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UN NOUVEAU RECORD POUR LE SITE INTERNET

Cette nouvelle année est décidément l’année de tous les records.

En effet mercredi 18 mars, nous avons eu  1 221 connexions  pour cette seule journée.

Le précédent record de connexions journalières était de 866 connexions le 7 janvier dernier.

l’ afflux de connexions de cette seule journée du 1 mars a généré   4429 pages lues.

Ces résultats sont encourageant pour notre équipe, merci à tous!

Le château fait la couverture d’un roman.

Nous avions commenté en novembre 2018, la sortie du premier roman de notre ami Richard Lueil, fondateur du blog  » Chemins Secrets ».

Ce premier roman avait pour titre : « Le souterrain au trésor »

Dans le cadre de la parution du second tome, Richard avait émis l’idée de se servir des caves du château pour la réalisation de la couverture.

Ainsi en fin d’année dernière, photographe, figurants, auteur et amis avaient envahi les lieux pour un « shooting ».

Premiers repérages
Premiers essais
Auteur et photographe examinent les premiers résultats
Seconds essais
Le photographe cherche la bonne luminosité
Les figurants se relâchent
Puis la séance reprend
Pause café avant la reprise
D’autres angles sont testés

 

Le livre de Richard est sorti le 5 février, sous le titre:

Le souterrain au trésor,le secret du château de Puy-Gaillard.

 

Bonne lecture à tous

 

Les travaux du samedi de l’ A.C.P

Samedi dernier, les bénévoles de l’A.C.P ont repris leurs travaux du samedi.

Au gré de la météo, les activités ont évolué au cours de la journée.

  • Du débroussaillage et nettoyage de l’ancienne douve :

 

Gilles et Stéphane comparent leurs gants avant le travail
L’escalier menant à l’ancienne douve est débroussaillé et les ronces mises en tas.

 

  • Au remplacement de l’entourage de fenêtre de la cave :
Stéphane amène les montants en granit
Gilles à l’appareillage des pierres de la fenêtre.
Gilles, Bryan et Eric préparent la mise en place du linteau en pierre de taille
Appareillage terminé.

 

  • En passant par la confection de portes pour l’intérieur des caves.
Gilles, Anthony et Bryan préparent les montants pour les portes
Fixation des grilles dans le cadre
L’œil du professionnel pour l’équerrage
Anthony et Stéphane préparent les montants à l’intérieur des caves
Gilles teste la solidité des barreaux

 

Entretien des haies champêtres du château

Avant l’arrivée du printemps les haies du château doivent être taillées.

En particulier la haie champêtre qui borde l’ancienne douve route de la Penauderie. Cette haie ancienne a longtemps été à l’abandon et mérite d’être mise en valeur. Le projet serait de faire un plessage, comme on pouvait voir dans la première moitié du 20ème siècle dans les campagnes de la région.

La technique du « plessage »  est une technique traditionnelle de taille et tressage des haies vives afin de créer une clôture végétale naturelle. Une haie plessée est constituée en fendant, à proximité du sol, les troncs des arbustes ou en taillant et entrelaçant autour de pieux les rameaux des arbrisseaux qui la constituent. Les branches des arbustes fendus sont inclinées et tressées avec des piquets espacés ou bien avec certains arbustes laissés verticaux. Les rameaux sont pliés à l’horizontale et tressés de la même manière.

La haie plessée poursuit sa croissance naturelle et les arbustes fendus cicatrisent et se dédoublent. Le plessage peut se réaliser sur des haies sauvages comprenant des arbustes de plus de 10 cm de diamètre.

Le plessage permet d’obtenir des barrières infranchissables pour le bétail et les gros animaux. Il était donc adapté à la clôture des pâturages et cultures. On le rencontrait fréquemment dans la fermeture des potagers médiévaux qu’il protégeait de la divagation des bêtes.

Les haies plessées nécessitaient un entretien réduit car leur croissance était ralentie par l’inclinaison des troncs. Se régénérant naturellement, elles résistaient au vieillissement beaucoup mieux que les clôtures de bois mort.

Le plessage a presque totalement disparu de France. Quelques personnes le pratiquent encore en particulier dans le bocage bressuirais

Ce lundi avec Bryan nous avons procédé à la première étape, la préparation de la haie qui constituait  en la réduction de l’épaisseur et l’ébranchage.

Début de chantier.

 

Vue générale du chantier.

 

Bryan procède à l’ébranchage
Vue du chantier en fin de journée.

 

 

Les pluies de mars causent des dégâts

Les pluies incessantes de ces derniers jours ont fait monter le niveau de l’eau au niveau de la digue  derrière le château. Les terrains au dessus se sont gorgés d’eau.

Sous le poids, un gros pied de noisetier a glissé

et entraîné le mur de la digue sur une longueur d’environ 3 mètres.

Le mur de la digue est tombé dans le lit du ruisseau, l’obstruant complètement et faisant un barrage compact.

Ce barrage a dévié une bonne partie du débit du ruisseau vers l’ancien étang.

 

 

 

 

Les premiers travaux de l’année de l’ A.C.P

Malgré une météo hivernal, les membres de l’ A.C.P ont repris leurs travaux.

Depuis une quinzaine de jours, les membres se réunissent le samedi après midi, de 14 à 18h00.

Les premiers travaux ont consisté à terminer la couverture des anciennes cuisines:

Bryan, Stéphane et Anthony, positionnent les tiges de botte.

Les travaux suivants ont été la réalisation d’un volet de bois pour la fermeture d’une ouverture de façade des anciennes cuisines.

Stéphane et Gilles terminant la pose du nouveau volet

 

Les bénévoles de tout âge, qui souhaiteraient participer à nos travaux de restauration sont invités à nous rejoindre les samedis après midi au château de Pugny.

UN NOUVEAU RECORD DE CONNEXIONS

UN NOUVEAU RECORD POUR DÉBUTER LE MOIS.

En effet nous avons enregistré 12 072 connexions pour ce premier mois de l’année. Pour mémoire en février 2019 nous avions eu 6 042 connexions.

Le précédent record datait du mois de janvier 2020 avec un total de 11 785 connexions. Ce Record a été battu avec un mois ne comptant que 29 jours!!

Sur le cumul Janvier-Février, en 2019 nous atteignions 11 547 connexions, Cette année nous sommes déjà à 23 837 connexions sur cette même période.

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre, et toute l’équipe de l’ A.C.P vous remercie de l’intérêt croissant que vous portez à notre site.

Le château dans la presse locale

Dans son premier bulletin de l’année 2020  la commune nouvelle de Moncoutant sur Sèvre consacre 2 articles au château et à l’ ACP.

 

                                                 Couverture du bulletin

 

Le premier article concerne le « chantier d’insertion de Moncoutant » qui nous avait rendu visite en 2019

Le second article concerne les conditions d’ouverture au public du château de Pugny.

Retrouvez le  mag’info de moncoutant sur sevres sur le site de la commune :  http://www.moncoutant.fr/

Chants, contes et musiques du canton de Moncoutant

Afin de préserver la culture orale et musicale du canton de Moncoutant une cassette audio et son livret avaient été réalisés par l’association Métive (Maison des cultures de Pays de Parthenay), et édités par Geste Editions en 1994.

Ce collectage sonore a permis de fixer les chants et bruits de notre région.

Pugny était largement représenté dans ce collectage: par le chant de son forgeron Claude BILLEAUD, et par l’ambiance sonore d’un matin dans la ferme de Paul POIGNANT dans laquelle Paul et son père appellent les bêtes.

Couverture de la brochure

 

 

Le chant du forgeron de pugny

 

L’appel des bêtes par Paul POIGNANT et son père:

 

 

Un très grand merci à Jany ROUGER, pour son aimable autorisation.

Premiers résultats du collectage organisé lors de l’Assemblée Générale.

La première opération de collectage de photos et documents, réalisée à l’issue de l’Assemblée Générale, a été un succès.

De nouvelles photographies ont été découvertes, mais également des noms ont pu être mis sur des photos ou des cartes postales déjà en notre possession.

Nous allons commencé par une photographie prise « un jour de machine » dans les années 30-40.

Années 1930 ou 1940 battages au château de Pugny

Les Pugnaciens présents lors de ce collectage ont reconnu de gauche à droite:

  • Françoise THIBAULT
  • Marie Joseph GEAY
  • Eugène POIGNANT (le verre à la main)
  • Camille POIGNANT
  • Mimi ROY
  • ??

Merci en particulier à Paulo POIGNANT et son épouse, Mme Raymonde GUILLOTEAU née POIGNANT, Christian ROY, Gilles et Marie-Jo BOISSONNEAU, Jacques  BROSSARD, et tous ceux qui ont puisé dans leurs souvenirs pour permettre ces identifications.

 

Une nouvelle photographie nous a été remise, il s’agit de Jeanne et Camille POIGNANT avec leurs cochons. L’enclos se situait à gauche en entrant dans la basse cour, juste après le porche, devant les petits toits. Vraisemblablement la scène se passe dans les années 40- 50.

 

 

 

petite ballade en drone

Bryan nous offre une petite vidéo de l’arrière du bâtiment des seigneurs, prise grâce à un drone.

Bel hommage des travaux de dégagement effectués l’an passé par les membres de l’A.C.P.

Vidéo en ligne sur le compte instagram du château

ballade en drone

Un nouveau record pour débuter le mois.

Nous venons à nouveau de battre le record de connexions mensuelles depuis la création du site avec le mois de janvier 2020.

En effet nous avons enregistré 11 785 connexions pour ce premier mois de l’année. Pour mémoire en janvier 2019 nous avions eu 5 505 connexions.

Le précédent record datait du mois de juillet 2019 avec un total de 11 655 connexions.

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre, et toute l’équipe de l’ A.C.P vous en est reconnaissante.

Assemblée générale de l’A.C.P

Samedi dernier à la petite salle de la mairie de Pugny s’est tenue l’Assemblée générale de l’association des Amis du Château de Pugny (A.C.P).

Cette assemblée s’est déroulée en 2 temps:

1/ les rapports moral, financier et le renouvellement du bureau, présentés par le président à l’aide d’un diaporama:

Amis du Château de Pugny 2020

2/ puis, des habitants du village ont amené des photos dans le cadre du collectage organisé par les Amis du château.

Un très grand merci à Paulo POIGNANT, Jacques  BROSSARD      , Christian ROY,  Mme Raymonde GUILLOTEAU/POIGNANT, M et Mme BOISSONNEAU  pour nous avoir amené quelques pépites, que nous vous ferons découvrir tout au long de cette année.

L’enfer des guerres de Vendée à Pugny (1792-1795) : 3ème partie

Après avoir découvert dans les 24 actes transcrits en 1795 par l’abbé Guillon les victimes  d’exactions républicaines à Pugny en octobre 1793 et avril 1794,  nous allons désormais évoquer une nouvelle date qui illustre bien la complexité de la guerre civile.

Un dicton dit que « la vérité pure et simple est  rarement pure et jamais simple ». On peut aussi l’appliquer aux guerres de Vendée.

12 mai 1794 : encore trois nouvelles morts violentes.   

3 sépultures du registre paroissial de 1792-1795 sont en date du 12 mai 1794 :

  • Pierre Pol (environ 55 ans) « maçon de la Chapelle Saint- Laurent mort en cette paroisse le douzième jour ou environ du mois de mai »
  • Jacques Mesnard (38 ans) marchand de la Championnière de La Chapelle Saint Laurent, « décédé d’hier ».
  • Henry Mimault (âge non mentionné) sabotier au bourg de Pugny, « mort de la veille ».
Acte de sépulture de Pierre Paul (AD79 Pugny BMS 1792-1804, vue 3/175)

Contrairement aux événements d’octobre 1793 et d’avril 1794, ces trois inhumations à la même date ne sont pas écrites en continu et sont dispersées sur trois pages différentes, comme si la mémoire des témoins avait du mal à remonter. . .

Que se passait-il en mai 1794 dans les environs de Pugny ?

Et bien on en sait peu de choses. Sur toute la Vendée militaire, la politique de destruction systématique et d’anéantissement des colonnes infernales républicaines du général Turreau, exécutée  depuis la fin janvier 1794, est un échec militaire. Turreau va être démis de ses fonctions le 18 mai. Depuis leur sévère défaite du 18 avril à Boismé, les troupes républicaines semblent avoir évacué le bocage bressuirais. A Largeasse, et la Chapelle Saint Laurent, les officiers d’état-civil républicains ont cessé  leurs fonctions, avec un dernier acte le 30 mars à la Chapelle Saint Laurent (AD 79 en ligne NMD 1793-an VIII, vue 16/76 et 52/76) , et le 17 mars 1794 à Largeasse (AD 79 en ligne NMD 1793-an III, vue 28/35). On peut donc penser qu’en mai 1794,  Pugny et les environs sont plus ou moins sous le contrôle des soldats vendéens du général Marigny et de Louis Richard. La population traumatisée par de multiples exactions depuis 6 mois vit sans doute dans la crainte d’une nouvelle intrusion d’un détachement républicain.

Acte de sépulture d’Henry Mimault, (AD79 Pugny BMS 1792-1804, vue 5/175)

Henry Mimault et Pierre Paul, deux victimes qui sont de simples habitants, peut-être combattants vendéens.   

Henry Mimault, sabotier, était le descendant d’une vieille famille de Chanteloup et Pugny. Né en 1750 à Moncoutant, il s’était marié à Marie Rose Jadeau en  1783 à Pugny. Ils ont eu ensemble 3 enfants dont seule une fille, Marie, née en 1789, a vécu. Lors de son mariage précoce en 1804 à seulement 15 ans, il semble  qu’elle était alors orpheline.  Son mari, Jean Pierre Gautreau était un ancien combattant vendéen de Pugny.

Pierre Pol (ou Paul), était un maçon de la Chapelle Saint Laurent. Né en 1737 à Secondigny. Il s’y est marié à Marie Jeanne Maynard en 1764. Ils ont eu ensemble 7 enfants né à Pougne, Largeasse et Saint Jouin de Milly. Sa femme est décédée à Monfermier, village près du bourg de la Chapelle Saint Laurent,  le 19 février 1794 (acte de décès rédigé sur le registre d’état civil républicain, apparemment mort naturelle). Son frère, Réné Paul,  était alors propriétaire d’une partie de l’auberge des 3 piliers à Pitié (demande d’indemnisation de 1811 pour reconstruction, AD 79 1M604). Rien n’indique que Pierre Paul ait été combattant vendéen.

Jacques Mesnard : un personnage qui soulève de nombreuses questions. 

Jacques Mesnard,  marchand à la Championnière de La Chapelle Saint Laurent, y est né en 1762, et n’avait pas 38 mais 32 ans. Nous n’avons pas trouvé d’indice concernant son mariage.  Il était donc probablement célibataire. Son entourage familial très particulier peut faire émettre plusieurs hypothèses sur les circonstances de sa mort.

Acte de sépulture de Jacques Mesnard (AD79 Pugny BMS 1792-1804, vue 4/175)

Jacques était le fils aîné de Charles Mesnard, marchand « fabriquant » à la Championnière,  et de Marie Dugast ( décédée en 1790). Ce couple Mesnard-Dugast a eu 5 enfants dont 4 ont vécu. En plus de Jacques, Alexis né en 1763, Catherine née en 1771 et Madeleine née en 1774. Les Mesnard étaient une vieille famille de notables de Largeasse. Charles Mesnard était ainsi le cousin germain par alliance de Pierre Puichaud Duvivier, bourgeois républicain de Moncoutant, dont la maison avait été saccagée lors de la révolte d’août 1792.

Une affaire qui illustre la complexité de la guerre civile

Fin juin 1793, alors que les troupes républicaines de Westermann ont chassé l’armée vendéenne de Parthenay, une bande de soldats vendéens menés par Louis Gauffreteau, maçon de la Chapelle Saint Laurent, « est allée dans la maison du nommé Mesnard à la Championnière, pour le forcer de leur donner des comestibles, et sur le refus du dit Mesnard, l’a ainsi que ses enfants couché en joue, et l’a menacé de mettre le feu à sa maison. Il (Gauffreteau) est allé… notamment dans le courant du mois de juillet (1793) au bois du moulin aux Chèvres où les troupes de la république eurent un échec« .

Extrait du jugement de Louis Gauffreteau le 3 décembre 1793 mentionnant l’enrôlement forcé de Charles Mesnard et les menaces sur sa famille. ( AD 85 en ligne, archives de la guerre de Vendée conservées aux archives nationales cote AN BB3 15/10 vue 1/8 )

Nous savons que Charles Mesnard est « décédé en ville de Châtillon pendant la guerre de la Vendée dans le courant de l’année 1793 » (acte de mariage de son fils Alexis en 1814, AD 79 en ligne mariage 1803-1816 Chap. St Laurent vue 223/255).   Il a donc probablement été emmené de force par Gauffreteau et été tué début juillet lors des combats à Châtillon/sur/Sèvre où l’armée républicaine a été finalement écrasée.

Jacques Mesnard fait-il partie des « déclarations des différents témoins qui ont été produits » contre Gauffreteau lors de son procès en décembre 1793 à Niort?  On peut le supposer.

Linteau de 1776 dans hameau de la Championnière de ce qui fut probablement la maison Mesnard. Photo JP Mortaud

Finalement, que s’est-il produit le 11 mai 1794 à Pugny ? 

Un nouveau massacre lors d’une incursion républicaine ?  Les soldats bleus auraient alors tué dans leur folie meurtrière un homme qui n’était probablement pas du tout lié au insurgés vendéens? C’est possible.

Autre hypothèse : des soldats bleus tuent Mimault et Paul dans une escarmouche, et ensuite des combattants vendéens exaspérés, seraient aller trouver Jacques Mesnard, suspect d’amitiés républicaines,  et l’auraient exécuté en représailles? C’est aussi possible car on sait qu’il y en a eu à cette période plusieurs règlements de compte par des bandes vendéennes dans les environs de Pugny (Burnet-Merlin curé constitutionnel de la Chapelle Seguin  en avril 1794 ;  Dominique Cottenceau, officier municipal de Largeasse, le 5 juin 1794)

Cependant plusieurs éléments viennent encore compliquer les choses. Nous avons retrouvé un témoignage déposé chez notaire le 31 décembre 1793 de Jacques Mesnard en faveur de Jean-Clément Cendre, maire de Pugny, arrêté  comme chef vendéen et qui sera guillotiné à Niort en mars 1794. En cette période de terreur,  ce témoignage était un acte de courage qui pouvait coûter cher à son auteur. Jacques Mesnard n’a rien d’un révolutionnaire fanatique.

Transcription de l’acte notarié de témoignages en faveur de J-C Cendre. 31/12/1793 Etude Fradin Beliard Moncoutant

Enfin ses sœurs Catherine et Madeleine se marieront en 1795 et en 1797 à René Fradin, de Pugny et Jean-Pierre Roy,  de Boismé, tous les deux meneurs et soldats vendéens. Auraient-elles pu se marier aux compagnons d’armes de ceux qui auraient forcé leur père à aller combattre et ensuite tué leur frère?

Dans l’état actuel de nos connaissances,  nous pouvons  seulement constater 3 victimes de plus, dans une guerre civile abominable qui a déchiré les communautés villageoises.

De toutes les recherches que j’ai effectué sur Pugny, cet article est celui pour lequel j’ai passé le plus de temps à chercher des bribes de vérité. Je n’y ai trouvé que de nouveaux morts et de nouvelles  manifestations de la violence qui a dévasté notre région.

La mémoire de ces faits a sans doute animé de nombreuses veillées longtemps après la guerre. Mais elle a probablement aussi entraîné chez de nombreuses personnes une volonté d’oubli de toutes ces horreurs.

J-Philippe Poignant.

Merci à Jean-Pierre Mortaud et Raymond Deborde pour leur éclairage sur la famille Mesnard, ainsi qu’à Michel Chatry qui m’a confié la transcription de l’acte notarié du 31/12/1793.