastrophe d’avril dernier a pu se faire le 31 mai .

Avec le soutien de plusieurs membres de l’ACP l’opération de mise en place , de fixation de la ferme et des gros éléments de charpente a été une réussite.

Cette intervention a été réalisée grâce au mécénat de la société CMI (CHAUDRONNERIE MAINTENANCE INDUSTRIELLE) sise Za les plantes, 79600 Louin que nous tenons à remercier vivement pour leur générosité.

Nous transmettons également tous nos remerciements aux employés de la CMI : Dominique  pour la réalisation du projet et à Reynald qui a effectué l’intervention de levage.

Arrivée de la grue de la CMI sur site
Reynald commençant la manœuvre.
Gilles assure la liaison avec Reynald.
Déploiement de la flèche télescopique
Christian, Reynald et Gilles lors du positionnement de la ferme sur son nouvel emplacement.
Positionnement des pannes.
Préparation de la pose de la poutre faîtière.
David et Eric posent la poutre faîtière
La grue télescopique vu de la cour haute
La grue quitte le château

Un grand merci aux bénévoles de l’ACP: Christian R, Christian B, David T, Gilles B, Natou B

Une vue des principaux métiers des pugnaciens en 1906

Christian nous propose de nous arrêter un instant sur le recensement de 1906 à PUGNY, Il en a dégagé les principales professions exercées par les habitants de l’époque.

Lors du recensement de 1906 de la commune de Pugny, on dénombrait 106 ménages soit 413 habitants répartis dans 100 maisons,
Auguste Bilheu en était le maire.
La population était constituée de 87 artisans, commerçants, cultivateurs, curé, enseignants (voir listing ci-dessous, individus mentionnés en tant que patron)
mais aussi d’une majorité (92) d’ouvrières, ouvriers et domestiques agricoles travaillant chez les artisans ou chez les cultivateurs de la commune ou des communes voisines.

D’après le recensement de 1906 (Archives Départementales 79) de Pugny

1739-1741 : UNE FAMILLE DE PUGNY ÉMIGRE AU CANADA

Monsieur Jean-Pierre Mortaud, qui est originaire de notre bocage, a bien voulu nous autoriser à publier un document qu’il a rédigé pour ses proches au sujet de lointains cousins canadiens. En effet, il a découvert qu’un couple de Pugny de sa famille a émigré en  deux temps (1739 et probablement 1741) vers Montréal, au Canada. Nous le remercions bien vivement de nous avoir fait partager cette trouvaille.

Il s’agit du couple Jean Payrault et Marie Guérineau. Ce couple s’est marié à Pugny le 28 novembre 1730. Jean Payrault était tisserand à la Forge de Pugny, Marie Guérineau était de la Vergne du Breuil Bernard.

Voici son document :

Document « Une tante au Canada par M. Jean-Pierre Mortaud »

Travaux préparatoires à la remise en place de la ferme

Mardi et jeudi dernier, les membres de l’ACP ont continué la préparation pour la remise en place de la ferme.

Les nouvelles pièces de charpente ont été livrées sur site,  Christian, Colette et Natou ont préparé les madriers de soutènement qui ont été montés au premier étage grâce à l’aide de Thierry et de son télescopique.  Nous attendons maintenant l’intervention de la grue pour redresser et remettre en place la ferme.

Natou s’assure du niveau des attaches des madriers porteurs
Les madriers sont montés par Thierry au volant de son télescopique
Les madriers de renfort sont en place

 

François Vidal (1779-1865), maréchal à Pugny, maire de 1813 à 1840

Jean-Philippe revient sur la vie d’un pugnacien  François Vidal.

François Vidal a été maire de Pugny de 1813 à 1840 avec une brève interruption en  1815 et en 1826. Durant ce très long mandat, il a connu 5 régimes politiques et deux insurrections dans le bocage en 1815 et 1830.

Marié à Pugny à Marie Louise Blais, de la paroisse de Vernoux. Ils eurent ensemble 12 enfants et une très nombreuses descendance.

Jean-Philippe a pu retrouver 2 anecdotes qui évoquent François Vidal dans ses fonctions de maire de Pugny dans les volumes 2 et 3 de l’histoire des Deux Sèvres de Jules Richard, écrits en 1848 et 1864. Cette histoire locale qui va de 1790 à 1830, mentionne peu de maires de petites communes. Mais François Vidal devait être bien connu pour son fort caractère…

Retrouvez l’intégralité de ces recherches sous notre rubrique « Histoire locale » :

FRANÇOIS VIDAL (1779-1865). MAIRE DE 1813 À 1840

Une kermesse à Pugny fin des années 40

Avec l’arrivée des beaux jours, les fêtes font leur retour.  Ce mois ci nous nous remémorons les fêtes d’autrefois avec une kermesse à PUGNY que l’on situe aux alentours des années 1948/1950.

La plupart des protagonistes de cette joyeuse troupe ont été identifiés, mais nous faisons appel à vos souvenirs pour retrouver les noms des enfants sur le reste du défilé et surtout l’événement auquel il se rapporte

Une kermesse à Pugny

C’est Paul POIGNANT avec sa barbe et son accordéon qui emmène cette joyeuse troupe.

La mariée est Louisette GUILLON/BISLEAU

Le marié est joué par Claude GEAY

La demoiselle et le garçon d’honneur sont respectivement :

Nicole TEMPEREAU/POIGNANT et Gilles BOISSONNEAU

Un très grand merci à Marie-jo et Gilles pour leur contribution.

LES OBJETS RELIGIEUX EN PROVENANCE DU CHÂTEAU (PART 2)

Nous poursuivons ce mois ci sur les objets religieux en provenance du château , ayant transité par  l’église du Breuil-Bernard avant de rejoindre les  collections du musée  Agesci de Niort

Aujourd’hui notre étude porte sur le calice :

Calice de Pugny provenance de la Chapelle du Château

Cet objet a été présenté lors de

 l’Exposition de l’Art Sacré en Deux – Sèvres ,en 1999 Année du Patrimoine.

Il figure dans le catalogue  édité par les Musées de Niort et le Conseil Général des D-S :  Orfèvreries religieuses du XVI – XVIIIe siècle Tome 1.

Cette  pièce d’orfèvrerie a été fabriquée à Paris au XVII ème siècle (1654) par un maître orfèvre anonyme.

Elle est en argent martelé repoussé, ciselé, estampé et partiellement doré.

Les dimensions de ce calice sont :

– H : 24,7 cm – diamètre du pied: 14 cm – diamètre de la coupe: 8,7 cm

Poinçons : 

Aucun poinçon de maître orfèvre n’est visible.

1/ Poinçon de jurande : sous le pied, difficilement lisible, mais de lecture néanmoins certaine: lettre majuscule I couronnée, barrée à mi-hauteur – Paris, décembre 1653 à décembre 1654 (plutôt que 1677-1678, période pour laquelle un I assez semblable a été utilisé)

2/ Poinçon de décharge : sous le pied et sur la coupe, un fleuron dans un ovale, décharge pour Angers (1693-1695)

Sur l’objet : 

Il s’agit ici de l’une des pièces les plus élaborée en orfèvrerie religieuse conservée en Deux-Sèvres. Elle était ignorée jusqu’à une date récente.

Son auteur, malheureusement anonyme, y fait preuve d’une réelle virtuosité. La décoration obéit à la mode en vigueur à cette époque quel que soit le lieu d’origine de l’objet et il y a beaucoup de similitudes entre cet exemplaire parisien et les très beaux calices angevins à fausse coupe du canton de Mauléon. Tous les décors en relief sont dorés, les fonds conservant la tonalité argent.

Au pied classique à acanthes ajourées, succède la non moins fréquente moulure d’oves. Le bombement du pied présente trois têtes d’angelots, rapportées, alternant avec des instruments de la Passion liés par un ruban flottant : couronne d’épines et clous, cimeterre et roseau, croix avec l’éponge et la lance.

Têtes d’angelots de petite taille, rapportées,  alternent sur le nœud avec des chutes de fruits sur les guirlandes partant des ailes. Un culot de feuilles  nervurées occupe la moitié de la hauteur de cet élément.

Le même répertoire que sur le pied est repris sur la fausse-coupe dont la bordure est constituée de palmettes. Les têtes d’angelots alternent avec les instruments de la Passion disposés ou attachés en sautoir : verges et fouet, colonne et échelle, marteau et tenailles.  Ces éléments sont surmontés d’une graine ou d’un fleuron.

L’ensemble de ce décor repoussé au relief sculptural doré se détache sur un fond amati.

Ce calice provient de l’église du Breuil-Bernard qui conserve aussi l’ensemble plateau-burettes, calice, armoriés provenant à l’origine de la chapelle du château voisin de Pugny et datées des années 1666-1667.

On peut se demander si cette belle pièce, parvenue en parfait état, mais sans patène,  n’aurait pas été offerte par la même famille à l’église paroissiale, une douzaine d’années auparavant.

L’absence de poinçons hormis la lettre annuelle de Paris difficilement décelable dans les repoussés du décor, a probablement mené au marquage de cette pièce quarante ans après sa fabrication à Angers, à titre de recense et peut être à l’occasion d’une redorure.

Travaux de toiture suite à la catastrophe

Ce lundi 7 mai, quelques membres de l’A.C.P s’étaient réunis pour continuer la préparation de la reconstruction de la charpente suite à la catastrophe du 1er avril dernier.

L’opération du jour était délicate il fallait dégager la panne faîtière restante ainsi qu’une autre panne, toute deux restées en équilibre sur la ferme couchée.

Avec délicatesse et patience les tuiles , lattes, et chevrons ont été enlevés, tout en maintenant étayées la ferme et les pannes.

A 17 heures, l’opération était couronnée de succès.

Un merci chaleureux aux membres qui ont permis cette réalisation et à Christian B qui immortalisait l’instant entre deux seaux de gravas.

Le chantier à l’arrivée des travailleurs
Natou, Francis et Eric entament l’enlèvement des tuiles restantes
Christian ROY de passage est venu encourager les travailleurs
Francis et Eric au dégagement de la panne faîtière
Fin du chantier. prochaine étape : remise en place de la ferme avec un camion grue.

Scènes de l’école de PUGNY entre 1895 et 1905

Faisant suite à l’article de Christian sur l’emplacement de l’école de Pugny entre 1836 et 1880, Jean Philippe nous apporte des photos d’époque qui sont parmi les plus anciennes que l’on puisse retrouver sur Pugny.

Vers 1898 Enfants dans la cour de l’école de Pugny

Sur cette photographie se trouvent :  André Poignant né en 1888 (enfant dans la chaise au centre de la photographie, rendu partiellement invalide par la polio) et sa sœur Marie Poignant- Brossard née en 1891. Leur mère, Marie Léontine Beaujault, épouse Poignant, est née au château de Pugny en 1857. André Poignant y vivra plus de 40 ans et y décédera en 1972.

A noter que sur les 7 enfants, 6 sont pieds nus par cette belle journée d’été.

Vers 1900 Mme Lavaud femme de l’instituteur de Pugny

Ecoles publiques et logements des instituteurs à Pugny

 

Grâce à Nicole Marsault, nièce de Bernard Billeaud, lequel fut secrétaire de mairie de Pugny et qui préserva des documents destinés à être détruits, Christian et Eric ont pu prendre connaissance des différents lieux qui ont servi d’école publique où les enfants de Pugny depuis 1836 ont pu apprendre à lire, écrire et compter.

Plan de Pugny avec les emplacements successifs de l’école

Plan établi par le secrétaire de mairie E. Robert le 22 juillet 1880 et approuvé par le maire Pierre Bilheu

 

Écoles publiques et logements des instituteurs à Pugny

  1. Voir plan (repère rose)

Un bail est signé entre Pierre Savin habitant la Maupetitière (propriétaire d’une petite maison située derrière chez M. Denis près du cimetière et jouxtant le jardin de Debordes, démolie en 1997 par la Commune pour faire un parking), François Vidal (maire de Pugny) et Pierre Baujeault (adjoint).

Ce bail concerne ce qui sera le logement de l’instituteur pour une durée allant de la St Michel 1836 à la St Michel 1842 pour une valeur annuelle de 36 francs. Les frais de notaire s’élevant à 44 centimes de droit simple, 44 centimes de double droit et 9 centimes pour décime.

  1. Voir plan (repère jaune)

Le 24 avril 1841, sur ordre du Sous-Préfet, le conseil municipal composé de :

Poignant Joseph*,  Beaujault Pierre,  Vidal Augustin,  Grellier Pierre, Boche François**,  Dieumegard Alexis,  Savin Auguste ( a vérifié la gestion de l’ex-maire Vidal François).

Lors de cette réunion, il a été décidé de donner le presbytère et le jardin attenant pour l’instituteur pour y faire la classe dans une salle qui servait autrefois d’écurie à la cure.

Le bail pour le logement a été prolongé pour la même somme de la St Michel 1842 à la St Michel 1843, signé entre Auguste Savin (propriétaire) et Jean-Baptiste Grellier (maire), vu par le Sous-Préfet Pelletan, il a été approuvé par les conseillers Dieumegard, Beaujault, Savin, Vidal, Poignat, et approuvé par le Préfet De Saint Georges.

* Poignant Joseph : ancêtre de Jean-Philippe, Nathalie, Hervé, Jacky et autres Poignant de Pugny, frère de l’ancêtre de Christian.

** Boche François : arrière-arrière grand-père de Christian

  1. Voir plan (repère bleu foncé)

La commune signe un bail à compter de la St Michel 1848 et d’une durée de 6 ans avec Jean Fallourd du Bas-bourg pour une maison d’école composée de 2 chambres hautes et 2 chambres basses, d’un jardin et le droit de fournil au four du propriétaire. Approuvé par le Préfet le 9 février 1849.

  1. Voir plan (repère vert foncé)

Bail entre Pierre Jadeau (habitant la Pesantière de Moncoutant, tuilier et propriétaire d’une maison destinée à devenir la nouvelle école) et Augustin Vidal (maire) pour la période du 29/9/1854 au 29/9/1859, moyennant un loyer de 70 francs par an. Ce document est approuvé par les conseillers Grellier, Beaujault, Dieumegard, Beaujault, Bilheu, Vidal, Savin, Poignant. Il pourrait s’agir de la maison de M. Denis.

  1. Voir plan (repère rouge)

Le 12 février 1857, un nouveau bail est signé entre Pierre Jadeau et Pierre Bilheu (maire) pour 2 ans. Ce bail concerne la location, pour un loyer annuel de 100 francs, d’une maison comprenant 2 chambres au rez-de-chaussée, 2 chambres à l’étage, grenier, hangar, cave four et fournil, un jardin avec puits. Le cimetière jouxte à l’est, au midi et au couchant la place publique et au nord Debordes. Le conseiller du Préfet mentionne que «ce bail cessera si la commune devient propriétaire d’une maison spécialement affectée au service de l’instruction ».

 

  1. Voir plan (repère bleu clair)

Le 30 mai 1858, un bail est signé entre François Billy (fermier à la Sapinaudière de Largeasse), Louis Grellier (cultivateur au bourg de Pugny) et Pierre Bilheu (maire) pour la location d’une maison devant servir de maison d’école pour une durée de 6 ans.

Cette maison comprend 2 chambres au rez-de-chaussée, 2 chambres au premier, grenier, cave, écurie et 2 petits jardins, le tout situé côté couchant au chemin de Pugny à Chanteloup et au nord à Vidal.

Des travaux doivent être réalisés (crépi dans des chambres devant servir de salle de classe, ouverture de fenêtre, cheminée dans 2 salles).

Les conseillers Poignant, Beaujault, Savin, A. Vidal, Z. Vidal, Beaujault, Diemegard, Grellier entérinent le bail pour un montant de 110 francs.

Un échange de courrier entre le Sous-Préfet, le Préfet et l’Inspecteur d’Académie précise que la maison servira d’école et de mairie.

  1. Voir plan (repère vert clair)

Le 28 décembre 1880, l’acte de vente d’une propriété appartenant à Baptiste Constant Mottard (ancien marchand de grains) et Célestine Vidal (son épouse) habitant la Chapelle St Laurent est signé avec Pierre Bilheu (maire) habitant aux Baraudières devant Me Fernand Réau notaire à Moncoutant.

Cette propriété acquise au prix de 11 800 francs, actuellement habitée par l’instituteur, comprend 3 chambres basses avec caves en dessous, plusieurs chambres hautes, grenier, 2 écuries, fenil, toits, hangar, cour avec puits avec à l’est la propriété de Charles Bouillaud (demeurant à la Châtaigneraie), au nord le chemin du cimetière et au chemin vicinal N° 3 de Pugny à Largeasse.

Un projet d’appropriation et d’agrandissement de l’école argumenté par une enquête rédigée par l’Inspecteur primaire le 23 mars 1883 dans laquelle il précise qu’il y a 34 garçons et 35 filles de scolarisés (scolarisation de 5 à 13 ans) et qu’il doit y avoir une douzaine d’enfants venant des autres communes, mais habitant près de Pugny, il faut donc envisager 2 classes non mixtes.

L’enquête fait état de 403 habitants à Pugny et indique que la population doit s’accroître parce que l’agriculture a besoin de bras.

Ce projet ne prévoyant qu’un seul logement, il faut donc envisager de mettre un instituteur marié à une institutrice.

Le projet ne se réalisa pas.

Ce qui constitue actuellement la mairie et qui abrita aussi l’école et le logement de l’instituteur était une auberge construite aux environs de 1873.

Les instituteurs de Pugny  (d’après les recensements, Archives Départementales)

1836 : Jean-Baptiste Rousseau (22 ans)

1872 : Guy Touchon (62 ans)

1876 : Eléonor Robert (26 ans)

1881 : Léandre Poinot (26 ans)

1886 : Désiré Dessault (25 ans)

1891 : Désiré Dessault (30 ans)

1901 : Ferdinand Lavaud (38 ans)

1906 : Ferdinand Lavaud (43 ans)

Projet d’appropriation et d’agrandissement de l’école d’après l’enquête de l’Inspecteur primaire M. Appraillé le 23 mars 1883

Plan du projet d’extension
Presbytère de Pugny

Intervention et premiers travaux suite à la catastrophe

Les membres de l’A.C.P se sont réunis dimanche 15 avril, pour déblayer les restes de la toiture tombée .

La pluie ne nous avait pas permis d’intervenir en sécurité depuis la catastrophe.

Jacky Poignant (le dernier locataire du site) nous avait gentiment mis à disposition une remorque agricole pour l’enlèvement des gravats.

Les travailleurs ont retroussé leurs manches et en deux heures, le plancher était complètement nettoyé. Les gravats évacués, et les pièces de charpente triées et rangées.

Cette intervention nous a permis de faire un point plus précis sur la situation et les travaux à engager.

Le chantier à l’arrivée
Marc-André dégageant la ferme
Christian, Gilles et Marc-André en plein effort.
Natou, Gilles et Christian au déblaiement
Échange d’idées
Le chantier au départ des travailleurs

Guerre 14-18 : le livre d’or des morts pour la France de Pugny

Jean-Philippe nous propose un article sur le livre d’or des « morts pour la France » de Pugny.

A peine un an après la fin de la guerre et quelques jours après le retour dans leur foyer des derniers soldats mobilisés, l’Etat a lancé le projet d’un Livre d’or comprenant les noms de tous les soldats morts durant la guerre 14-18 qui serait déposé au Panthéon (loi du 25 octobre 1919).

Ce livre d’or devait être établi par chaque commune qui remontait son recensement à la préfecture puis au ministère des pensions. Le projet n’a finalement jamais abouti mais les documents préparatoires établis en 1929 ont été conservés aux archives nationales.

Pour Pugny le livre d’or regroupe 20 noms classés par ordre alphabétique.

Retrouvez l’intégralité de cet article sous la rubrique « Histoire locale »