Un million de pages lues !!!

Que de chemin parcouru depuis la création du site du château de Pugny!

Lors de sa création  le  15 novembre 2015, je pensais pouvoir faire une petite dizaine d’articles historiques et mettre quelques photos sur le château  pour alimenter un site “plutôt confidentiel” pouvant intéresser quelques amis et de rares curieux s’étant perdus dans les méandres de la toile . Dans mon esprit, après quelques mois le site tomberait en sommeil et disparaîtrait un jour comme tant d’autres avant lui !

Lorsque l’on tapait “pugny” dans la barre de recherche, on voyait des centaines de pages sur “Pugny-Chatenod” mais rien ou presque sur notre “Pugny en Poitou”.

Il est vrai que peu de gens s’intéressaient aux ruines du château et notre commune n’était pas encore rentrée dans l’ère numérique.

Moins de 4 ans et demi plus tard nous venons de dépasser le million de pages lues!!

J’en reste encore le plus surpris!  Il est vrai que lorsque l’on creuse un petit peu, il y a tant à raconter sur le château, les gens qui y ont vécu et surtout ceux qui vivaient sur le territoire des seigneurs de Pugny. On pense toujours que nos petites histoires locales ne présentent que peu d’intérêt, mais on se trompe notre “petite histoire” a autant d’Intérêt que la Grande et celles de nos ancêtres valent bien celles des “peoples”.

Aujourd’hui nous produisons 5 à 10 articles par mois suivant l’importance des sujets . J’en profite pour remercier chaleureusement Jean-Philippe Poignant pour le remarquable travail de recherches historiques qu’il doit faire pour la production des articles sur la vie des gens de Pugny autrefois; articles dont il nous fait profiter chaque mois.

Grâce à un petit groupe d’historiens et d’érudits (qui se reconnaîtront) les informations qu’ils nous donnent au travers de ces articles sont au plus près de la vérité historique et sont basées sur des pièces d’archives.

Je remercie également et très sincèrement les membres de l’A.C.P qui œuvrent tous les week end pour mettre à jour les ruines du château et rendre au lieu son lustre d’autrefois. Vous les reconnaissez chaque semaine dans les articles sur les travaux de l’A.C.P.

Un grand merci à Christian ROY, notre maire pour son implication active dans la symbiose entre le château et la commune de Pugny.

Pour finir un immense merci à vous,  inconnus qui nous suivez à travers le monde et qui faites que votre intérêt à notre site nous anime et nous pousse à continuer.

Carte des lieux de connexion au site en 2019

 

 

la foire de Pitié

Suite à notre article sur les jeune de Pugny à la foire de pitié, notre ami Rémy BILLAUD nous apporte quelques précision sur cette foire:

“”” La photo des personnes avec Paul Poignant est prise le 8 Septembre 1956.   C’était le jour de l’Assemblée de Pitié la date du 8 est plausible puisque les jeunes sont en couples,  ils étaient là pour la fête foraine. C’ était également jour du pèlerinage Fête de la Vierge.

Depuis des temps immémoriaux, cette foire annuelle aux bœufs, aux bestiaux, et aussi  pèlerinage fréquenté surtout par les femmes, avait lieu le samedi proche du 9 Septembre,  car la population ne travaillait pas ce jour-là. 

Elle était réputée en Gâtine et Bocage mais aussi sur la Vendée canton de la Chataigneraie,  St Hilaire de Voust  et St Mesmin, comme étant la foire aux Bœufs de travail et chevaux, mais aussi la foire aux melons et aux anguillettes. 

Elle s’est arrêtée en 2010, avec un grand regret pour la population.

Ci-joint une photo du champ de Foire en 1954, et une autre du grill des anguillettes.

Foire de Pitié en 1954 ou 1955

 

Foire de Pitie: Le grill des anguillettes – 04.09.1982

 

merci à Rémy pour ces précisions.

Un jour à la foire de Pitié (La Chapelle Saint-Laurent)

Lors de notre dernière assemblée générale, nous avions collecté des photographies. Nous vous présentons aujourd’hui une photographie prise le samedi 8 septembre 1956 à la foire de Pitié (La Chapelle Saint-Laurent).

La photographie représente les jeunes de Pugny.  Au centre nous reconnaissons Paul POIGNANT.

foire de Pitié 1956

 

Si vous reconnaissez les autres personnes n’hésitez pas à nous fournir ces informations avec notre adresse mail:  fbchateau.pugny@orange.fr

Merci à Paulo POIGNANT

La légende du timbre aux chats.

En septembre 2017, nous avions fait une première ébauche d’un article sur la légende du “timbre aux chats” article que vous pouvez retrouver dans notre rubrique “autour du château” dans le bandeau supérieur de la page d’accueil du site.

Suite à une investigation de notre équipe de recherche sur une pierre prise au départ pour un mortier à millet, nous avions découvert que le timbre aux chats est en fait un support de ”Bourdonneau ” de barrière de Gâtine.

Notre ami rémy BILLAUD, nous fait présent d’un article qu’il a rédigé à partir d’ouvrages régionaux  ainsi que de notes et photographies personnelles qu’il a prises :

La légende du Timbre aux Chats
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Le Timbre aux Chats est une auge de pierre, un petit bassin creusé dans une pierre de granit, qui se trouve à L’Humeau-Robinet au carrefour de la Route de La Chapelle-St-Laurent à Moncoutant et du Coudray de Chanteloup à Pugny, sur le bord de la route.

Photos du Timbre aux Chats prises par moi-même le 15-10-1991

La légende attribue à cet auge de granit, des maléfices. Le soir du Mardi Gras, les Chats de la région selon la tradition, se réunissent là pour faire la Fête. Cette légende du rassemblements des Chats, a maintenu cette croyance depuis des siècles. Tout gamin on nous parlait de ces ripailles festives des chats le soir du Mardi Gras.

Dans ” le Bestiaire Poitevin ” édité par le Foyer Rural de Saint-Loup-Lamairé on y lit ceci sur les raisons de ces rassemblements de Chats : ” Leurs fondements les plus profonds sont difficiles à déterminer. L’imagination populaire étant très fertile, l’origine de cette croyance est liée à des critères que nous ne nous permettrons pas de définir. Pour la plupart des témoins, on donne deux raisons pratiques au départ momentané de Chats. La première est liée au fait qu’a cette période de l’année, les chattes sont en chaleur. Les Chats disparaissent donc dans la nature. Cette solution est celle du Monde rural qui ne croit plus en cette coutume, et qui lui souhaite une explication cependant intéressante. La seconde raison est de source plus profonde : Le jour du Mardi Gras, les gens mangeaient beaucoup, on faisait des crêpes, des ” tourtissots ”… Les Chats attirés par ces bonnes odeurs étaient chassés des maisons. On entendait ” Toué le Chat , va t’en r’trouvi les aotres à La Croix Chabot ” ( autre lieu de rassemblement ). Alors on en concluait ” les Femmes v’zorez la Paix d’soér pass’que les Chats sont en ribote ”.

On disait qu’ils y allaient pour faire l’amour et qu’ils en profitaient pour désigner la plus belle chatte. Ils devaient se battre, pour l’avoir comme compagne. Ils chantaient, dansaient faisaient bombance avec les victuailles maléfiques du fameux Timbre de granit. L’imagination fertile des conteurs en ajoutait.

Plusieurs lieux sacrés pour ces moments de liesse des Chats, existaient dans la région outre le Timbre aux Chats de l’Humeu-Robinet de La Chapelle-St-Laurent : on connaît La Croix Chabot du Chillou-Lamairé, La Pierre de la Croix de Gratteloup à Vouhé, Le quéreux d’availle, la Croix Bouillé de la Touche de Cherves.

En 1896, dans le cadre du Congrès National de la Société Ethnographique et des Arts Populaires à Niort , il y eut une communication sur le Timbre aux Chats de l’Humeau-Robinet par Mr Casimir Puichaud Maire de Clazay de 1885 à 1889 et conseiller Général de l’arrondissement de Bressuire. Voilà ce qu’il écrit dans la publication en 1897 du livre sur l’Exposition de Niort de 1896 ” La Tradition en Poitou-Charentes ” Pages 235 et 236. Sa version succulente mérite d’être relatée :

” Certains animaux sont possédés du diable à périodes déterminées. Le soir du Carnaval, ce sont les chats, qui se réunissent à l’Ormeau-Robinet, nœud de routes plus connu sous le nom de Timbre aux Chats, parce qu’il y a dans cet endroit pour l’usage des Chats un Timbre, c’est-à-dire une auge. Elle et en granit. L’Ormeau-Robinet est au croisement, sur la route de La Chapelle-St-Laurent à Moncoutant, et de l’ancien chemin de Pugny avec celui qui lui faisant face, qui va se perdre dans les terres. Le soir du Carnaval donc, le Timbre aux Chats, cadeau du Diable, sert à leurs diaboliques agapes. Chacun des félins de la Région y dépose les reliefs qu’il a su dérober à ses hôtes. Le Lutin fournit le complément du festin. Toute la nuit l’air frémit de leurs miaulements effrayants, du bruit de leurs mâchoires. Malheur à qui les dérangerait : en un clin d’œil leurs griffes aiguës déchireraient l’imprudent, leurs dents acérées le dévoreraient.
Maints fermiers dont le Timbre a tenté la cupidité , l’ont emporté chez eux. Ils ont du le retourner. Tant qu’ils l’ont conservé leur maison était hantée. Des animaux inconnus rodaient autour, interdisant, par leurs cris épouvantables, à ses habitants de retremper dans un sommeil réparateur leurs forces épuisées, bouleversant les travaux de la journée, dévastant les cultures, salissant l’herbe des prés. Les animaux mouraient d’un mal mystérieux. La ruine arrivait à grands pas. Devant cette malédiction, le coupable réintégrait le Timbre à sa place primitive et retrouvait la tranquillité perdue. Le bétail prospérait, les prés verts se couvraient d’une herbe luxuriante, les moissons, merveilleusement se chargeaient du grain de vie. La ferme revenait au bonheur des vieux jours. De loin en loin, le maudit la visitait, mais sans avarie pour quiconque et quoi que ce soit. Il se contentait de ” richôgner ” à la fenêtre.

Il y a une dizaine d’année, une personne de Moncoutant décédée récemment dont je ne citerai pas le nom, férue de légendes et de patrimoine, emmena chez lui le fameux Timbre aux Chats. Le journaliste averti par un voisin qui avait vu la scène, fit un article plusieurs jours de suite dans le ” Courrier de l’Ouest ”, racontant les maléfices du Diable attribués à cet Timbre sacré, enjoignant de remettre à sa place l’objet emporté, sous peine des risques diablesques cités. Le lecteur objet du délit, superstitieux, pris peur et remis en place le Timbre célèbre. Il s’y trouve toujours, solidement scellé maintenant par précaution. Cette délicieuse légende perdure pour le plaisir des gens de la région.

Maurice Poignat, l’ancien Correspondant du Courrier de l’Ouest, dans son Histoire de La Chapelle-St-Laurent, ne manque pas de consacrer un petit chapitre sur ce Sabbat des Chats le soir du Mardi Gras, et sur le côté maléfique et mystérieux de ce Timbre de pierre.

Rémy Billaud le 31 Mars 2020
Bibliographie :
” Le Bestiaire Poitevin ” édité par le Foyer Rural de Saint-Loup-Lamairé Avril 1984
” La Tradition en Poitou et Charentes ” édité en 1897 par la Sté d’Ethnographie Nationale et D’Art Populaire congrès de Niort 1896.
” Histoire de La Chapelle-St-Laurent ” de Maurice poignat Juillet 1989
Notes et photos personnelles.

Un nouveau record pour le site

Le mois de mars ayant vu le confinement se mettre en place, le nombre de visites sur le site a tout naturellement augmenté.

Malgré un bug de notre hébergeur qui n’a pas comptabilisé la journée du 29 mars, nous atteignons  13 230 connexions pour ce mois de mars 2020 avec 62 807 pages lues .

Le précédent record datait du mois de février 2020 avec un total de 12 072 connexions.

Pour mémoire en mars 2019 nous avions eu 5 998 connexions

Pour vous remercier de l’intérêt que vous portez à nos travaux, nous essaierons de vous fournir des articles divers et variés pendant toute cette période de confinement.

Bon courage à toutes et à tous.