Travaux de printemps de l’A.C.P (6eme partie)

ce samedi 25 mai, les membres de l’A.C.P ont continué à mettre à jour le sol du rez de chaussée de la tour nord. Gilles, Stéphane, Francis et Eric ont enlevé des mètres cubes de, gravats et ont trié les pierres de maçonnerie. Ces gravats seront ensuite enlevés par une pelleteuse pour rendre à la tour Nord son aspect initial.

Francis et Stéphane enlevant les gravats pour laisser apparaître le mur d’enceinte de la tour
Francis sur le mur d’enceinte de la tour.
Francis, Gilles et Eric enlevant les gravats
Le chantier en fin de matinée
Vue rapprochée du chantier

L’abbé Guillon. Curé réfractaire de Pugny. 1ère partie : avant la guerre

Fils d’une famille de teinturiers de Parthenay

Pierre Michel Guillon est né à Parthenay, paroisse Saint Jean, le 2 juillet 1734. Fils de Pierre Guillon, maître teinturier, et de Marie Thérèse Rambault, elle même fille de maître teinturier, il est le neuvième et dernier enfant de cette famille de la petite bourgeoisie gâtinaise.

2 juillet 1734. Acte de baptême de Pierre Michel Guillon, fils du maître teinturier Pierre Guillon. La double signature du parrain et de la marraine illustre le niveau social aisé de la famille. AD79 en ligne Parthenay paroisse Saint Jean.

On ne sait rien de l’enfance et de la jeunesse de l’abbé Guillon. Le 28 janvier 1760 apparaît pour la première fois sur les registres paroissiaux la signature de « Guillon, desservant de Pugny ».

Le jeune prêtre de 25 ans tout juste sorti du séminaire dépend alors du curé du Breuil Bernard, et Pugny n’est alors qu’une église secondaire.

28 janvier 1760. Première signature de l’abbé Guillon sur le registre paroissial de Pugny. AD 79 en ligne

C’est en 1776 seulement que Pugny accède au statut de paroisse à part entière.

L’abbé Guillon vit alors dans un cadre modeste et peu confortable, a tel point qu’en novembre 1782, il obtient de l’intendant du Poitou et  de l’assemblée paroissiale l’autorisation de construire un nouveau presbytère.

Extrait de l’acte notarié de l’assemblée paroissiale de Pugny du 3 novembre 1782 permettant la construction d’un presbytère neuf sur l’emplacement de l’ancien cimetière pour procurer à l’abbé Guillon un logement « honnête ».

En cette période de fin de l’ancien régime, on voit toujours la même  signature de l’abbé Guillon sur les registres baptisant, mariant et accompagnant en leur dernière demeure les habitants de Pugny, riches ou pauvres, seigneurs, marchands, métayers ou simple journaliers. Tous ignoraient que cette contrée isolée du Poitou allait être emportée dans  le tumulte de l’histoire, que son simple curé de campagne allait être un acteur local important de la résistance aux principes anti-cléricaux de la révolution.

J-Philippe Poignant

Merci à Raymond Deborde qui m’a transmis le document sur la construction du presbytère en 1782.

travaux de printemps de l’A.C.P (5 ème partie)

Ce samedi 18 mai, les bénévoles de l’association se sont réunis pour poursuivre les travaux de nettoyage de la butte du château et de mise à nue de la tour Nord.

Anthony et Christian ont terminé le nettoyage de la butte

Christian coupant les derniers arbres de la butte

 

vue générale de la butte après le nettoyage.

 

Vue depuis le sommet de la butte

 

Pendant ce temps, Francis, gilles, Stéphane et Eric continuaient à dégager le sommet de la tour Nord

Francis aux prises avec une souche sur la tour
A deux, c’est mieux

A la fin de la matinée le côté de la tour nettoyé par Francis et Stéphane laissait apparaître une partie des tomettes

La terre dégagée, on voit les tomettes et le galbe du mur d’enceinte avec un crépi par endroit

Pendant ce temps là, Gilles et Eric nettoient l’autre côté de la tour.

Gilles et Eric travaillant de concert.
Le côté nettoyé par Gilles et Eric. On aperçoit des tomettes disposées sur le mur d’enceinte laissant supposer une fenêtre à cet endroit

Le site en fin de matinée

 

Saisie des biens de la famille De Mauroy

Suite à la découverte aux Archives Départementales 79 des documents relatifs à la saisie des biens de Mauroy dans la série Q 183 par R. Deborde, Jean-Philippe m’a communiqué ces documents, il s’agit de tableaux où on trouve l’état des métairies, borderies, moulins et autres biens ayant appartenu à la famille de Mauroy avec les noms des métayers et pour quelques-uns la durée des baux et le montant de ces baux ainsi que les impôts et taxes payés.
Voici dans l’ordre des relevés de ces exploitations :
– Le château de Pugny et la borderie en dépendant affermé pour 3 ans à Clément Cendre (exécuté à Niort le 13 ventose an II) par le district pour 1800 livres avec entrée en jouissance à la St Michel 1793.
– Le Plessis Olivier (commune de Chiché), le bail attribué à Gruget avait dû finir à la St Jean 1792, suivant un état de la terre de Pugny de 1786 le Plessis produisait 460 livres.
– La métairie de Chateauneuf (commune de Largeasse) affermée à François Painot, cultivateur, pour 800 livres sans bail notarié.
– La métairie de la Rataudière (commune de la Chapelle St Laurent) donnée à moitié fruit à Michel Nairaudeau puis à son gendre Jean Vergnaud. Le fermier déclare :
6 bœufs estimés à 900 livres
3 vaches à 216 livres
4 veaux d’un an à 144 livres
4 veaux de deux ans à 216 livres
30 brebis à 90 livres
– La métairie de la Gource (commune du Breuil-Bernard) donnée à moitié fruit à Jean-Baptiste Boissinot.
– La métairie du Vergnais (commune du Breuil-Bernard) donnée à moitié fruit à René Boche (fusillé à Saumur le 29 frimaire an II).
-La métairie de la Sapinaudière (commune de Largeasse) donnée à moitié fruit à Pierre Pougnand. Nouveau bail le 12 frimaire an V enregistré le 18 nivose au profit de Puichaud Girard de Moncoutant. Cheptel évalué à 3268 francs.
– Le moulin de la Sapinauderie (commune de Largeasse), affermé par acte du 23 mars 1785 pour effet à la St Michel 1785 pour finir en 1792 à Pierre Gautier pour 260 livres par an.
Louis Ancelin (le beau-frère) exploite ensuite le moulin (bail du 23 brumaire an 5 au profit de Pierre Boissonot de Chanteloup pour 3 ans pour commencer le 1er vendémiaire an VI, moyennant 15 charges 3 boisseaux de seigle).
Le fermier réclame une indemnité sur son prix de ferme pour l’incendie de son moulin à vent.
– La métairie de la Penauderie (commune de Pugny) donné à moitié fruit à Jean Chausseraye. Un nouveau bail du 3 vendémiaire an VI pour entrée en jouissance le 8 vendémiaire an VI est accordé pour 3 ans moyennant 955 livres.
– La métairie de la Barre (commune du Breuil-Bernard) donnée à moitié fruit à Perrine Guignard Robin veuve d’Antoine Guignard pour 9 ans à partir de 1791. Le cheptel est estimé à 3289 livres.
– La métairie de la Gaudinerie (commune de Pugny) donnée à moitié fruit à François Ruaud. Le cheptel était constitué de :
6 grands bœufs estimés à 900 livres
2 veaux de 3 ans à 150 livres
4 vaches à 200 libres
2 taures à 80 livres
23 brebis à 46 livres
– La métairie de la Baraudière (commune de Pugny) donnée à moitié fruit à Jean Texier.
Le cheptel comprenait :
8 grands bœufs estimés à 1200 livres
4 vaches à 200 livres
4 veaux de 2 ans à 288 livres
4 veaux d’1 an à 199 livres
30 brebis à 90 livres
Le revenu annuel est estimé à 600 livres.
– Le moulin de Courberive (commune de Pugny) affermé pour 7 ans à Louise Motet moyennant 500 livres. Le fermier déclare ne pouvoir payer son moulin étant brûlé, le fermage a été réduit à 300 livres après expertise. Les quittances pour réparations visées le 27 messidor et le 2 thermidor an V se montent à 215 livres 80 sous.
– Le moulin de Chateauneuf (commune de Largeasse) affermé à la Veuve Feret.
– La métairie des Ouches (commune de Largeasse) affermée pour 3 ans à Jacques Grellier pour 575 livres. La fermière a présenté des quittances de réparations, le département doit donner une réponse sous quinze jours.
– La métairie du Coulombier (commune de Moncoutant) affermée pour 9 ans par acte du 6 mars 1782 à compter de la St Jean de 1782 à Jacques Pougnant moyennant 250 livres.
– La métairie de Chateauneuf (commune de Largeasse) donnée à moitié fruit à André Guérin. 6 grands bœufs et 2 autres bœufs lui ont été enlevés par les armées.
– 4 grands champs et 1 pré affermés à feu Guillon moyennant 80 livres au terme de la St Michel. Clément Cendre a payé 80 livres le 9 octobre 1792 pour le terme de 1792.
– La métairie de la Bourière (commune de Largeasse) affermée pour 9 ans à Pierre Maupetit moyennant 625 livres au terme de la St Michel.
– La petite borderie de Chateauneuf (commune de Largeasse) affermée pour 9 ans à Jean Facte moyennant 66 livres au terme de la St Michel, il n’y a pas de bail.
– La borderie de la Grolière (commune de Largeasse) affermée à la veuve Auger moyennant 170 livres au terme de la St Michel.
– Une borderie à Chateauneuf (commune de Largeasse) appelée « terres du moulin de Chateauneuf, affermée pour 9 ans, 64 livres à la veuve Cartaute.
– La borderie de la Limousinière (commune de Largeasse) affermée par acte du 6 février 1786 pour 9 ans à Jean Giraudon à compter de la St Michel de 1785 moyennant 200 livres. Nouveau bail du 28 frimaire an V pour 3 ans à Jean Fradin moyennant 14 charges et demi seigle.
– La borderie de Rochais (commune de la Chapelle St Laurent) affermée pour 9 ans à Dieumegard moyennant 160 francs.
– La borderie de Barillon (commune du Breuil-Bernard) affermée à Alexis Labitte (qui fut domestique au château) puis par Catherine Bailli veuve Labitte moyennant 150 francs.
– Vente pour le district au Sieur Huzé (qui fut régisseur au château) demeurant à Bressuire du fruit des métairies des autres parts pour 1792 moyennant 7395 livres payable à la St Michel, suivant acte du 18 août 1792. Le citoyen Huzé a présenté pétition en décharge, il n’est rien intervenu à sa décharge.
– Autre (vente) par la municipalité de Pugny des blés et laines qui étaient déposés au château de Pugny à différents particuliers moyennant 1046 livres 3 sous 9 deniers par acte du 18 novembre 1792.
– Vente pour le district des meubles du château de Pugny pour la somme de 5281 livres 3 sous suivant acte reçu Driant huissier le 4 mars 1793.
– Le pré du Bien (le Plessis de Chiché) contenant 3 journaux affermé par l’administration du canton de Chiché le 10 ventose an V pour une année à Roch Bontems à Chiché moyennant 14 francs.
– Bois de Chateauneuf (situé à Largeasse, la Chapelle St Laurent, Pugny et Breuil-Bernard) de 450 arpents ou environ

Dans ce document on trouve les quittances de réparations effectuées à la borderie du château de Pugny à la demande de la veuve Clément, autrement dit Marie-Louise Poignant veuve de Clément Cendre.
N°1 quittance du menuisier (signée Archambault)  : 315 livres
N°2 autre du charpentier : 465 ‘’
N°3 autre du serrurier : 86 ‘’
N°4 autre du maréchal : 224 ‘’
N°5 autre du vitrier : 40 ‘’
N°6 autre du chaullier : 642 ‘’
N°7 autre du maçon : 310 ‘’
total de la facture des travaux ; 2082 ‘’

Une famille de Pugny aux origines protestantes 5ème partie : René Fradin (1774-1823)

Né dans le bourg de Pugny

René Fradin est né le 2 mai 1774

4ème enfant et 1er fils du couple Louis Fradin & Catherine Paynot, le parrain est Pierre René Molliex, cuisinier du château de Pugny.

2 mai 1774 Acte de baptême de René Fradin

Alors que lors du mariage en 1768, Louis Fradin était mentionné comme marchand, en 1774 il serait devenu bordier (fermier d’une petite exploitation agricole), ce qui semble représenter une descente dans l’échelle sociale de l’époque. Aurait-il fait de mauvaises affaires?

Un jeune combattant vendéen ?  

On sait peu de choses sur René Fradin avant son mariage en 1795. A-t-il été combattant des guerres de Vendée avant cette date? Un faisceau d’indice le laisse supposer :

  • Son beau frère Pierre Rouault, menuisier dans le bourg de la Chapelle Saint-Laurent, était un des membres les plus écouté du comité royaliste de la paroisse (Maurice Poignat, Histoire de La Chapelle Saint Laurent, page 61).
  • Son autre beau frère Antoine Archambault,  également menuisier à la Chapelle Saint Laurent,  fut également membre du comité royaliste et soldat vendéen (Maurice Poignat, même source);
  • Son cousin germain Jacques Maupillier, fut un combattant si fameux à Boismé que la jeune Louise de la Rochejaquelein le dessina en 1826 debout le fusil à la main car  » il ne l’a jamais quitté ». C’est lui qui a inspiré Philippe de Villiers pour la cinéscénie du Puy du Fou.
  • Son père Louis Fradin a été tué en avril 1794 par une colonne républicaine qui a incendié le bourg de Pugny.

Un mariage dès la paix retrouvée

Le 16 juin 1795, René Fradin  s’est marié à la Chapelle Saint Laurent avec Catherine Mesnard  (1771-1796). Il y est mentionné comme cabaretier. Ce mariage se fait à l’église devant l’abbé Gautier alors que la paix et la liberté religieuse règnent sur le bocage depuis seulement quelques semaines, les dernières destructions identifiées sur Pugny datant d’octobre 1794. La paix de Saint Florent le Vieil a été conclue par Stofflet avec les autorités républicaines seulement le 2 mai. Ce choix indique bien la position de la famille Fradin  du côté des insurgés vendéens.

16/06/1795 Acte de mariage de René Fradin et Catherine Mesnard à La Chapelle Saint Laurent

Orpheline de père et mère, Catherine est descendante de familles  de marchands et de petits notables du bocage. Elle est de ce fait la petite cousine des familles Puichaud de Moncoutant et Cottenceau de Largeasse, qui elles sont extrêmement républicaines. La guerre civile a  déchiré bien des familles…

Le 28 août 1796, à Pugny naît de cette union une fille, Marie Madeleine. Malheureusement, la mère ne se remet pas et meurt le 14 septembre.

Le 4 septembre 1797 a lieu à Paris le coup d’état du 18 fructidor an V qui relance la persécution religieuse et les troubles en Vendée. A l’été 1798, les autorités républicaines de la Chapelle Saint Laurent s’efforcent de faire rentrer  les impôts coûte que coûte malgré la misère, l’hostilité générale  et les ruines dans lesquelles vit la population.

Meneur d’une émeute fiscale 

C’est dans ce contexte que le 30 fructidor an VI (16 septembre 1798), un bande de 90 contribuables furieux  envahit la maison du percepteur Roy …

« avec un air menaçant que là animés par quelques individus à leur tête, ils se sont déchaînés en injures contre le gouvernement républicain, contre l’administration municipale et le commissaire près d’elle, ainsi que contre les républicains amis des loix ; qu’il ont publiquement déclaré qu’ils ne voulaient payer aucune imposition et que ceux qui payeraient les premiers, auraient à faire à eux… »

« … Qu’à la tête de cet attroupement on a surtout signalé les nommés François Niort fermier au Boislemay et François Frouin bordier à la Loge, commune de la Chapelle St Laurent  ; René Fradin garde-champêtre de la commune de Pugny et Caduc de la Martinière commune de Chanteloup, qui tous les quatre paraissaient conduire les autres et les révolter conte la rentrée des impositions par les discours les plus incendiaires qu’ils tenaient … »

« Qu’après être sortis de la chambre du percepteur ils ont encore formé divers attroupements dans le bourg de la Chapelle St Laurent pour arrêter ceux qu’ils croyaient disposés à venir payer ; qu’ils se sont ensuite réunis à l’auberge des trois marchands chez le nommé Giret boulanger, refuge ordinaire de ceux, qui n’aiment ni la République ni ses loix (note en marge  : «  et qui lui-même faisait partie de l’attroupement  ») ; que là ils se sont encore déchaînés contre le gouvernement actuel, qu’ils ont taxé d’injustice ;
Qu’ils ont ensuite fait menacer le citoyen Beaudet commissaire du directoire qu’il n’existerait pas longtemps, qu’ils lui en voulaient particulièrement ;
Que les cinq principaux de cet attroupement étaient autrefois les membres des comités des rebelles vendéens … » (Extraits AD79, L 228.) 

C’est ainsi que nous apprenons que René Fradin était en 1798 garde-champêtre de Pugny, qu’il était un des meneurs de cette émeute fiscale et qu’il était identifié par les autorités locales comme un ancien rebelle vendéen.

Un mariage et neuf enfants

Le 23 janvier 1799, René Fradin s’est remarié à Neuvy-Bouin avec Rosalie Grellier, elle aussi veuve d’une première union avec également une fille née en 1794.. Le couple aura 9 enfants tous nés à Pugny en 1799, 1801, 1802,1806, 1807, 1808.1810, 1811 et 1813. Seule Marie Modeste, née en 1801,  décède en bas âge à 15 mois.

Tableau de la famille de René Fradin

Le 12 brumaire an VIII ( 3 novembre 1799) on trouve René Fradin qui tient le premier registre d’état-civil de Pugny post-guerre de Vendée. Il y est identifié comme marchand de vin.

Il devient maire de Pugny de 1803 à 1805, puis sera mentionné en 1811 comme percepteur, ce qui est un comble pour celui qui a mené un soulèvement anti-fiscal !

Encore veuf, dernier mariage

En novembre 1813, alors que le dernier de ses fils a seulement 5 mois, Rosalie Grellier meurt à Pugny et laisse René Fradin veuf avec à sa charge 10 enfants dont l’ainée, fille du premier mariage de Rosalie,  a seulement 19 ans.

En janvier 1815, Marie Madeleine, fille âgée de 19 ans issue de l’union de René Fradin et Catherine Mesnard, se marie à Pugny avec Jacques Beaujault, âgé de 21 ans, qui habite avec ses parents au château de Pugny depuis environ 1810.

René Fradin se remariera le 19 août 1816 à Moncoutant à Marie Anne Bertonneau, âgée de 43 ans, elle aussi veuve.  Ils n’auront pas d’enfants ensemble.

Après cette date, nous n’avons plus de documents significatifs à produire sur la vie de René Fradin, jusqu’à son décès à Pugny le 29 septembre 1823, à l’âge de 49 ans. Sont témoins à l’acte de décès son fils Jean-Baptiste, son frère Joseph, son beau-frère Antoine Archambault et sa sœur Véronique.

Avec cette disparition s’arrête notre étude sur les Fradin, famille d’origine protestante de Pugny.

Le grand père Jacques (v1679-*1759) converti de force, est resté opiniâtre dans sa résistance  à l’église catholique.

Son fils Louis (1736-1794), officier municipal, élevé dans le catholicisme, a été tué par les troupes républicaines lors de la destruction du bourg de Pugny en avril 1794.

Le petit fils René (1774-1823), 5 ème maire de Pugny, a passé sa jeunesse dans le tumulte des guerres de Vendée avant d’être un des meneurs en 1798 d’un soulèvement fiscal à La Chapelle Saint Laurent.

La vie de ces trois générations illustre bien la période la plus agitée de l’histoire de notre bocage.

Plusieurs descendants des Fradin habitent encore Pugny. Leur descendance est de plusieurs milliers de personnes dont beaucoup habitent encore les Deux-Sèvres.

J-P Poignant

Merci à tous ceux qui m’ont aidé et fourni de précieuses informations pour cette suite d’articles sur les Fradin.

Pour la biographie de René Fradin,  un merci tout spécial à Richard Lueil, qui a redécouvert aux archives départementales l’évocation de l’émeute de 1798 et m’a fait profiter de sa découverte.  Un article complet évoque ces événements sur son blog « Chemins secrets ».

http://chemins-secrets.eklablog.com/insurrection-contre-les-impots-en-1798-a148213630

Les travaux de printemps de l’A.C.P (4ème partie)

samedi 27 avril et samedi 4 mai les bénévoles ont entrepris de nettoyer la butte de l’ancien château. Ils ont également repris le chantier de dégagement du dessus de l’ancienne tour Nord

 

Le samedi 27, Christian, Gilles, Anthony, Stéphane et Eric sous la direction du chef de chantier Francis ont  entrepris le débroussaillage de la butte de l’ancien château

 

Samedi 4 mai, les bénévoles ont repris le débroussaillage du dessus de la tour Nord

Anthony, débroussaille le devant de la butte
Stéphane et gilles à l’enlèvement des gravats sur la tour

Gilles enlevant un des blocs tombé lors de la destruction de la tour et qui a cassé le dallage lors de sa chute.
Vue du dessus de la tour en fin de matinée. On aperçoit l’embrasure de l’ancienne fenêtre et les tomettes d’époque.