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Guerre 14-18 : le livre d’or des morts pour la France de Pugny

Jean-Philippe nous propose un article sur le livre d’or des « morts pour la France » de Pugny.

A peine un an après la fin de la guerre et quelques jours après le retour dans leur foyer des derniers soldats mobilisés, l’Etat a lancé le projet d’un Livre d’or comprenant les noms de tous les soldats morts durant la guerre 14-18 qui serait déposé au Panthéon (loi du 25 octobre 1919).

Ce livre d’or devait être établi par chaque commune qui remontait son recensement à la préfecture puis au ministère des pensions. Le projet n’a finalement jamais abouti mais les documents préparatoires établis en 1929 ont été conservés aux archives nationales.

Pour Pugny le livre d’or regroupe 20 noms classés par ordre alphabétique.

Retrouvez l’intégralité de cet article sous la rubrique « Histoire locale »

Intervention des membres de l’A.C.P suite à la catastrophe

Avec le retour du beau temps , nous allons enfin pouvoir déblayer les gravats (tuiles)  suite à l’effondrement du toit au dessus du porche, faire le point sur les parties récupérables de la charpente et surtout avoir une vision nette des dégâts.

Jacky Poignant (le dernier locataire du château) nous met gracieusement à disposition une remorque pour procéder à cette évacuation.

Nous interviendrons dimanche après midi à partir de 14 h 00, Les membres de l’A.C.P qui seront disponibles et tous les volontaires seront les bienvenus. Merci de vous faire connaitre via notre adresse mail: fbchateau.pugny@orange.fr

Vu de l’intérieur du bâtiment

 

Une catastrophe au château

Dans la matinée de dimanche dernier, le linteau intérieur en bois d’une gerbière  située au dessus du porche a cédé.

Par malheur, une ferme en chêne prenait appui sur ce linteau. Cette ferme se trouvant ainsi déséquilibrée, la toiture s’est effondrée à l’intérieur du bâtiment.

Les dégâts sont très importants et vont nécessiter une intervention rapide avec de gros moyens.

Vu des dégâts depuis la cour intérieure.
Vu de l’intérieur du bâtiment

Cette partie de charpente était pourtant la mieux conservée de l’ensemble des bâtiments.

Le porche refait en 1557 par Guy de Sainte-Maure se trouve directement menacé.

Devant l’urgence d’effectuer la remise en état de cette partie de toiture un appel au mécénat et au financement participatif est lancé.

 

Une famille de Pugny et la guerre de 1914-1918

Prenant comme support la commémoration du centenaire de la guerre 1914-1918 , Jean Philippe rend hommage aux soldats de Pugny morts au combat, à travers l’histoire de sa propre famille : Marie Léontine Beaujault, née au château de Pugny en 1857, mariée à Jean Baptiste Poignant, né à Pugny en 1851. Une partie de la famille de Marie Léontine et Jean-Baptiste (enfants, petits enfants et arrières petits enfants ) a habité au château jusqu’au début des années 2000. Leurs descendants en exploitent encore les terres. La découverte d’anciennes photos de famille il y a quelques mois lui permet d’illustrer cet article.

1915 Marcel Poignant

Les objets religieux en provenance du château (Part 1)

En décembre dernier, nous avions publié un article sur les objets religieux en provenance du château  , retrouvés à partir des dessins d’ A. BOUNEAULT.

Grâce aux recherches effectuées par notre ami Remy BILLAUD nous sommes en mesure d’apporter plus de précisions sur ces magnifiques objets:

En effet ces objets ont été présentés lors de

 l’Exposition de l’Art Sacré en Deux – Sèvres ,en 1999 Année du Patrimoine.

Ils figurent dans le catalogue  édité par les Musées de Niort et le Conseil Général des D-S :  Orfèvreries religieuses du XVIe – XVIIIe siècle Tome 1.

  Revenons tout d’abord sur le plateau et ses deux burettes.

Burettes sur leur plateau provenant de la chapelle du château de Pugny

Ces  pièces d’orfèvrerie ont été fabriquées à Paris au XVII ème siècle (1665-1670) par un maitre orfèvre aux initiales  « CD ».

Elles sont en argent martelé repoussé, ciselé, estampé et doré.

Les dimensions de ces objets sont :

– pour le plateau : L : 29,2 cm – l: 21,5 cm – H : 1,8 cm

-Pour les burettes : H : 12,5 cm – diamètre du pied 5,1 cm

Comme nous pouvons le voir sur la photographie ci-dessus sur le plateau sont gravées les armoiries composées de deux écus. Le premier concerne les familles de Sainte Maure, duc de Montausier et de Châteaubriant, le second concerne les familles d’Angennes, marquis de Rambouillet et de Vivonne.

Bien que protestant à l’origine Charles de Sainte-Maure, Baron de Salles puis Marquis de Montausier, seigneur de Pugny et de Châteauneuf en Largeasse, Maréchal au régiment du camp d’Angoumois, gouverneur des provinces de Saintonge et Angoumois, se convertit au catholicisme en 1645 afin de pouvoir épouser Lucie, Julie d’Angennes.

Charles de Sainte-Maure est Pair de France, responsable de l’éducation du grand dauphin, il jouit à ce titre d’une belle fortune et ces objets iront embellir la chapelle de son château de PUGNY.

Ils rejoindront par la suite l’église du Breuil-Bernard et sont aujourd’hui parmi les collections du musée  Agesci de Niort

 

«  » » Sur les objets :

Le plateau ovalaire correspond à un modèle connu au XVII° siècle. Il s’orne sur le pourtour d’une bande de feuilles triples, repoussées, ciselées et découpées à l’extérieur, présentant une ove au centre. La liaison entre ce motif et le marli est marqué par une moulure d’oves et rais de cœur estampée et soudée. La dépression centrale porte dans la réserve argent et dans un cercle, les armes d’alliance finement gravées par les mêmes mains et déjà décrites sur les autres pièces de cet ensemble.

Les deux burettes, identiques, ont la forme réduite des aiguières à l’antique: corps ovoïde sur piédouche à bordure ajourée de feuilles et col à bec très important, largement échancré. les couvercles à charnière ont disparu. Les anses rappellent un modèle répandu déjà sous la Renaissance avec leurs courbes en S, ornées de feuillages, perles et une tête de personnage terminant en fait la gaine de feuillage intérieure.

L’historique de cet ensemble porté sur la fiche de classement, mentionne que les deux burettes étaient présentes en 1889, mais que l’une d’entre-elles avait été perdue lors du classement en 1901. On ne sait pour quelle raison l’auteur de la note ajoute qu’une copie aurait ensuite été exécutée, car les deux burettes que nous avons trouvé en 1983 sont incontestablement du XVII° siècle dans leur dorure d’origine portant aussi les mêmes armoiries gravées par la même personne. Il faut en déduire que l’exemplaire manquant a dû être retrouvé à une date inconnue sans qu’il n’en ait été fait mention.

Leur identification par les poinçons:

Pour le plateau :

1/ maitre orfèvre: Sous le plateau, poinçon sous une couronne, elle même surmontant une fleur de lis, deux grains de remède, les initiales C et D de part et d’autre du différent qui semble être une lampe de  sanctuaire. Ce détail indiquerait la spécialité du maitre en orfèvrerie religieuse. Le rattachement à Paris nous semble d’autant plus logique que les pièces de l’ensemble ciboire calice patène auquel appartient le plateau avec ses burettes sont eux-même parisiens.

2/ traces d’un poinçon au même endroit laissant deviner une palmette pratiquement non identifiable.

Pour les burettes :

Aucun poinçon n’y est visible. En réalité le marquage avait dû être pratiqué sur les couvercles articulés qui ont été arrachés

 

Sources: catalogue  édité par les Musées de Niort et le Conseil Général des D-S :  Orfèvreries religieuses du XVIe – XVIIIe siècle Tome 1. 1999

Bénédiction des cloches de l’église du Breuil-Bernard

Christian BOCHE nous propose ce mois ci un article concernant un épisode de la vie des De Mauroy à PUGNY : (Document trouvé aux AD79 du Breuil Bernard en 1754 page 26/65)

On trouve dans les anciens registres d’état civil du Breuil-Bernard un document relatif à la bénédiction des cloches de cette église en 1754 par les seigneurs de Pugny.

Bénédiction des cloches du Breuil-Bernard

Ce document se retrouve également page 370 du livre de Joseph BERTHELE : Recherches pour servir à l’histoire des arts en Poitou édité en 1889.

Dans cette partie de l’ouvrage consacré aux cloches poitevines, Joseph BERTHELE, donne la transcription du document ci-dessus qui lui a été fourni à l’époque par Florentin PUICHAUD, ancien maire de Moncoutant, membre du conseil d’arrondissement de Parthenay, et accessoirement propriétaire du château de Pugny à cette date.

«  » L’an 1754, le 31 juillet, les cloches de cette paroisse furent fondues aux Aubiers, par le nommé Charles AUBRI, qui les a garanti, sous peine de les refaire, pendant l’espace de 3 ans.

La bénédiction en a été faite dans notre église du Breuil-Bernard par Mre Mathurin CHEDEVERGNE, archiprêtre de Parthenay, curé de la Chapelle-Saint-Laurent.

Ont assisté pour nommer les dites cloches, savoir, premièrement, la grosse : haut et puissant seigneur Denis-François de Mauroy, seigneur de cette paroisse du Breuil-Bernard-Pugny, lieutenant-général des armées du Roy, marquis et gouverneur de la ville et château de Tarascon, avec Melle Richard de la Ménardière (?) pour représenter la haute et puissante Delle Anne de Mauroy, aussi dame de cette paroisse et sœur du dit seigneur, à laquelle grosse cloche ils ont donné le nom de Anne-Françoise;

Secondement, la petite a été nommée par hault et puissant seigneur marquis Jean-Denis de Mauroy, fils du dit seigneur, officier dans le régiment du roy, avec haulte et puissante dame Geneviève Lamoureux de la Javellière, sa belle mère, à laquelle petite cloche ils ont donné les noms de Denis-Geneviève. » »

Ces cloches n’existent  plus, probablement détruites à la révolution.

Scènes de la vie rurale

Au milieu du XXème siècle, le château était habité par trois familles qui exploitaient les terres alentours.

La cour du château a donc abrité des scènes de la vie rurale aujourd’hui disparues. Ces photos en restent un témoignage.

N’hésitez pas à nous contacter si vous reconnaissez des proches sur ces photos.

Années 1930 ou 1940 battages au château de Pugny

Le dépôt PUICHAUD aux archives 79

Il arrive qu’au cours de nos recherches nous butions sur un problème. Nous créons une nouvelle rubrique sur le site « le coin des chercheurs »  ayant  pour but de demander l’aide de tous les chercheurs qui auraient connaissance de la réponse, ou de leur fournir l’objet de nos recherches afin qu’ils puissent nous contacter si une information concernant ces recherches parvenait à leur connaissance.

Notre première demande d’aide concerne  Le dépôt PUICHAUD aux archives 79

Dans son ouvrage : Recherches pour servir à l’histoire des arts en Poitou , Joseph BERTHELE, mentionne page 278 le fait que Florentin PUICHAUD a récemment donné aux archives départementales des deux-sèvres les comptes du château de Pugny pour la période 1588-1589.

Cet ouvrage, édité en 1889 laisse penser que ce don a été fait à la fin des années 1880

Les comptes du château mentionnés  par BERTHELE dateraient de la période protestante du château en effet de 1588 à 1589 les propriétaires du château étaient la famille De Sainte-Maure.

Malgré de nombreuses recherches aux Archives des Deux-Sèvres, ce dépôt n’a pas pu être retrouvé à partir du classement en vigueur aujourd’hui.

Il pourrait avoir été classé dans un dossier qui ne fait ni référence à Pugny ni à Florentin PUICHAUD.

Un appel est lancé aux nombreux chercheurs et habitués des archives départementales: si vous voyez tout ou partie du don PUICHAUD dans un dossier, nous vous serions reconnaissant si vous aviez la bonté de nous en faire part.

Avec tous nos remerciements par avance.

don Florentin PUICHAUD

Révolte de 1792 : lettre Marcollay à la garde nationale de Parthenay

Transcription de la page 10 de la liasse  AN F7 3690/1-6. Archives départementales de Vendée extraits des  Archives Nationales concernant les guerres de Vendée

Copie de la lettre du sieur Marcolay fils au sieur Biget commandant de la garde nationale de Parthenay en date du 21 de ce mois.

A la Chaberandière le 21 aout 1792.

Monsieur et cher ami,

Je m’empresse de vous donner avis que tous les aristocrates de ce pays vont dans toutes les maisons pour emmener tout le monde par force au château de Pugny, et mon papier vous prie en conséquence d’envoyer le plus tôt possible des forces pour s’opposer aux trames de ces gens. Je vous prie de m’excuser si je ne vous en dit pas d’avantage.

Je suis avec respect, Monsieur votre très humble et très obéissant serviteur,

Ainé Marcolay (il s’agit sans doute d’une erreur de transcription pour Aimé Marcollay)

Nota : L’auteur de cette lettre est maintenant détenu au château de Pugny ayant été pris le jour d’hier avec son frère.

Pour copie conforme signé Bonnin

Extrait de la la lettre Marcollay

Le destinataire de cette lettre : Jacques Nicolas Biget (1729-1811)

Né et décédé à Parthenay. Issu d’une famille de commerçants et d’artisans identifiée à Parthenay dès le XVIème siècle.

Il fut reçu maître orfèvre à Parthenay en décembre 1756, et se maria à Marie Anne Bernard en l’église Saint-Laurent le 14 février 1757.

Juré garde en 1784, puis lieutenant de la milice bourgeoise en 1785-1789. Premier capitaine dans la compagnie des grenadiers de la garde nationale de Parthenay, il la commandait  en 1792, avant de démissionner en mars 1793.

Nommé juge de paix en 1795. En mai 1796, il déclare « qu’il est père de dix enfants dont six ont volé au secours de la patrie; qu’il les a habillés plusieurs fois à ses dépens ; qu’il a été pillé par les brigands qui l’ont forcé à quitter son domicile pendant plusieurs mois et que son revenu ne consiste qu’en une petite métairie de peu de valeur ».

L’auteur de la lettre : Louis Aimé Marcollay (1767-1847)

Né à La Chapelle Aux Lys (85), décédé à l’Absie

Issu par son père Pierre Jacques d’une famille de marchands et de marins rochelais. Sa mère, Marie Anne Vandé de Billière, était la fille du régisseur des biens de l’abbaye de l’Absie. Les parents de Louis Aimé ont acheté le domaine de la Chabirandière à Largeasse en 1788.

Officier de santé, chirurgien, Louis Aimé Marcollay s’est marié en 1800 à Largeasse à Henriette Pavin

Membre de la société de vaccine en l’an 13 (1805). Mentionné en 1811 pour avoir vacciné gratuitement.

Il fut maire de la Chapelle Seguin de 1805 à 1815.

Il existe trois autres frères Marcollay qui ont joué un rôle notable en cette période troublée. Nous ignorons lequel fut emmené par les insurgés avec Louis Aimé au château de Pugny :

Pierre Henry (1766-1846). En 1792, il était vicaire constitutionnel de Largeasse. Défroqué en 1793, il fut maire de Largeasse pendant plusieurs dizaines d’années.

Louis Marcollay (1769-1849) fut également officier de santé et chirurgien.

François (1772-1814). Gendarme. Notamment impliqué en 1808 lors d’une opération à Scillé contre des réfractaires à la conscription.

Il est également à noter que le curé constitutionnel de Largeasse en 1792 était Louis Vandé, oncle des frères Marcollay.

Le logis de la Chabirandière, demeure en 1792 de la famille marcollay                                            Photo du site www.culture.gouv.fr

Merci à M. Albéric Verdon, dont le blog gatine-parthenay.pagesperso-orange.fr m’a fourni des informations essentielles sur Jacques Nicolas Biget et Louis Aimé Marcollay.

Merci à Nadine Raffin et Raymond Deborde dont les blogs m’ont permis de compléter ces biographies en recoupant des informations

J-P. Poignant

Lettre Marcollay AD85

http://gatine-parthenay.pagesperso-orange.fr/personnes/b/biget.html

http://gatine-parthenay.pagesperso-orange.fr/personnes/m/marcollay.html

http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2016/03/26/33456284.html

https://arbredenosancetres.wordpress.com/2018/01/11/equipee-sauvage-dans-le-bocage/

L’insurrection de 1792 selon Ernest Pérochon

Ernest Pérochon (1885-1942) est le plus grand écrivain deux-sèvrien. Né à Courlay dans une famille de paysans protestants, il y fut instituteur, puis à Saint Paul en gâtine et ensuite Vouillé.

Ernest Pérochon (1885-1942)

Son premier roman « Les creux de maison » fut publié en feuilleton dans l’Humanité  (alors dirigée par Jean Jaurès) en 1912. Il obtint le prix Goncourt en 1920 pour Nêne. « Les gardiennes » a été adapté au cinéma en 2017 avec Nathalie Baye et Laura Smet.

Tous ces romans ruraux font de Pérochon le Zola des paysans du Poitou. Mais ses romans historiques sont moins connus.

Les deux premiers parus en 1933 et 1934, « Barberine des genêts » et « Les endiablés » racontent une histoire d’amour impossible à Courlay entre une fille protestante et un jeune catholique pendant les guerres de Vendée.

1ère édition de Barberine en 1933

Les descriptions de Pérochon, même si elles ne sont pas d’une totale rigueur historique, sont très intéressantes. L’auteur y donne des détails qui lui ont sans doute été transmis par la tradition orale de la deuxième génération  de témoins des guerres de Vendée.

Le troisième chapitre de « Barberine » dont vous trouverez en lien la copie  évoque la révolte de Moncoutant en 1792. Les « gars » de Pugny, présentés comme des acteurs majeurs du soulèvement,  y sont de nombreuses fois cités.

Ce roman, publié en 1976 avec son jumeau « Les endiablés » sous le titre « Au cri du chouan » est une  lecture incontournable pour tout amoureux du bocage et pour toute personne qui veut chercher à comprendre  les guerres de Vendée.

Bonne lecture.

J-P Poignant

3ème chapître de « Barberine des genêts ». 

Au cri du chouan 1976

Une superbe photo des années 40

Un grand merci à Nathalie Poignant-Bodin et à Bernard ,son père, pour cette magnifique photographie prise devant les anciennes écuries fin des années 1940.

la famille POIGNANT au château

Sur cette photographie on reconnait à gauche Bernard POIGNANT et à droite son père Raoul POIGNANT.

 

Le même endroit 70 ans plus tard :

les anciennes écuries en 2017

Une anecdote généalogique sur la famille BOCHE de la Pinière du Breuil Bernard

Christian Boche nous  propose une anecdote sur un de ses ancêtres :

Pierre Boche (né le 24/1/1752 à la Maupetitière du Breuil-Bernard, décédé le 4/7/1808 à Montigny) marié à Jeanne Gaspard (née probablement en 1753, décédée le 6/10/1828 à Clazay), ils vivaient au village de la Pinière du Breuil-Bernard où sont nés leurs dix enfants entre 1778 et l’an II.

Grâce aux documents découverts par Bernadette  aux Archives Départementales d’Angers (cote 1L837) et issus du dossier du «Comité royaliste du Breuil-Bernard » , Christian est en possession de 2 réquisitions datant de 1793 ordonnant à son ancêtre d’aller chercher une charretée de bois et de donner 2 pains à la troupe.

Les comités royalistes ont fonctionné dans le nord Deux Sèvres de Juin 1793, période ou l’insurrection vendéenne a atteint sa plus grande extension avec la prise de Saumur, à septembre 1793 période ou les attaques des armées républicaines se concentrent pour aboutir à la défaite vendéenne de Cholet en octobre.

C’est une structure d’administration locale qui organise notamment le recrutement et l’approvisionnement des troupes.

Les documents conservés aux archives d’Angers sont exceptionnels. Il est très probable qu’ils servirent  de preuve aux autorités républicaines lors de la grande répression de la fin 1793 qui aboutit  à l’arrestation de plusieurs centaines de personnes.

Boche de la Pinière

20 prisonniers de Pugny et des environs exécutés à Saumur en décembre 1793

Un nouvel article dans notre rubrique des guerres de Vendée qui vous fera découvrir un des épisodes dramatiques de cette épouvantable guerre.

Pugny avait 370 habitants en 1793, seulement 202 en 1800, soit une baisse de 45% . (source Wikipédia)

Si l’on entre dans la Vendée militaire par le sud-est, Pugny est une des premières communes dont la population a lourdement payé son attachement « A Dieu et au Roi ».

Le document en pièce jointe évoque l’exécution de 6 prisonniers de Pugny et de 14 autres des communes alentour.

Ces hommes, combattants vendéens capturés ou simples suspects raflés par les autorités républicaines du bressuirais, furent convoyés en octobre et novembre 1793 à Saumur pour les éloigner des zones « infestées de brigands ».

En décembre 1793, alors que la grande armée vendéenne se disloquait à la fin de la virée de galerne, les autorités républicaines se lancèrent de Nantes à Chinon dans une longue série d’exécutions sommaires de plusieurs milliers de prisonniers, hommes, femmes et enfants.

20140916_094736Le mémorial de Bournan à Saumur.

Photo site www.vendeensetchouans.com

Ce document décrit les circonstances de la mort de ces 20 hommes.  Pour ne pas oublier que notre république s’est hélas construite sur des crimes abominables.

J-Philippe Poignant

Vingt prisonniers exécutés à Saumur en décembre 1793

Merci à M. Jean Rigaudeau, Christian et Richard, dont les informations m’ont éclairé pour rédiger cet article.

Une pensée à Nadine qui a publié dès 2012 sur son blog « La maraîchine normande »un article sur les exécutions de Saumur.

Une mention également du site www.vendeensetchouans.com qui a publié en 2015 un article sur le Mémorial des fusillés de Bournan à Saumur.

http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/04/10/23977706.html

http://www.vendeensetchouans.com/archives/2015/01/02/31243931.html

Les loups de la Gâtine

Pour continuer notre découverte de l’histoire locale et des traditions populaires, cet article vous fera découvrir diverses histoires de loups dans notre Gâtine.

Même si nous connaissons tous l’histoire du petit chaperon rouge, aujourd’hui, nous nous promenons dans les bois en sachant que le loup n’y est pas.

Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Il y a à peine un siècle que les loups ont disparu de notre région. Les documents ci joints  vont vous permettre de découvrir que les contes pour enfants pouvaient parfois devenir réalité.

 Tout d’abord, Bernadette nous a procuré un article issu du Bulletin de la société Historique de Parthenay n°19 paru en 1970. Son auteur est M. Arthur Michonneau.

Histoire de loups en  Gâtine 

Toujours dans ses recherches, Bernadette nous a permis d’identifier l’origine d’un calvaire situé en lisière de la forêt de l’Absie.

La croix Jeanne de l’Absie

Pour continuer vous trouverez ci-dessous des extraits d’un article de M. Frédéric Dumerchat paru en 2010 dans le Bulletin de Liaison des Sociétés Historiques des Deux-Sèvres.

M. Dumerchat est le co-auteur d’un livre paru en 2013, « Histoire et mémoire du loup en Charentes, Poitou et Vendée ».

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Autre livre qui parle des loups dans les Deux-Sèvres, « L’homme contre le loup » (Fayard 2011) de M. Jean-Marc Moriceau. Vous trouverez également des extraits en cliquant sur ce lien. 

L'Homme contre le loup

Enfin je joins à cette page le lien de divers articles parus sur les loups dans les Deux-Sèvres et dans le Poitou.

Un article de notre amie Nadine qui effectue un travail colossal dans la « Maraichine normande », et qui a retranscrit en 2012 une publication de Henri Gelin, instituteur et historien Deux Sévrien dans les Mémoires de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres – 1905

http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/12/07/25764309.html

Deux articles extraits de l’excellent blog régional de Mme Gloria Godard « Lulu la sorcière », sur « Les chasseurs de loups dans la Généralité de Poitiers – 1751 – 1787 » et « L’attaque des Loups de Latillé en 1751 ».

http://lulusorciere-archive.blogspot.fr/2011/11/les-chasseurs-de-loups-dans-la.html

http://lulusorciere-archive.blogspot.fr/2013/05/les-loups-de-latille-avril-1751-echo.html

Un article sur le site de la commune d’Ayron (86) qui évoque également les attaques de loup en 1751.

http://www.ayron.fr/fr/information/49702/les-attaques-loups-1751

Bonne lecture à tous

J-Philippe Poignant

Le boisselier fendeur de Pugny

Pour débuter ce mois de février Bernadette nous propose un article remanié sur Joseph Dieumegard   le boisselier fendeur de PUGNY.

Nous avions fait paraître en mai 2017 une ébauche de cet article réalisée à partir d’un extrait de journal écrit par Maurice POIGNAT .

Joseph DIEUMEGARD et son fils devant leur atelier à Pugny

Pour compléter les deux extraits du « Petit Courrier » de 1940 actuellement sur le site, Bernadette a rédigé un article plus étoffé à partir d’échanges de courriels avec Mr Jacques Dieumegard, petit-fils du  boisselier Joseph Dieumegard. Nous publions cet article avec son aimable autorisation.

Dieumegard boisselier fendeur

Merci à Rémy pour ses précieuses informations concernant l’outillage du boisselier.