La croix de Madaoua emblème d’une famille royale du NIGER

Le mois dernier nous apposions sur la maison ROY, un tirant avec une croix de Madaoua en croix de chainage de façade.

Cette  croix de Madaoua est l’emblème de la famille Royale  de Madaoua d’où est issue la propriétaire actuelle.

Un peu de géographie et d’histoire.

Madaoua est un territoire situé au sud ouest du NIGER.

Créé officiellement en 1908, poste militaire en 1902 puis cercle en 1909, le canton Gobir Toudou de Madaoua, unique canton du département, s’étend sur une superficie de 4 856 km2 pour une population de plus de 544 215 habitants.

Le Gobir Toudou est composé de 346 villages administratifs essentiellement sédentaires. Cependant il faut signaler la cohabitation avec 4 groupements nomades composés de Touaregs et de Peuls. C’est le plus grand canton du Niger. Il est dirigé par un roi appelé en langage Haoussa “Sarkin”. Aujourd’hui le canton de Gobir Toudou de Madaoua est divisé en secteurs dirigés par des princes choisis par Sarkin Gobir lui–même.

La famille royale est descendante de la dynastie fondée par MASSALATCHI MIKO, puissant guerrier, au milieu du 19eme siècle. Son fils DILLE dan MASSALATCHI qui régna sur le Gobir Toudou de 1902 à 1918, fut certainement le plus puissant des souverains nigérien de l’époque. Comme le veut la tradition locale, il épousa plusieurs femmes et eu 63 enfants (30 fils et 33 filles)

L’actuelle propriétaire du château est une descendante directe de ce grand monarque .

Dillé est le fils de Sarkin MASSALATCHI et de RAHI, fille de Sarkin Gobir BARTO, 272eme roi du Gober descendant direct du Sultan BARTOUATOUA.

Dillé est cité dans les mémoires du général Henry GOURAUD (Zinder-Tchad. Souvenirs d’un Africain, 1944)

À la mort de Massalatchi Miko un conseil de sages éleva Dillé Massalatchi au rang de “Magagin Kiara” pour conduire les affaires de sa communauté. La tâche ne fut pas facile car les harcèlements et les intimidations ne cessèrent qu’à l’arrivée de la mission française conduite par le capitaine Gouraud.

Dans un premier temps les tentatives d’alliance avec les Touareg furent vaines, ce qui d’ailleurs coûta la vie à un messager de la mission tué par les Touareg. En 1901 le capitaine Gouraud sollicita Dillé Massaltchi pour se rallier à la mission afin de combattre l’ennemi commun. C’est suite à cette entente que la bataille de Galma eut lieu le , se soldant par la défaite des Touareg avec la mort de leur chef Ediguini. Sortis victorieux, les Français octroyèrent à Dillé Massalatchi d’importants butins et un arsenal de guerre dont le tambour de guerre dénommé “Mainassara” avec d’autres tambours utilisés circonstanciellement.

En fin de mission le capitaine Gouraud remit à Dillé 18 fusils et des munitions plus un témoignage de satisfaction. Dillé et les siens ainsi armés, continuèrent à sécuriser leur région. La paix retrouvée de part et d’autre des prisonniers furent libérés.

Dillé Massalatchi organisa l’administration de Gobir Toudou conformément à la tradition. Ainsi la cour royale du Gobir Toudou se composa de : Sarkin Gobir Toudou, Inna Sarkin Gobir Toudou, des sarakan karaga (Dan galadima, Magagi Gari, Waziri, Bounou, Magagi Rogo, Marafa, etc.) des notables, des dogareys, des zagaygays et des griots accompagnés de kakaki. Chaque corporation de la société Gobir Toudou fut représentée à la cour. Le sarkin Gobir Toudou possède encore des guerriers, des invulnérables, des chasseurs pour ne citer que ceux-là.

Le Gobir Toudou a un drapeau, un hymne et une devise.

 

L’actuel Sarkin gober toudou sortant de son palais

 

La croix de Madaoua apposée sur la maison ROY fait partie d’un ensemble de 21 croix représentatives de régions du NIGER. On voit souvent en France la croix d’Agadez, appelée également croix du sud, ville touristique de l’Air au nord du Pays

La croix de Madaoua
Les 21 croix du NIGER

 

 

Projet de haie bocagère

Depuis quelques temps nous avions en projet de supprimer l’ancienne haie qui se trouve sur la digue à l’arrière du château car les racines des arbres qui la composent détruisent l’édifice qui borde la rivière.

Afin d’éviter d’endommager davantage la digue, il a été décidé d’abattre en totalité cette ancienne haie et d’en replanter une nouvelle plus en retrait.

L’abattage de cette ancienne haie fait l’objet des grands travaux d’hiver de l’ A.C.P.

 

Pour la nouvelle haie, il a été décidé au sein de l’association de replanter des arbres et arbustes si possible indigènes qui auraient pu être présents au moment de l’incendie du château en 1792.

Le but également est de préserver la biodiversité présente au château et aux alentours.

Marc a élaboré une liste de végétaux qui pourraient composer cette haie.

La plantation des végétaux est prévu pour cet automne, mais une première partie des 300 mètres de cette haie pourrait être plantée ce printemps pour essai.

Nous recherchons des jeunes pousses pour réaliser cette plantation.

Voici la liste des végétaux recherchés:

Acacia (Robinier faux acacia)

Amélanchier

Argousier (arbousier)

Ajonc

Aubépine

Bourdaine

Cornouiller mâle

Cornouiller sanguin

Cytise

Epine vinette

Figuier

Fusain

Genet

Genévrier

Houx

Merisier

Néflier

Noisetier

Pommier sauvage

Prunellier

Osier

Saule

Seringat commun

Sorbier

Sureau Noir

Troène commun

ainsi que du Bambou pour l’aménagement de la parcelle en bordure de ruisseau.

 

 

 

LES GRANDS TRAVAUX D’HIVER DE L’A.C.P (part 2)

Dans le cadre du projet de replantation d’une nouvelle haie, les membres de l’A.C.P ont entrepris de couper l’ancienne haie qui détruisait la digue.

ce samedi , Christian,  Anthony,  Marc,  Wilfried, Stéphane, Gilles, Francis, Bryan, Eric et Jacky ont profiter du soleil pour continuer l’abattage des arbres et le nettoyage de la digue.

les arbres coupés sont répartis en bois récupérable et branchages à incinérer
L’équipe se répartit le travail
Marc, Christian et Gilles à l’abattage d’un bosquet de noisetier
L’union fait la force !
On passe au suivant
Christian et Marc préparent les tas à bruler
Jacky dépose les branchages et ronces sur le bucher
Jacky aide Christian à attacher un filin pour maintenir l’arbre pendant la coupe
L’entaille ayant été faite à la base Jacky tire l’arbre vers le champ
Eric enlève les bois à récupérer
L’abattage se poursuit
L’élagage des arbres restants est fait par Christian et Jacky
Vue du chantier en fin de matinée
Des parties cachées de l’ancienne digue sont mises au jour
Gilles et Stéphane brulent les branchages aux pieds des bouleaux
Le chantier en fin d’après midi