1794-1795 Le camp républicain de Largeasse

Contexte de l’installation du camp de Largeasse : de la restauration des autorités républicaines à l’automne 1793 au sursaut vendéen de l’été 1794. 

Après la défaite de la grande armée vendéenne le 17 octobre 1793 à Cholet et son passage au nord de la Loire (virée de galerne) où elle sera pratiquement détruite fin décembre, les autorités républicaines ont été reconstituées en novembre dans le bressuirais.

La population, traumatisée par les destructions causées  par les armées bleues lors de leurs mouvements en octobre (dont les dépendances et des métairies du château de Pugny), n’aspire alors  qu’à la paix et à panser ses blessures.

Mais les autorités civiles et militaires républicaines firent le choix d’une répression à grande échelle. Plusieurs centaines de personnes, suspectées d’être partisans ou sympathisants de l’insurrection vendéenne furent arrêtées lors de rafles qui eurent lieu en décembre 1793. Dans ce cadre, des habitants de Pugny furent envoyés à Saumur pour y être exécutés. D’autres furent jetés dans les cachots du donjon de Niort. Beaucoup de ceux qui ne furent pas guillotinés y périrent du fait des épouvantables conditions sanitaires.

Puis en janvier 1794, le général en chef Turreau lança sur la Vendée désemparée ses colonnes infernales qui commirent d’innombrables crimes et tuèrent sur l’ensemble de la Vendée militaire des dizaines de milliers d’innocents sans défense. Cette politique répressive fut un échec pour les républicains. Dès la fin de janvier 1794, des bandes vendéennes se reconstituèrent.

A Courlay, le 6 février, elles attaquèrent et prirent un convoi de charrettes chargées des pillages des colonnes infernales escorté par des gardes nationaux de Moncoutant, dont plusieurs furent tués. Bressuire est évacuée par les républicains le 8 février.  Le même jour, Cholet est attaquée par les vendéens et le général républicain Moulin préfère se suicider plutôt que d’être fait prisonnier. Alors que les exactions des armées bleues continuent pendant des semaines, c’est le 18 avril à Boismé tout un détachement de plusieurs centaines de soldats républicains qui est mis en pièces.

Suite à une longue série d’échecs, Turreau est démis de ses fonctions en mai 1794. Une stratégie d’encerclement de la zone Vendéenne insurgée par des camps retranchés est alors mise en place, comme le village d’Astérix entouré de camps romains.

Construction du camp de Largeasse :  juillet – août 1794

Les incursions vendéennes sur l’Absie début juillet 1794 rendent indispensable la construction d’un camp intermédiaire entre celui d’Antigny près de la Châtaigneraie  et celui de Chiché près de Bressuire.

Il semble que l’emplacement de ce camp devait se situer tout d’abord près de Moncoutant. Mais le risque d’encerclement était trop grand, d’où le choix de Largeasse, qui permettait si nécessaire une retraite vers Parthenay.

La construction débute fin juillet ou début août 1794. La première mention du camp dans un document officiel est dans un courrier du général Vimeux du 29 juillet (Guerre des Vendéens et des chouans, Savary, 1825, Tome 4, page 47). L’emplacement est sur une hauteur à 1.5km au sud du bourg de Largeasse, sur la route de Vernoux, au carrefour de l’ancienne route de l’Absie à Parthenay.

Mi-septembre, le camp est inspecté par le nouveau général en chef Thomas Alexandre Dumas(1762-1806), père de l’auteur des « 3 mousquetaires ». Il juge la position « en l’air et mauvaise » (Savary, page 116) et ordonne de faire fortifier le camp par le général Macors.

Général Thomas Alexandre Dumas Image wikipedia

Le rectangle est enrichi de saillants à la Vauban et entouré d’un fossé de 2.50m de profondeur avec une levée de terre  de 2, 50m également (Description du camp par Elie Auriault, bulletin société d’histoire de Parthenay 1960). On distingue encore sur quelques haies les restes de cette levée. Il est très probable que les hommes de la population locale subirent des réquisitions pour la construction. Des raids d’approvisionnements ont également du se dérouler, poussant la population de Pugny à se réfugier à Mauléon ou Courlay fin septembre. (Acte de baptême Savin du 1er octobre, AD 79 Mauléon ; acte de sépulture Drillaud du 7 octobre,  archives paroissiales de Courlay). De nombreux restes de parties métalliques de charrettes, vestiges des pillages du voisinage, ont été trouvées dans un des champs proche du camp.

Superposition nord -sud du camp de Largeasse

On sait que le 22 septembre 1794, la garnison affectée était le 2ème bataillon de la Marne avec un effectif de 871 hommes.(AD 85 en ligne, référence SHD B 5/120-4.)

Les combats autour du camp : octobre 1794

Des combats autour du camp eurent lieu en octobre 1794. Dans les mémoires de Pierre Devaud, soldat vendéen de l’armée de Stofflet,  une mention est faite du regroupement de troupes à Courlay pour l’attaquer. (page 64,  édition de 1882 sur Gallica).

Le 20 octobre, selon encore Savary (page 152) :

« Un détachement du camp a soutenu une fusillade de plus d’une heure contre 500 brigands dont 40 ont été tués et un grand nombre blessé. Un prêtre s’est trouvé parmi les morts. Ce succès a valu la prise de deux caisses de tambours, des selles, des bottes, 15 fusils, etc… Luneau et Baudu, chefs pris sans armes, ont été faits prisonniers. Nous avons perdu 7 hommes et 6 blessés, dont 2 à mort. »

Extrait Combat de Largeasse du 20 octobre 1794. (AD 85 Archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense (Vincennes) SHD B 5/10-73, vue 8/14)

Près de l’entrée du camp se situe un champ dénommé « du poteau ». où il semble que des exécutions ont eu lieu. A cette même période une partie du bourg de Pugny a été détruite probablement en représailles (formulaires de demande d’aide à la construction de 1811 AD 79 ref 1 M 600 et 606)  .

La fin du camp : mars 1795

Malgré ces combats, le camp n’arrêta pas les incursions vendéennes vers le sud. Durant l’hiver 1794-1795, les autorités républicaines, voyant qu’elles ne viendraient jamais à bout de la révolte vendéenne, entamèrent des négociations de paix avec Charette et Stofflet qui aboutirent aux traités de la Jaunaye et de Saint Florent le vieil (février et mai 1795).

Il semble que c’est dès le début de cette période de pacification que  le camp de Largeasse fut abandonné. Selon le « Journal de Louis Thomas » , paysan de la Chapelle Bertrand (Bulletin de la Société historique de Parthenay, transcription par Albéric Verdon, 2008,  page 22 ) :

« Le camp cessa d’exister le 28 mars 1795. Il dura environ neuf mois. Sitôt que la patrie (troupes républicaines) cessa d’être au camp, les brigands aristocrates y furent mettre le feu … tout le monde d’alentour en fut joyeux ». 

Ainsi se termine la présence d’une garnison républicaine au cœur de la Gâtine. Après 2 ans d’une guerre effroyable, le pouvoir républicain accordait aux insurgés vendéens la liberté religieuse, ce qui était pour eux une grande victoire. Même si la région connut des troubles pendant encore 5 ans avec d’épisodiques flambées de violence,   la première guerre de Vendée, la plus terrible, était terminée. Restait à la population à panser ses plaies, faire le deuil de ses morts et reconstruire, ce qui lui prit au moins 15 ans.

J-P Poignant

En complément :

Diverses évocations historiques du camp de Largeasse

Description de l’effectif du camp le 22 septembre 1794

Extraits mentionnant le camp de Largeasse du livre de Savary (1824)

Cartes du camp

Extrait bulletin société historique de Parthenay par Elie Auriault (1960)

Merci à Bernadette Boureau et Richard Lueil  qui m’ont procuré énormément d’informations pour cet article.

J’ai notamment utilisé les éléments de Richard sur le camp de  Largeasse publiés sur son blog « Chemins secrets ». C’est à lui que revient le mérite d’avoir fait sortir le camp de l’oubli sur internet.

http://chemins-secrets.eklablog.com/le-camp-de-largeasse-a105997552

http://chemins-secrets.eklablog.com/complements-sur-le-camp-de-largeasse-a130875894

http://chemins-secrets.eklablog.com/le-choc-de-largeasse-a130382128

 

Pierre Sans-culotte et Marie Antoinette, bébés des guerres de Vendée.

En septembre et octobre 1794, alors que notre bocage connaissait la période la plus sombre de son histoire,  sont nés à quelques jours d’intervalle deux bébés de familles en exil de Moncoutant et de Pugny.  A une autre époque, ils auraient pu jouer ensemble dans la même cour d’école, mais leurs prénoms auraient rapidement mis en évidence les haines de la guerre civile qui a opposé leurs parents.

Pierre Sans-culotte Puichaud

Le 22 septembre 1794 à François,  commune à 15km à l’est de Niort, est né Pierre Louis Sans-culotte Puichaud, fils de Pierre Louis Puichaud et de Rénée Louise Colombe Girard.

Voici la transcription de l’acte de naissance :

Le 1er vendémaire ou 22 septembre vieux style 1794, l’an troisième de la république française, par devant nous Jacques Pierre Cassin officier public nommé pour recevoir dans cette commune les déclarations de naissance, a comparu Pierre Louis Puichaud, fermier, demeurant Availles en cette commune, lequel assisté de Pierre Dominique Taffoiraud, teinturier, demeurant au dit lieu d’Availles agé de 28 ans et de Françoise Soullier âgée de 39 ans a déclaré que Renée Louise Colombe Girard sa femme a accouché dans cette commune aujourd’hui sur les deux heures après minuit d’un garçon qui a été apporté au présent lieu auquel il a été imposé le prénom de Pierre Louis Sans-culotte Puichaud. De laquelle déclaration il a été requis et donné acte et ont les déclarants et témoins signés sauf ceux qui ont déclaré ne savoir signer. 

Signatures : Pierre Louis Puichaud-Girard et Cassin officier public

Extrait de l’acte de naissance qui mentionne « a été imposé le nom de Pierre louis Sans-culotte ». AD 79 François Naissances An 2 – an 10. Vue 10/61

Le père de l’enfant est un riche bourgeois républicain de Moncoutant et grand acquéreur de biens nationaux. Il est alors réfugié avec sa famille ( 3 jeunes enfants) dans la région niortaise après s’être enfui du bocage où sa vie était menacée par les bandes vendéennes. La mère du bébé, Renée Louise Colombe Girard,  est la sœur du notaire de Clazay Jean Clair Girard, ardent républicain qui lors de son décès en 1818 n’aura que difficilement un prêtre pour procéder à ses obsèques. Le cadre de l’exil du couple Puichaud est confortable, puisque le village d’Availles où naît le bébé est un château situé sur les bords de la Sèvre.

Le premier témoin est également un refugié du bocage. Dominique Taffoireau, teinturier, est le neveu du notaire de Moncoutant François Beliard.

Plan du château d’Availles à François. Extrait du cadastre de 1830. AD 79
Signature de Pierre Louis Puichaud-Girard sur l’acte de naissance de son fils. AD79 François Naissances An 2 – an 10. Vue 10/61

La mère du jeune Pierre Sans-culotte mourra des suites de l’accouchement le 30 septembre 1794. Il est à noter que l’on trouve comme signataire de l’acte de décès un autre réfugié du bocage :

  • Alexis Cottenceau (1759-1814), commerçant  originaire de Largeasse,  alors cultivateur réfugié à Cherveux, frère de Dominique Cottenceau officier municipal républicain lui-même assassiné par les vendéens en juillet 1794 à l’Absie
Signature d’Alexis Cottenceau sur l’acte de décès de Renée Françoise Colombe Girard. AD 79 François Décès An 2 – an 10 Vue 9/48

Pierre Sans-culotte Puichaud décèdera en juin 1801 à Moncoutant probablement emporté par une maladie infantile.  Son père fait partie de l’histoire du château de Pugny puisqu’il en achètera vers 1805 les terres et les ruines après avoir acquis celles de Chateauneuf de Largeasse.

Marie Antoinette Savin

Dans un tout autre environnement est née le 1er octobre 1794 à  Châtillon sur Sèvre (Mauléon) Marie Antoinette Savin, fille d’Augustin Savin et de Jeanne Texier. Les parents de la petite fille sont de la paroisse de Pugny et réfugiés à cause de « la proximité de l’ennemi ». Pugny subit alors les raids des troupes républicaines du camp de Largeasse, construit dans l’été 1794 pour limiter les incursions vendéennes en Gâtine.  Le père du bébé est probablement combattant vendéen. Il donne à sa fille le prénom de l’ancienne reine de France guillotinée un an auparavant. Le parrain est Pierre André Poignant, officier vendéen et la marraine sa sœur Marie Louise Poignant, veuve de Clément Cendre, ancien régisseur du château et maire de Pugny « tué par les républicains » (guillotiné à Niort début 1794 comme chef vendéen). Tous les deux sont nés au château de Pugny et étaient des domestiques du marquis de Mauroy  émigré en Allemagne depuis 1792. Il est probable que ces réfugiés vivaient alors dans les ruines de Châtillon, détruite en 1793.

Voici la transcription corrigée de cet acte de baptême exceptionnel :

L‘an de grâce 1794 et le 1er octobre a été baptisée par moi soussigné curé de la Trinité une fille née de ce jour du légitime mariage d’Augustin Savin, domestique, et de Jeanne Tessier ses père et mère de la paroisse de Pugny et réfugiés dans ce pays-ci à cause de la proximité de l’ennemi. Elle a été nommée Marie Antoinette par le sieur André Poignant et demoiselle Marie Louise Poignant sa sœur veuve de Clément Cendre, tué par les républicains (rajouté à l’entre ligne), qui ont été parrains et marraines. la marraine a signé avec nous, le parrain ainsi que le père ont déclarés ne savoir signer de ce requis. 

Signatures : Marie Louise Poignant veuve de Clément Cendre, Perrinet (curé)

La jeune Marie Antoinette n’a pas survécu à cette époque troublée, et son père décédera en juillet 1795.

AD79 Mauléon. BMS registre de catholicité 1794- an 10. Vue2/85

Tout oppose ces deux bébés : les opinions politiques de leurs familles, leur condition sociale, leur prénom. Mais ils sont cependant liés par le triste destin d’enfants de réfugiés dont les conditions  de  naissance illustrent la tragédie de la guerre civile vendéenne.

J-P Poignant

Merci à M. Robert Girard et à Mme Jackie Leroy, correspondants de Généanet qui m’ont fait découvrir les circonstances de la naissance de Pierre Sans-culotte Puichaud.

Merci a Christian Boche dont le travail généalogique m’a permis de  découvrir l’acte de naissance de Marie Antoinette Savin.

Visite de l’Association des Amis du Pont-Paillat

Samedi 15 décembre, l’Association des Amis du Pont-Paillat, nous a rendu visite au cours de son périple qui l’a mené de l’église Saint-Pierre de Pugny, au camp de largeasse et  à Chanteloup en passant par le château de Pugny.

Malgré le froid et la pluie, les visiteurs ont pu visiter les caves du château. Après qu’Eric  ait fait un rappel sur l’histoire du château, Jean-Philippe a plus spécifiquement rappelé les événements liant le château aux guerres de Vendée.

 

Pierre Drillaud (1765-1813) et René Jacques Coigny (1775-1839) capitaines de paroisse de Pugny

Pugny a été un des premiers villages du bocage à s’insurger lors de la révolte antirépublicaine d’août 1792, et sa population a été particulièrement active durant les guerres de Vendée entraînant d’importantes destructions par les armées bleues et de nombreuses victimes.

Le document que nous allons décrire ci-dessous nous permet de découvrir de nouveaux acteurs de la paroisse de Pugny pendant cette abominable guerre civile.

En 1816, alors que le pouvoir de Louis XVIII qui a remplacé Napoléon se consolide, des pensions et secours sont attribués pour les  victimes et anciens combattants des guerres de Vendée. Jeanne Chabot, qui habite le hameau de la Guibaudière de Pugny , sollicite une pension de veuve suite au décès de son mari Pierre Drillaud.

Cachet de la mairie de Pugny en 1816

Sur cette demande de pension, on trouve tout d’abord un certificat médical établi le 26 mai 1816 par Jacques François Chevalier, alors chirurgien à La Chapelle Saint Laurent.

Nous soussignés chirurgien à la résidence de la Chapelle Saint Laurent, arrondissement de Parthenay, département des Deux-Sèvres, certifions à qui il appartiendra avoir vu, traité et donné nos soins au défunt Pierre Drillaud, bordier demeurant en la commune de Pugny qui était atteint d’une « anquilosie » suturée à l’articulation du bras avec l’avant-bras gauche, l’écoulement liquoreux de la suppuration en a détaché quinze esquilles ou petits os ; cette maladie qui a été la cause de sa mort, vient des blessures qu’il a reçu « ainsy » que des courses forcées et vicissitudes du froid pour avoir couché sur la terre pendant les nuits d’hiver. En foi de quoi nous l’avons délivré le présent pour servir et valoir ce que de raison à la Chapelle Saint Laurent.

Le vingt six may 1816 signé Chevalier

Attestation médicale du chirurgien Chevalier sur Pierre Drillaud

Ensuite nous trouvons sur le même document une attestation en faveur de Jeanne Chabot établi par François Vidal, maire de Pugny, reprenant le témoignage de Réné Jacques Coigné et de Pierre Merceron, anciens combattants.

En marge :

Jeanne Chabot veuve de Pierre Drillaud commandant de la 2eme compagnie de la paroisse de Pugny en 1793

Texte de l’attestation :

Nous René-Jacques Coigné commandent la 1ère compagnie de la paroisse de Pugny lors de la première guerre de la Vendée, Pierre Merceron soldat à la même époque, soussignés certifions que feu Pierre Drillaud natif de Pugny le 27 juin 1764 a été commandant de la deuxième division de la commune de Pugny et qu’il était en ladite qualité avec nous à la grande bataille de Luçon, qu’il y fut blessé au bras gauche est à celle de Boisvert à la jambe gauche et qu’il est mort par suite de ces blessures et des grandes fatigues qu’il a éprouvée, qu’il a laissé Jeanne Catherine Chabot sa veuve avec cinq enfant et sans fortune en foi de quoi nous lui avons délivré ce présent pour lui servir et valoir.

Pugny le 24 mai 1816 signé Merceron, Cougné et Vidal, maire

Attestation Coigné, Merceron

Par ce document exceptionnel, nous apprenons donc qu’en 1793, il y avait deux compagnies de combattants de Pugny dans l’armée catholique et royale. Ces compagnies ont notamment combattu à la grande bataille de Luçon (probablement celle du 14 août 1793) et à celle de Bois Vert (lieu inconnu à recroiser avec d’autres sources).

René Jacques Coigné (1775-1839)

Le commandant de la première compagnie était René Jacques Coigné, né à Pugny le 11 avril 1775 à la Maupetitière. On peut s’étonner des 18 ans de ce commandant en 1793 et peut-être douter de son rôle effectif.  Cependant il était concerné par la  levée en masse de 300 000 célibataires  de 18 à 25 ans  qui provoqua la grande révolte vendéenne.

René Coigné a survécu aux événements  et s’est marié à Pugny le 26 avril 1805 avec  Jeanne Charlotte Fazilleau. Ils eurent ensemble 9 enfants. Il est décédé le 19 avril 1839 à Moncoutant après avoir été bordier à la Maupetitière puis à la Coulaisière de Pugny.

Pierre Drillaud (1765-1813)

Le commandant de la seconde compagnie était Pierre Drillaud, bordier à la Guibaudière de Pugny, apparemment né le 27 juin 1764 (contrairement à ce qu’indique l’attestation, on ne trouve pas son acte de baptême à Pugny).

Il s’est marié le 17 septembre 1787 à  Jeanne Chabot, également de Pugny. Ils eurent ensemble au moins 4 filles. Pierre Drillaud est décédé  le 28 juillet 1813.

Signature de Pierre Drillaud et de son beau-père François Chabot sur l’acte de mariage de 1787

Nous avons pu trouver au sujet de la famille Drillaud deux documents qui nous donnent davantage d’informations.

Le premier est un extrait du livre de l’abbé Etienne Mulon sur l’histoire de Pugny.  Le couple Drillaud a abrité le curé de Pugny Michel Guillon lors des périodes de persécution religieuse des guerres de Vendée.  Une cache spéciale avait été aménagée dans la maison de la Guibaudière. Pierre Drillaud, lui même recherché, se serait caché dans un grand chêne près de l’étang de Courberive.

Le livre de l’abbé Mulon n’est pas infaillible, puisqu’il positionne Jeanne Chabot comme la nourrice de la famille De Mauroy, seigneurs du château. C’est peu probable puisque Catherine, la fille du marquis, était née en 1771. Est-ce la mère de Jeanne Chabot qui en aurait été  la nourrice?

Nous avons également retrouvé dans le relevé du registre paroissial de Courlay la sépulture donnée par l’abbé Pierre Texier  à Alexandrine Drillaud, 2 ans, le 7 octobre 1794, en présence de son père Pierre et de son grand père François Chabot. Le décès de cette fillette s’est produit alors que Pugny et ses alentours  étaient alors régulièrement soumis à des raids républicains du camp de Largeasse. Une partie de la destruction de Pugny est bien identifiée à cette période. Alexandrine a-t-elle été victime des exactions de soldats bleus? Est-elle décédée d’une maladie infantile comme la varicelle (la picotte) qui faisait à l’époque de nombreuses victimes ?  A-t-elle succombé aux terribles conditions sanitaires d’un camp de fortune où ses parents se seraient réfugiés?

Quelques années plus tard, l’abbé Texier deviendra un des fondateurs de la petite église de Courlay et Pugny une paroisse où la dissidence aura l’adhésion de toute la population.

L’autre témoin du document est Pierre Merceron dont nous allons essayer de reconstituer l’état civil et de raconter l’histoire dans un autre article.

J-P Poignant

Merci à notre ami Rémy Billaud et à M. Raphaël Supiot Directeur des archives municipales de Parthenay, qui nous ont fait suivre le document de demande de pension pour la veuve de Pierre Drillaud.

Merci à Raymond Deborde qui nous a transmis les informations généalogiques  sur la famille Drillaud  et à Pascal Paineau qui nous a communiqué les extraits des registres paroissiaux de Courlay.

 

Hameau de la Rue

panneau indicateur actuel

 

Ce hameau apparait déjà en 1435 sous le nom de la ruhe, selon  le dictionnaire topographique des Deux-Sèvre de Bélisaire Ledain

Son nom provient certainement de l’ancien français ru qui signifie petit ruisseau ou rivage, en effet géographiquement ce hameau était en bordure du grand étang à l’arrière du château et il est toujours traversé par de petits ruisseaux.

On retrouve ce hameau sur le cadastre napoléonien dans la première partie du 19 ème siècle.

La rue (Cadastre napoléonien)

Aujourd’hui le village de la Rue est occupé par 3 familles dont la famille BOISSONNEAU qui a quitté le château en 1919 pour s’établir à la rue. Les habitations anciennes sont rénovées et une maison construite au 20ème siècle est venue s’ajouter aux bâtisses du hameau.

Le village de la Rue aujourd’hui

Les travaux de Christian Boche, à partir des recensements de 1871 à 1906, nous donnent un aperçu de la population du village durant cette période.

Recensement La Rue
Nom Prénom Age ou date de naissance Lieu de naissance Etat
1872 Grellier André Jean-Baptiste 11 août 1817 Neuvy-Bouin (Boisnalbert) Fermier 53
Brémand épse Grellier Louise Marguerite 14 octobre 1822 Cerizay épouse 50
Grellier André Léon Aimé 9 juin 1857 Pugny (la Rue) fils 14
Grellier Fridolin Alexandre 19 juillet 1848 Pugny (la Rue) fils ainé 23
Poignant épse Grellier Victorine Léontine 29 juin 1850 Pugny (le bourg) épouse 20
Grellier Auguste Alexandre 17 avril 1870 Pugny (la Rue) fils 2
Grellier Alexandre Fridolin 2 avril 1872 Pugny (la Rue) fils 15 jours
Grellier Pierre Alexandre 7 juillet 1829 Pugny (la Gaudinerie) Fermier 43
Audebaud épse Grellier Marie Victoire « Victorine » 14 février 1839 Chanteloup (garcay) épouse 39
Grellier Alexandre Jules 8 novembre 1871 Pugny (la Rue) fils 5 mois
Robin Jules Joseph 12 mai 1861 Amailloux (villebouin) fils de l’épouse 11
Robin Ferdinand Onésime 18 février 1866 Amailloux fils de l’épouse 6
Robin Célestine Emilie 27 novembre 1863 Amailloux fille de l’épouse 8
Moreau Marie 22 Largeasse servante 22
Motard Théophile Séraphin 19 avril 1844 Chanteloup domestique 23
Nau François 3 juin 1852 Pugny (la Coulaisière) domestique 19
1876 Grellier Pierre Alexandre 7 juillet 1829 Pugny (la Gaudinerie) Fermier 48
Audebaud épse Grellier Marie Victoire « Victorine » 14 février 1839 Chanteloup épouse 38
Robin Jules Joseph 12 mai 1861 Amailloux fils de l’épouse 15
Robin Célestine Emilie 27 novembre 1863 Amailloux fils de l’épouse 13
Grellier Alexandre Jules 8 novembre 1871 Pugny (la Rue) fils 5
Grellier Henri Eugène 23 novembre 1873 Pugny (la Rue) fils 3
Maulévrier Marie Alexandrine 29 mars 1858 Courlay domestique 16
Grellier André Jean-Baptiste 11 août 1817 Neuvy-Bouin Fermier 59
Brémand épse Grellier Louise Marguerite 14 octobre 1822 Cerizay épouse 53
Pied Marie-Désirée 6 septembre 1854 Neuvy-Bouin servante 23
Moreau Clément 18 Pougne-Hérisson domestique 18
Voyer François Jean-Baptiste 23 mai 1856 Neuvy-Bouin domestique 15
1886 Baudouin Pierre 4 janvier 1811 St André/Sèvre cultivateur 76
Clerjault épse Baudouin Louise 19 juillet 1814 St André/Sèvre épouse 72
Genty François Fridolin 12 novembre 1857 Chanteloup domestique 29
Nourrisson Henri François 4 août 1863 Rorthais domestique 22
Gourmaud Louis Auguste François 23 janvier 1870 La Ronde domestique 16
Baudouin Louis Auguste 15 septembre 1840 St André/Sèvre cultivateur 46
Brémaud épse Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay épouse 44
Baudouin Marie Augustine Victorine 9 janvier 1868 St André/Sèvre fille 18
Baudouin Marie Eugénie Clémentine 17 mars 1872 St André/Sèvre fille 16
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils 11
Baudouin Marie Mélanie Gabrielle 19 septembre 1878 St André/Sèvre fille 7
Baudouin Auguste Célestin Eugène 5 avril 1881 St André/Sèvre fils 5
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 2
Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 27
Motard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 28
1891 Baudouin Louis Auguste 15 septembre 1840 St André/Sèvre cultivateur 50
Brémaud épse Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay épouse 48
Baudouin Marie Augustine Victorine 9 janvier 1868 St André/Sèvre fille 20
Baudouin Marie Eugénie Clémentine 17 mars 1872 St André/Sèvre fille 18
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils (cultiv) 15
Baudouin Marie Mélanie Gabrielle 19 septembre 1878 St André/Sèvre fille 12
Baudouin Auguste Célestin Eugène 5 avril 1881 St André/Sèvre fils 10
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 7
Vidal Jules Emile 8 avril 1870 Pugny (Bertineau) domestique 21
Gourmaud François Louis Auguste 23 janvier 1870 La Ronde domestique 21
Gourmaud Florentin Louis 6 octobre 1871 La Ronde domestique 19
Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 32
Motard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 32
Baudouin Berthe Henriette Mélanie 12 juillet 1886 Pugny (la Rue) fille 4
Baudouin Anatole Henri 7 février 1888 Pugny (la Rue) fils 3
Baudouin Maria Clotilde Marthe 11 novembre 1889 Pugny (la Rue) fille 1
1901 Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 42
Motard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 42
Baudouin Berthe Henriette Mélanie 12 juillet 1886 Pugny (la Rue) fille 14
Baudouin Anatole Henri 7 février 1888 Pugny (la Rue) fils 13
Baudouin Maria Clotilde Marthe 11 novembre 1889 Pugny (la Rue) fille 11
Baudouin Antonine Agathe Eléonore 2 août 1891 Pugny (la Rue) fille 9
Baudouin Marie-Thérèse Georgina 8 mai 1893 Pugny (la Rue) fille 7
Baudouin Gaston Henri Alcide 8 mai 1897 Pugny (la Rue) fils 3
Motard Marcelin Delphin 27 novembre 1880 Le Breuil-Bernard domestique 20
Dieumegard Florimond Gustave 7 avril 1883 Pugny (le bourg) domestique 17
Brémaud ve Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay cultivatrice 58
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils (cultiv) 25
Baudouin Marie Mélanie Gabrielle 19 septembre 1878 St André/Sèvre fille 22
Baudouin Auguste Célestin Eugène 5 avril 1881 St André/Sèvre fils 19
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 17
Nourrisson Henri Léon 24 janvier 1887 Pugny (Bertineau) domestique 14
1906 Brémaud ve Baudouin Marie Hortense 2 novembre 1843 Courlay cultivatrice 1843
Baudouin Célestin Flavien Augustin 24 février 1875 St André/Sèvre fils (cultiv) 1875
Baudouin Augustin Michel 13 août 1881 St André/Sèvre fils (cultiv) 1881
Baudouin Marthe Célestine 12 mars 1884 Pugny (la Rue) fille 1884
Vergniaud Jules Fridolin Barthélémy 17 mai 1890 Pugny (la Forge) domestique 1880
Baudouin François Henri 8 février 1859 St André/Sèvre cultivateur 1859
Mottard épse Baudouin Marie Albertine 10 avril 1858 Moncoutant épouse 1858
Baudouin Berthe Henriette Mélanie 12 juillet 1886 Pugny (la Rue) fille 1886
Baudouin Anatole Henri 7 février 1888 Pugny (la Rue) fils 1888
Baudouin Maria Clotilde Marthe 11 novembre 1889 Pugny (la Rue) fille (couturière) 1889
Baudouin Antonine Agathe Eléonore 2 août 1891 Pugny (la Rue) fille 1891
Baudouin Marie-Thérèse Georgina 8 mai 1893 Pugny (la Rue) fille 1893
Baudouin Gaston Henri Alcide 8 mai 1897 Pugny (la Rue) fils 1897
Mottard Marcelin Delphin 27 novembre 1880 Le Breuil-Bernard domestique 1880

Lors du recensement de 1872,  2 grandes familles Grellier résident dans le hameau. Les 2 chefs de famille sont frères. Leurs parents sont arrivés à la Rue à la fin des années 1830, venant du village de la Gaudinerie.

La première famille qui habite le hameau depuis le milieu des années 1840 se compose d’André Jean-Baptiste, 53 ans originaire de Neuvy Bouin (Boisnalbert), fermier, de son épouse Louise Marguerite née Bremand, 50 ans , originaire de Cerizay, de leur fils André Léon Aimé (14 ans) né à Pugny (La Rue), et de leur fils Fridolin Alexandre, 23 ans né également à la Rue et qui vit avec son épouse Victorine Léontine née Poignant, 20 ans native du Bourg. Ils sont accompagnés de leurs 2 jeunes fils tous deux nés à la Rue : Auguste Alexandre ,2 ans, et  Alexandre Fridolin ,15 jours.

Le second frère Pierre Alexandre, fermier, 43 ans, originaire de Pugny (la Gaudinerie), vit avec son épouse Marie Victoire « Victorine » née Audebaud, 39 ans originaire de Chanteloup (garcay).  Victorine, veuve en première noce, est accompagnée de 3 enfants de son premier mariage, tous nés à Amailloux : Jules Joseph 11 ans, Célestine Emilie 8 ans et Ferdinand Onésime 6 ans. Le couple a également un enfant en commun Alexandre Jules 5 mois né à la Rue.

Une servante et deux domestiques servent les familles Grellier : Moreau Marie, 22 ans originaire de Largeasse, Motard Théophile Séraphin, 23 ans de Chanteloup et Nau François,  19 ans, de Pugny ( la Coulaisière).

Lors du recensement de 1876 on retrouve  les familles Grellier, mais avec quelques changements dans leurs compositions :

André Jean-Baptiste et son épouse Louise Marguerite  sont désormais seuls sans enfants. Ils ont une servante : Pied Marie-Désirée, 23 ans, originaire de Neuvy-Bouin et 2 domestiques : Moreau Clément 18 ans originaire de Pougne-Hérisson, ainsi que Voyer François Jean-Baptiste, 15 ans originaire de Neuvy-Bouin.

Pierre Alexandre et son épouse Marie Victoire « Victorine » sont accompagnés de deux des 3 enfants du premier mariage de l’épouse: Jules Joseph et Célestine Emilie désormais âgés de 15 et 13 ans, ainsi que de 2 fils nés de leur union Alexandre Jules et Henri Eugène, respectivement 5 et 3 ans, nés tous deux à la Rue. Ils ont une domestique: Maulévrier Marie Alexandrine, 16 ans originaire de Courlay.

En 1886, les familles Grellier ont laissé place à 3 familles Baudouin.

La première se compose de Pierre, 76  ans et de son épouse Louise        née Clerjault , 72 ans tous deux originaires de St André/Sèvre. Ils ont 3 domestiques à leur service:  Genty François Fridolin, 29 ans originaire de Chanteloup, Nourrisson Henri François, 22 ans, originaire de Rorthais, et Gourmaud Louis Auguste François, 16 ans, originaire de La Ronde (79).

La seconde se compose de leur fils Louis Auguste, 46 ans , cultivateur originaire de St André/Sèvre et de son épouse Marie Hortense,  44 ans, née  Brémaud  originaire de Courlay. Ils sont accompagnés de 6 enfants:  Marie Augustine Victorine 18 ans, Marie Eugénie Clémentine 16 ans,  Célestin Flavien Augustin 11 ans, Marie Mélanie Gabrielle 7 ans ,  Auguste Célestin Eugène 5 ans et Marthe Célestine 2 ans , tous étant nés à St André/Sèvre à l’exception de la dernière née à la Rue.

La dernière famille est formée par un second fils François Henri, cultivateur, 27 ans, originaire de St André/Sèvre et de son épouse Marie Albertine,  née Motard, 28 ans originaire de Moncoutant

En 1891   Il ne reste que les familles des 2 fils:

La composition de la famille de Louis Auguste est la même. Ils ont 3 domestiques : Vidal Jules Emile, 21 ans originaire de Pugny (Bertineau), et de deux frères Gourmaud François Louis Auguste 21 ans et Florentin Louis 19 ans, tous deux originaires de la Ronde.

La famille de François Henri et de son épouse  Marie Albertine s’est agrandie de 3 enfants nés à la Rue : Berthe Henriette Mélanie 4 ans,  Anatole Henri 3 ans et Maria Clotilde Marthe 1 an.

Au recensement de 1901, Louis auguste Baudouin   est décédé. Sa veuve Marie Hortense, agricultrice est désormais âgée de 58 ans. Elle a encore 4 enfants avec elle: Célestin Flavien Augustin 25 ans agriculteur,  Marie Mélanie Gabrielle 22 ans, Auguste Célestin Eugène 19 ans et  Marthe Célestine 17 ans. Ils ont un domestique : Nourrisson Henri Léon 14 ans originaire de Pugny (Bertineau).

La famille de François Henri Baudouin s’est agrandie de 2 filles et d’un garçon, tous nés à la Rue ; Antonine Agathe Eléonore 9 ans, Marie-Thérèse Georgina 7 ans et Gaston Henri Alcide 3 ans. La famille a 2 domestiques Motard Marcelin Delphin 20 ans, originaire du Breuil-Bernard et Dieumegard Florimond Gustave, 17 ans originaire du Bourg de Pugny.

Enfin au recensement de 1906, on retrouve Marie Hortense, veuve Beaudouin avec ses 2 fils Célestin Flavien Augustin et Auguste Célestin Eugène tous deux cultivateurs ainsi que sa fille Marthe Célestine , ils ont un domestique : Vergniaud Jules Fridolin Barthélémy, 26 ans, originaire de Pugny (la Forge).

Quand à la famille de François Henri Baudouin  la composition est identique au recensement de 1901, seul un domestique est resté  Mottard Marcelin Delphin.