A vos agendas: PREMIER CHANTIER DE JEUNES AU CHÂTEAU

Nous vous rappelons qu’une journée « Chantier de jeunes » est organisée au château le mardi 9 juillet prochain par l’ A.M.J de Moncoutant-sur-sèvre , de 09 h 00 à 17 h 00.

Cette journée est ouverte pour les jeunes à partir de 12 ans.

Le programme de cette journée qui se promet d’être conviviale sera composé de plusieurs ateliers (Débroussaillage pour mise en valeur du site, construction de signalétique en palette…etc.)

Pour tout renseignement contactez L’ A.M.J.79320

Contact:
Geffard Jimmy animateur : 05 49 72 60 44
Mail: geffard.jimmy@gmail.com
Servant Luc Président Association: 06 49 38 09 33

Les travaux d’été de l’A.C.P (1ere partie)

Comme chaque semaine, les bénévoles de l’A.C.P se sont réunis pour ce premier samedi de l’été.

Annie, notre spécialiste végétation  a continuer ses « paillages au sel » afin de retarder la repousse des mauvaises herbes le long des bâtiments. Annie fait un débroussaillage manuel puis recouvre de tuiles la bande à traiter en salant.

Grâce à cette technique peu onéreuse, les membres de l’association  peuvent se consacrer aux travaux de recherche sur l’architecture des bâtiments

« Paillage au sel » réalisé par Annie devant la maison Roy.

Le second chantier de ce samedi, consistait à dégager le contour de la nouvelle tour découverte grâce aux travaux de la société SAS/TPF de Bressuire.

Avec la plus grande minutie, Stéphane et Eric, avec les encouragements de Gilles et d’Anthony, armés de truelles et de brosses ont mis a jour le mur de cette tour de taille modeste.

Vue de la tour au démarrage du chantier.

.

Stéphane dégage la butte de gravats et racines enchevêtrées.
Perfectionniste, Stéphane nettoie un à un les joints entre les pierres
Eric enlève les petites racines entre les pierres
Les contours de la tour sont enfin visibles
Vue générale du chantier en fin de matinée.

 

Prochaine étape: Que renferme cette tour de dimensions modestes:  une pièce, un escalier,un puits…?

Les grands chantiers d’été (Part 4)

Apres la découverte de l’arquebusière sur la tour Nord, Franck MORIN, de la société SAS/TPF de Bressuire, un de nos mécènes, a entrepris de creuser une tranchée le long du mur perpendiculaire à la tour Nord.

Franck commence à creuser en suivant le mur

Stéphane, Gilles et Eric arpentant la tranchée le long des fondations de l’ancien château.

Apres quelques mètres, Franck nous avise que le mur s’arrête et part parallèlement à la tour Nord vers le château.

La manœuvre est suivie par les membres de l’A.C.P et leurs familles
Francis, notre chef de chantier, supervise la progression de la manœuvre, accompagné par Stéphane

Franck arrive à l’angle du mur et des fondations du château

Minutieusement, Franck dégage l’angle du mur.

Dans l’angle nous trouvons une ouverture rectangulaire qui donne sur la partie de caves éboulées

Vue de l’angle des murs

Cette ouverture est sans doute un soupirail pour l’aération des caves.

Vue rapprochée de l’angle

Sur l’autre angle on peut voir une pierre taillée de forme conique servant certainement à capter la lumière.

Vue rapprochée de l’appareillage.

On peut apercevoir dans l’ouverture rectangulaire la base sciée de 4 anciens barreaux

Franck poursuit sa tranchée et nous devinons une autre ouverture.

Franck à la manœuvre

Francis dégage l’ouverture.

D’abord à la binette…
…puis à la main

Découverte d’une meule à grains

Lors de la démolition des appentis perpendiculaires à la maison Roy, Franck Morin de l’entreprise SAS/TPF, mécène de l’A.C.P, a découvert une meule à grains

Les dimensions de cette meule sont : 70 cm de diamètre avec un entraxe de 10 et 8 cm de largeur.

Nous pensons que cette meule provient de l’ancien petit moulin à eau du château. Nous avions consacré un article à ce moulin en janvier dernier:

LE MOULIN À EAU DU CHÂTEAU

Rémy Billaud, membre de l’ A.C.P, qui a une excellente connaissance des moulins nous a expliqué le fonctionnement de ces meules:

«  »Au cœur du dispositif des moulins à farine, les meules étaient les éléments les plus onéreux du moulin. Deux meules servaient à la
mouture : une meule tournante sur une meule dormante. Autrefois entièrement composées de granite (en Bretagne), elle nécessitait
beaucoup de dextérité et des outils de levage pour l’installation dans le moulin. Afin d’assurer une bonne mouture les meules étaient  rayées de traits réguliers appelés rayonnages.
Afin de compenser l’usure de ces traits et pour assurer une bonne mouture, les meules étaient régulièrement repiquées ou rhabillées à l’aide d’un marteau spécial (marteau à rhabiller). Les éclats de silex laissaient des cicatrices sur les mains des rhabilleurs. Un coffre en bois, octogonal, entourait la paire de meules. Ce coffre aux meules appelé
aussi « archures » servait à recueillir la farine expulsée par la force centrifuge. Un petit balai de cuir (à l’origine en genêt) se déplaçant avec la meule tournante, évacuait la farine vers la trémie d’échappement. Autrefois le meunier exerçait un droit de mouture. Cela consistait à prélever une partie de la mouture en guise de paiement. La
réputation de voleur du meunier était certainement liée à ce droit, car même si le meunier ne pouvait fixer seul son droit de mouture (fixé de 1/16ème à 1/32ème), il se gardait tout de même une part  supplémentaire. » » »

Marie-jo BOISSONNEAU nous a prêté un ouvrage de référence sur les moulins:

Les moulins de l’ouest , moulins des collines, des rivières et de l’océan, écrit par Charles Homualk de Lille, aux éditions vieux chouan

Les moulins de l’Ouest

 

Premier chantier de jeunes au château

A vos agendas !!

Une journée « Chantier de jeunes » est organisée au château le 9 juillet prochain par l’ A.M.J de Moncoutant-sur-sèvre , de 09 h 00 à 17 h 00.

Cette journée est ouverte pour les jeunes à partir de 12 ans.

Le programme de cette journée qui se promet d’être conviviale sera composé de plusieurs ateliers (Débroussaillage pour mise en valeur du site, construction de signalétique en palette…etc.)

Pour tout renseignement contactez L’ A.M.J.79320

Contact:
Geffard Jimmy animateur : 05 49 72 60 44
Mail: geffard.jimmy@gmail.com
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L’abbé Guillon : 3ème partie. Prisonnier des républicains

Après la fin tragique de la révolte de Moncoutant- Châtillon-Bressuire le 24 août 1792, Pierre Michel Guillon est recherché comme un des auteurs des troubles.

Après plusieurs semaines d’errance, il est arrêté par la garde nationale de Saint Hilaire de Voust, en Vendée , le 23 septembre 1792.

Le donjon de Niort en 1813. Photo du musée d’Agesci Wiki-Niort

Emprisonné à Niort dans le donjon, il est sous le coup de deux accusations :

  • la participation à un attroupement dans le but  d’occasionner des troubles avec une mise en accusation par le tribunal criminel des Deux-Sèvres à Niort (ancêtre des cours d’assises).
  • une nouvelle loi ultra-répressive votée le 26 août 1792 contre les prêtres réfractaires qui sont désormais tous bannis de France, ont 8 jours pour quitter le département où ils résident et 15 jours pour quitter le pays. Ils doivent impérativement se présenter aux autorités locales de leur district pour déclarer vers quelle destination étrangère ils souhaitent partir. A défaut, c’est la déportation systématique en Guyane qui sera prononcée. C’est au directoire du district de Bressuire de déterminer si l’abbé Guillon est concerné par cette loi.
Loi du 26 août 1792 de déportation des prêtres réfractaires

L’abbé Guillon est accompagné dans sa captivité dans les cachots du donjon de Niort par environ 150 compagnons d’infortune dont une dizaine d’habitants de Pugny et de proches du château, ainsi que 2 autres prêtres :

  • Louis Hulé, curé de Largeasse
  • Charles Gabriel Dury, curé de Saint Sauveur de givre en mai

Le tribunal criminel de Niort de la fin de 1792 s’est avéré relativement clément  dans la répression de l’insurrection du mois d’août, surtout si on le compare à ce qui se passera un an plus tard. Du 8 octobre à fin décembre, la plupart des prisonniers sont relâchés sans jugement. 40 sont acquittés par le tribunal, 5 sont condamnés à mort. 3 seront exécutés au printemps 1793, après le début de l’insurrection vendéenne.

Parmi les acquittés du 22 décembre, les abbés Guillon et Hulé. Mais ils sont renvoyés devant les autorités du district de Bressuire sous escorte de gendarmerie pour vérification de leur assujettissement à la loi du 26 août. L’abbé Dury est quant à lui acquitté le 23 décembre mais immédiatement expulsé hors de France.

Décision d’acquittement de l’abbé Guillon évoqué lors de la séance du Conseil Général des Deux-Sèvres le 22 décembre 1792. AD79 dossier L 185

On ignore comment le transfert des abbés Guillon et Hulé s’est effectué. Toujours est-il que Michel Guillon a pu s’échapper et replonger dans la clandestinité.

Louis Hulé a eu moins de chance. Resté prisonnier, il sera transféré à la Rochelle pour être déporté et y sera massacré sur le vieux port par la foule fanatisée le 21 mars 1793 avec les curés de Noirlieu, Noirterre et La Chapelle Gaudin, ainsi que 2 religieux de Saint Laurent sur Sèvre. A cette date,  la guerre de Vendée vient de se déclencher et les troupes républicaines basées à la Rochelle viennent d’essuyer une cuisante défaite à la bataille de Pont Charrault (19 mars, commune de l’Oie en Vendée).

 

Qu’est devenu l’abbé Guillon à partir du début 1793 ? L’abbé Mulon, dans son histoire de Pugny publiée en 1980, indique qu’il a vécu caché à la Guibaudière dans la famille Drillaut.

« Laissant le presbytère à la garde de sa fidèle servante, Marie Rose Laperrière. Puis confiant son église au sacristain Pierre Grellier, il va se réfugier dans la métairie de la Guibaudière (à 1 km du bourg de Pugny) alors exploitée par les époux Drillaut. La femme, Jeanne Chabot, avait été nourrice des enfants de Mauroy… … Le mari, avait astucieusement aménagé dans le grenier un réduit éclairé par une petite ouverture dans le toit de la maison  : c’était un refuge sûr en cas de danger. L’abbé Guillon devait, grâce à cette cachette, échapper à toute les recherches… Les ornemants et les vases sacrés qu’il avait emporté avec lui avaient été déposés dans un grand coffre enfoui sous une ouche face à l’entrée de l’habitation. De temps en temps, pour éviter les méfaits de l’humidité, on extrayait les vêtements de leur cache afin de les exposer au soleil, tandis que les quatre filles Drillaut faisaient le guet pour prévenir toute surprise… ».

Nous verrons dans un prochain épisode que la version de l’abbé Mulon, est certainement inexacte. L’analyse détaillée des registres paroissiaux de l’abbé Guillon (AD 79 commune de Pugny, actes de catholicité 1792-1804) nous permettra d’y voir plus clair…

J-Philippe Poignant

Un grand merci à notre ami Richard Lueil qui m’a fait parvenir les copies de l’acte d’acquittement de l’abbé Guillon par le tribunal ,  criminel de Niort (AD79 dossier L 185).

 

Les gros chantiers d’été (Part 3)

Toujours grâce au mécénat de l’entreprise SAS/TPF,  de  Bressuire     (entreprise de travaux public et forestiers) Franck Morin , pilotant la pelleteuse  a ensuite entrepris de dégager la base de la tour Nord

Franck Morin aux commandes de la pelleteuse de la société SAS/TPF

Franck a commencé par nettoyer l’angle formé par la tour Nord et les fondations de la tour carrée ouest (qui font pendant à la maison « Roy » ancienne tour carrée Est)

Franck met au jour les fondations de l’ancienne tour carrée

la manœuvre est suivie par les travailleurs de l’ACP: Anthony, Francis, Gilles et Stéphane
La base de la tour Nord-Est est dégagée.
Le remblai est étalé
Un mur de fondation est découvert en parallèle des fondations du château
Alors que Franck continue de mettre à jour le mur de fondation, Stéphane et Francis cherchent un mur perpendiculaire
En creusant à l’angle de la tour et du mur de fondation, Franck découvre une meurtrière.
Vue rapprochée de la meurtrière

Cette meurtrière donne sur la pièce ronde actuellement semi-enterrée de la tour Nord-Est.

Vue de la meurtrière de l’intérieure de la tour Nord-Est.

 

Suite à la visite d’Albéric Verdon, que nous remercions pour son aide précieuse sur la compréhension des étapes de la construction du château, nous avons vu que cette meurtrière a été ajoutée plus tardivement à la tour. La reprise de maçonnerie à l’extérieur est parfaitement visible

Vue rapprochée de la meurtrière. On peut voir le décrochement sur la maçonnerie.
l’imbrication du mur perpendiculaire  avec la reprise de maçonnerie laisse penser que ces travaux sont de la même période.

De l’intérieur de la tour on voit nettement que la meurtrière a été ajoutée. La maçonnerie ne comporte pas de pierres de taille sur la base et le côté gauche.

Vue de la meurtrière depuis l’intérieur de la tour.

 

A vos agendas : Journées Européennes du patrimoine 2019

Les prochaines Journées Européennes du Patrimoine auront lieu les 21 et 22 septembre 2019. Le thème de cette année est :

 Arts et divertissements

Pour la 4 eme année, le château ouvrira ses portes au public, Les visites seront faites par les guides de l’association des Amis du Château de Pugny, elles se dérouleront le samedi et le dimanche de 14h00 à 18h00.

La région Nouvelle-Aquitaine vient de mettre en ligne l’événement.

Retrouver l’article concernant le château sur :

JEP : Nouvelle-Aquitaine

LES GROS CHANTIERS D’ÉTÉ (PART 2)

Franck Morin , pilotant la pelleteuse  de l’entreprise TPF,  de Bressuire (entreprise de travaux public et forestiers, mécène du château de Pugny) a ensuite entrepris de dégager les fondations du château dans la haute-cour.

Franck à la manœuvre sous l’œil attentif de Francis
Le chef de chantier suivant l’évolution du dégagement des fondations
Avec une précision étonnante, Franck fait enfin apparaître les fondations
Le dégagement des fondations laisse apparaître un décrochement dans l’alignement de la façade

pendant ce temps là, Gilles et Anthony, poursuivaient, comme si de rien n’était, le déblaiement de la plateforme de la tour nord, et continuaient de dégager l’entrée de la pièce

La pelleteuse devenait visible de la plateforme de la tour nord
Avec une précision quasi chirurgicale, Franck a replacé un énorme linteau de granit de la seconde tour carrée dans son emplacement d’origine.

Les gros chantiers d’été (part 1)

Grâce au mécénat de l’entreprise SAS/TPF, travaux public et forestiers, za Alphaparc, rue des Compagnons,79300 Bressuire et son représentant Franck Morin , qui a  gracieusement préparer le terrain de nos chantiers d’été, nous avons pu faire de nombreuses découvertes architecturales.

Pour débuter la matinée, Franck a enlevé de vieux petits toits qui avaient été construits vraisemblablement au 20eme siècle avec des pierres du château, perpendiculairement aux anciennes cuisines.

Franck Morin aux commandes d’une des pelleteuses de l’entreprise SAS/TPF

Délicatement, Franck sépare les pierres de taille des gravats
Francis, le chef de chantier, donne les directives.
L’enlèvement des appentis laisse apparaître les 2 fenêtres murées des cuisines.
Stéphane prépare la remise en place d’un linteau de granit.

L’entreprise SAS/TPF, travaux publics et forestiers, est à votre disposition pour tous vos travaux  dans le secteur public : terrassement, création et entretien de voirie, réseaux EP et EU, enrobé, goudron, bi-couche, plan d’eau et du drainage , ainsi que dans le domaine forestier : broyage, dessouchage, abattage, dégagement d’emprise et de production de plaquettes forestières  ainsi que pour des travaux amphibies.

Contact:

Franck Morin : 05 49 65 38 61

Fax : 05.49.80.31.98,

mail: contact@tpf79.com

site internet : http://tpf79.com/

repas des travailleurs

Avant d’attaquer les gros chantiers d’été, le groupe des travailleurs qui rend semaine après semaine son lustre au château s’était réuni pour un petit repas convivial sous un beau soleil de juin.

dès le début de matinée, le décor était planté:

Le repas fut animé:

Le repas a été suivi d’une dernière petite visite de chantier au sommet de la tour nord, avant l’arrivée prochaine de la pelleteuse de l’entreprise SAS/TPF

 

Puis enfin pour terminer la journée un peu de fraîcheur à l’ombre des murs du château

Matinée découverte associations 15 juin 2019

La commune de Moncoutant-Sur-Sèvre organise une matinée découverte des associations monséviennes.

Elle aura lieu le samedi 15 juin 2019 de 10h à 13h dans les salles de la Chênaie, dans le bâtiment de l’Artisane et leurs abords.

 L’Association des Amis du Château de Pugny sera présente à cette matinée pour vous rencontrer :

Vous avez une âme d’archéologue amateur, vous souhaitez rejoindre notre équipe bénévole de recherche architecturale  pour mettre à jour les vestiges d’un ancien château, l’Association des Amis du Château de Pugny (ACP) et Francis son responsable de chantier vous accueillent les samedis matin de 08h30 à 12h00 sur le site du château.

L’A.C.P c’est aussi un groupe de recherches historiques qui travaille entre autre sur la généalogie des seigneurs et des habitants du château, et sur leurs destins à travers la petite histoire locale et la grande Histoire (Guerres de religions, guerres de Vendée, conflits mondiaux, épidémies…), nous avons besoin de vos connaissances, n’hésitez pas à nous contacter sur l’adresse du château : fbchateau.pugny@orange.fr

Vous pouvez aussi apporter votre soutient à notre association par vos connaissances techniques en matière d’architecture ou d’histoire, et par des dons de matériaux neufs ou d’occasion.

Venez nombreux et n’hésitez pas à nous rencontrer les membres de l’A.C.P seront présents pour répondre à toutes vos questions.

A bientôt.

flyer découverte des associations monsévriennes

Travaux de printemps de l’A.C.P (7eme partie)

Une fois n’est pas coutume , c’est en semaine que Gilles et Eric ont poursuivi le dégagement du haut de la tour Nord.

L’objectif du jour était de trouver l’entrée de la pièce. Mission accomplie!

Le mur du fond est progressivement dégagé
Gilles à l’assaut de la dernière butte de terre
On découvre enfin l’entrée de la pièce
Gilles triant les pierres qui serviront à remonter les murs
Le chantier du jour laisse apparaître les tomettes et l’enduit d’origine
Vue plongeante de l’entrée de la pièce
Fin de chantier pour ce mardi

 

Afin de vous permettre de visualiser l’emplacement exact du chantier, nous avons délimité en rouge sur une photo de la tour datant du début 20eme siècle, ce qui reste aujourd’hui de l’édifice. La plateforme que nous dégageons correspond au premier étage (il y en avait 7 à l’origine)

Nous travaillons actuellement sur le trait gras

L’abbé Guillon 2ème partie : de la révolution à la révolte

On ne peut pas évoquer la vie de l’abbé Guillon à partir de la révolution sans s’arrêter sur le contexte historique et religieux de cette période.

De la révolution à la répression religieuse.

Une des causes de la révolution de 1789 est une grave crise financière de l’état qui a obligé Louis XVI à convoquer les états-généraux. L’assemblée nationale révolutionnaire qui en est issue décide le 12 juillet 1790 de nationaliser les biens de l’église pour renflouer le trésor royal. En compensation, le clergé doit alors être payé par l’état.

1ère page du décret sur la constitution civile du clergé du 12 juillet 1790.

Mais ce bouleversement est de plus accompagné de très nombreux changements imposés à l’organisation de l’église : suppression des ordre religieux, des abbayes et des couvents, suppression de nombreuses petites paroisses, dont probablement Pugny, refonte des diocèses avec un évêque par département, élu ( y compris par les non-catholiques) et non pas nommé par le pape (celui des Deux Sèvres est élu en novembre 1790) .

De plus comme les prêtres sont désormais des fonctionnaires d’état, il est désormais exigé d’eux un serment d’obéissance à la constitution et au gouvernement révolutionnaire.

Assiette de 1791 qui commémore le serment du clergé à la constitution.

C’est à partir de janvier 1791 que ce serment doit être prêté en public par l’abbé Guillon. D’après les recherches conduites par notre ami Pascal Paineau, Pierre Michel Guillon est le seul prêtre des environs de Moncoutant à refuser d’emblée  la prestation de serment. En mars de la même année, le pape Pie VI rejette la constitution civile du clergé et demande aux prêtres d’y résister. De nombreux curés et vicaires du bocage se rétractent alors de leur serment, confortant l’abbé Guillon dans son choix initial. Selon la loi, ceux qui refusent sont considérés comme ayant renoncé à leur paroisse et doivent être remplacés.

Pie VI, pape de 1775 à 1799. Arrêté par les armées révolutionnaires françaises, il est mort prisonnier à Valence (Drôme).

Pendant ce temps, les biens des abbayes et des couvents sont mis aux enchères. La très riche abbaye de l’Absie est démantelée et ses métairies de Largeasse, La Chapelle Saint Etienne et La Chapelle Saint Laurent  achetées par des bourgeois et notables partisans de la Révolution, dont Pierre Louis Puichaud-Girard, de Moncoutant, qui deviendra plus tard propriétaire du château de Pugny.

Du fait des tensions religieuses, la paysannerie du bocage devient petit à petit majoritairement hostile à la Révolution. Au printemps 1791, l’arrivée de nouveaux prêtres assermentés (les « intrus ») alors que les anciens prêtres réfractaires sont toujours en place renforce l’agitation. Les messes des nouveaux prêtres sont alors désertées par la population, qui se reportent sur celles des anciens prêtres avec des églises bondées.

Le 2 mai 1791, une première révolte contre la réforme du clergé à Saint Christophe du Ligneron (Vendée) fait 3 morts. Face à ces tensions le gouvernement et l’assemblée nationale hésitent et décident d’envoyer en Vendée 2 députés, Gensonné et Gallois,  qui sont chargés d’observer la situation, de faire un rapport et des préconisations. Début  août 1791, plusieurs dizaines de paysans de Saint Aubin de Baubigné envahissent les locaux du district de Châtillon sur Sèvre (Mauléon) pour protester contre la vente du presbytère de leur curé.

Gensonné et Gallois, se rendent immédiatement sur place et reçoivent toutes  les municipalités du district dont Pugny. Il leur est fait la demande de ne pas changer les prêtres qui ont refusé le serment et de respecter la liberté religieuse. Les autorités locales révolutionnaires (district et département) ont une position beaucoup plus dure qui vise à expulser de leur ancienne paroisse les prêtres réfractaires.

Les deux commissaires font un rapport très modéré et favorable à une grande tolérance pour apaiser les tensions. Mais des élections ont eu lieu à la fin de l’été et depuis le premier octobre 1791, l’assemblée législative remplace l’assemblée nationale issue des états généraux. C’est la logique répressive qui l’emporte et en novembre 1791, est voté une série de textes qui interdit aux prêtres réfractaires d’utiliser les églises, les déclare suspects et permet  de les obliger à quitter leur paroisse.

Ces deux députés firent à l’été 1791 un rapport apaisant sur les tensions religieuses en Vendée et Deux Sèvres. Ils ne furent pas écoutés par l’assemblée législative.

Le roi Louis XVI, très affaibli politiquement par sa tentative de fuite de juin 1791, met son veto. Mais les extrémistes révolutionnaires renforcent leur pouvoir pendant l’hiver. Le 26 mai 1792, l’assemblée législative décrète que tout prêtre réfractaire dénoncé par vingt citoyens pourra être expulsé de France.

L’abbé Guillon passe dans la clandestinité.

Pendant cette période d’agitation l’abbé Guillon est resté fidèle à son poste. Comme il n’est pas remplacé, il continue son activité comme d’habitude. On note bien de plus en plus d’actes paroissiaux qui concernent  des habitants d’autres paroisses qui n’ont plus de curé agréés par le pape (Courlay, Moncoutant…)

Le 23 avril 1792, confronté aux mesures répressives des autorités révolutionnaires, Michel Guillon signe un dernier acte avant de plonger dans la clandestinité. L’église de Pugny est fermée et il n’y a officiellement plus personne pour baptiser les enfants, effectuer les mariages ou effectuer une sépulture religieuse.

Mais l’abbé Guillon n’est probablement pas lojn. Selon l’abbé Mulon dans son « Histoire de Pugny » parue en 1980, il semble qu’il s’est réfugié au village de la Guibaudière , à 1 km du bourg, protégé par le fermier Drillaud et plus largement par la grande majorité de ses paroissiens.

La tension politique s’accroît pendant l’été 1792. Le pays est désormais en guerre depuis avril et le gouvernement a besoin de troupes à envoyer aux frontières. Il est fait un grand appel aux volontaires, qui s’il ne sont pas assez nombreux seront tirés au sort parmi les jeunes célibataires.

Pour répondre  à la demande de la population et sans doute aussi par esprit de défiance envers les autorités, une grande messe clandestine en plein air à lieu le dimanche 12 août. Selon notre ami Pascal Paineau, l’abbé Guillon est très certainement un des prêtres qui y officie dans un champ probablement situé au cœur du triangle que forment Moncoutant, Pugny et Chanteloup. En quelques mois, le clergé catholique se retrouve dans la situation des pasteurs protestants d’avant la révolution, obligés d’officier en rase campagne.

On apprend dans la semaine qu’à Paris, le roi Louis XVI a été renversé le 10 août par une émeute révolutionnaire. Le dimanche  19 août doit avoir lieu le tirage au sort pour aller aux armées. A Moncoutant la situation dérape avec la révolte de plusieurs centaines de paysans. Les autorités révolutionnaires sont désarmées et molestées, les locaux municipaux pillés. Le tocsin sonne dans 40 paroisses alentours appelant à la révolte. Le mardi 21 août un rassemblement de plusieurs milliers d’insurgés s’effectue au château de Pugny et se porte sur la Forêt sur sèvre, Châtillon puis Bressuire. Le vendredi 24 août,  les troupes révolutionnaires dispersent la colonne des paysans révoltés aux Moulins Cornet de Bressuire. Les combats ont fait au moins 200 morts. En représailles, au rassemblement qui s’y est produit, le château de Pugny est pillé et incendié par des gardes nationaux.

Nous ne savons pas si l’abbé Guillon a participé aux combats de Bressuire avec les insurgés. Toujours est-il qu’avec la répression et la reprise en main des autorités, il est vivement recherché comme un des auteurs des troubles.

La suite au prochain épisode…

J-Philippe Poignant

un nouveau record de fréquentation de notre site

Le mois de Mai 2019 s’est achevé et nous venons de battre un nouveau record mensuel de fréquentation  de notre site avec un score de  8 257 connexions.

Pour mémoire le précédent record datait de novembre 2018 avec un score de 7 377 connexions. Rappelons que le site a été créé en novembre 2015.

Toute l’équipe qui fait vivre ce site ( administrateurs, contributeurs et collaborateurs) se joint à moi pour vous remercier chaleureusement de nous suivre de plus en plus nombreux mois après mois.

Votre intérêt pour le château de Pugny, son histoire, celle de ses habitants et plus globalement l’histoire du territoire qui lui était attaché autrefois , nous motive chaque jour un peu plus pour vous livrer des articles historiques facilement abordables mais de grande qualité.

Ce record est aussi le reflet du travail historique mené par Jean-Philippe Poignant et  ses contributeurs: Rémy Billaud, Bernadette Boureau, Michel Chatry, Raymond Deborde, Pascal Paineau, Raphael Supiot, le pasteur Denis Vatinel, Alberic Verdon et tous les autres qui nous apportent les informations nous permettant de mieux comprendre l’histoire (locale et la Grande) liée au château.

On retiendra aussi à travers les actualités du site ce focus intéressant qui met en évidence le travail physique effectué par les bénévoles (sous la direction de Francis Bodin, aidé inlassablement semaine après semaine  par Gilles, Stéphane, Christian B et Christian R, Anthony, Annie, Marc-André, David, Franck, Pierre, et tous les autres), qui rend peu à peu au château sa prestance et son lustre d’autrefois.

Continuez à nous suivre, faites connaitre le site autour de vous, aidez-nous par vos connaissances historiques ou architecturales ou simplement par votre soutien à notre association.

Merci à tous

Eric