1739-1741 : UNE FAMILLE DE PUGNY ÉMIGRE AU CANADA

Monsieur Jean-Pierre Mortaud, qui est originaire de notre bocage, a bien voulu nous autoriser à publier un document qu’il a rédigé pour ses proches au sujet de lointains cousins canadiens. En effet, il a découvert qu’un couple de Pugny de sa famille a émigré en  deux temps (1739 et probablement 1741) vers Montréal, au Canada. Nous le remercions bien vivement de nous avoir fait partager cette trouvaille.

Il s’agit du couple Jean Payrault et Marie Guérineau. Ce couple s’est marié à Pugny le 28 novembre 1730. Jean Payrault était tisserand à la Forge de Pugny, Marie Guérineau était de la Vergne du Breuil Bernard.

Voici son document :

Document « Une tante au Canada par M. Jean-Pierre Mortaud »

Travaux préparatoires à la remise en place de la ferme

Mardi et jeudi dernier, les membres de l’ACP ont continué la préparation pour la remise en place de la ferme.

Les nouvelles pièces de charpente ont été livrées sur site,  Christian, Colette et Natou ont préparé les madriers de soutènement qui ont été montés au premier étage grâce à l’aide de Thierry et de son télescopique.  Nous attendons maintenant l’intervention de la grue pour redresser et remettre en place la ferme.

Natou s’assure du niveau des attaches des madriers porteurs
Les madriers sont montés par Thierry au volant de son télescopique
Les madriers de renfort sont en place

 

François Vidal (1779-1865), maréchal à Pugny, maire de 1813 à 1840

Jean-Philippe revient sur la vie d’un pugnacien  François Vidal.

François Vidal a été maire de Pugny de 1813 à 1840 avec une brève interruption en  1815 et en 1826. Durant ce très long mandat, il a connu 5 régimes politiques et deux insurrections dans le bocage en 1815 et 1830.

Marié à Pugny à Marie Louise Blais, de la paroisse de Vernoux. Ils eurent ensemble 12 enfants et une très nombreuses descendance.

Jean-Philippe a pu retrouver 2 anecdotes qui évoquent François Vidal dans ses fonctions de maire de Pugny dans les volumes 2 et 3 de l’histoire des Deux Sèvres de Jules Richard, écrits en 1848 et 1864. Cette histoire locale qui va de 1790 à 1830, mentionne peu de maires de petites communes. Mais François Vidal devait être bien connu pour son fort caractère…

Retrouvez l’intégralité de ces recherches sous notre rubrique « Histoire locale » :

FRANÇOIS VIDAL (1779-1865). MAIRE DE 1813 À 1840

Une kermesse à Pugny fin des années 40

Avec l’arrivée des beaux jours, les fêtes font leur retour.  Ce mois ci nous nous remémorons les fêtes d’autrefois avec une kermesse à PUGNY que l’on situe aux alentours des années 1948/1950.

La plupart des protagonistes de cette joyeuse troupe ont été identifiés, mais nous faisons appel à vos souvenirs pour retrouver les noms des enfants sur le reste du défilé et surtout l’événement auquel il se rapporte

Une kermesse à Pugny

C’est Paul POIGNANT avec sa barbe et son accordéon qui emmène cette joyeuse troupe.

La mariée est Louisette GUILLON/BISLEAU

Le marié est joué par Claude GEAY

La demoiselle et le garçon d’honneur sont respectivement :

Nicole TEMPEREAU/POIGNANT et Gilles BOISSONNEAU

Un très grand merci à Marie-jo et Gilles pour leur contribution.

LES OBJETS RELIGIEUX EN PROVENANCE DU CHÂTEAU (PART 2)

Nous poursuivons ce mois ci sur les objets religieux en provenance du château , ayant transité par  l’église du Breuil-Bernard avant de rejoindre les  collections du musée  Agesci de Niort

Aujourd’hui notre étude porte sur le calice :

Calice de Pugny provenance de la Chapelle du Château

Cet objet a été présenté lors de

 l’Exposition de l’Art Sacré en Deux – Sèvres ,en 1999 Année du Patrimoine.

Il figure dans le catalogue  édité par les Musées de Niort et le Conseil Général des D-S :  Orfèvreries religieuses du XVI – XVIIIe siècle Tome 1.

Cette  pièce d’orfèvrerie a été fabriquée à Paris au XVII ème siècle (1654) par un maître orfèvre anonyme.

Elle est en argent martelé repoussé, ciselé, estampé et partiellement doré.

Les dimensions de ce calice sont :

– H : 24,7 cm – diamètre du pied: 14 cm – diamètre de la coupe: 8,7 cm

Poinçons : 

Aucun poinçon de maître orfèvre n’est visible.

1/ Poinçon de jurande : sous le pied, difficilement lisible, mais de lecture néanmoins certaine: lettre majuscule I couronnée, barrée à mi-hauteur – Paris, décembre 1653 à décembre 1654 (plutôt que 1677-1678, période pour laquelle un I assez semblable a été utilisé)

2/ Poinçon de décharge : sous le pied et sur la coupe, un fleuron dans un ovale, décharge pour Angers (1693-1695)

Sur l’objet : 

Il s’agit ici de l’une des pièces les plus élaborée en orfèvrerie religieuse conservée en Deux-Sèvres. Elle était ignorée jusqu’à une date récente.

Son auteur, malheureusement anonyme, y fait preuve d’une réelle virtuosité. La décoration obéit à la mode en vigueur à cette époque quel que soit le lieu d’origine de l’objet et il y a beaucoup de similitudes entre cet exemplaire parisien et les très beaux calices angevins à fausse coupe du canton de Mauléon. Tous les décors en relief sont dorés, les fonds conservant la tonalité argent.

Au pied classique à acanthes ajourées, succède la non moins fréquente moulure d’oves. Le bombement du pied présente trois têtes d’angelots, rapportées, alternant avec des instruments de la Passion liés par un ruban flottant : couronne d’épines et clous, cimeterre et roseau, croix avec l’éponge et la lance.

Têtes d’angelots de petite taille, rapportées,  alternent sur le nœud avec des chutes de fruits sur les guirlandes partant des ailes. Un culot de feuilles  nervurées occupe la moitié de la hauteur de cet élément.

Le même répertoire que sur le pied est repris sur la fausse-coupe dont la bordure est constituée de palmettes. Les têtes d’angelots alternent avec les instruments de la Passion disposés ou attachés en sautoir : verges et fouet, colonne et échelle, marteau et tenailles.  Ces éléments sont surmontés d’une graine ou d’un fleuron.

L’ensemble de ce décor repoussé au relief sculptural doré se détache sur un fond amati.

Ce calice provient de l’église du Breuil-Bernard qui conserve aussi l’ensemble plateau-burettes, calice, armoriés provenant à l’origine de la chapelle du château voisin de Pugny et datées des années 1666-1667.

On peut se demander si cette belle pièce, parvenue en parfait état, mais sans patène,  n’aurait pas été offerte par la même famille à l’église paroissiale, une douzaine d’années auparavant.

L’absence de poinçons hormis la lettre annuelle de Paris difficilement décelable dans les repoussés du décor, a probablement mené au marquage de cette pièce quarante ans après sa fabrication à Angers, à titre de recense et peut être à l’occasion d’une redorure.

Travaux de toiture suite à la catastrophe

Ce lundi 7 mai, quelques membres de l’A.C.P s’étaient réunis pour continuer la préparation de la reconstruction de la charpente suite à la catastrophe du 1er avril dernier.

L’opération du jour était délicate il fallait dégager la panne faîtière restante ainsi qu’une autre panne, toute deux restées en équilibre sur la ferme couchée.

Avec délicatesse et patience les tuiles , lattes, et chevrons ont été enlevés, tout en maintenant étayées la ferme et les pannes.

A 17 heures, l’opération était couronnée de succès.

Un merci chaleureux aux membres qui ont permis cette réalisation et à Christian B qui immortalisait l’instant entre deux seaux de gravas.

Le chantier à l’arrivée des travailleurs
Natou, Francis et Eric entament l’enlèvement des tuiles restantes
Christian ROY de passage est venu encourager les travailleurs
Francis et Eric au dégagement de la panne faîtière
Fin du chantier. prochaine étape : remise en place de la ferme avec un camion grue.

Scènes de l’école de PUGNY entre 1895 et 1905

Faisant suite à l’article de Christian sur l’emplacement de l’école de Pugny entre 1836 et 1880, Jean Philippe nous apporte des photos d’époque qui sont parmi les plus anciennes que l’on puisse retrouver sur Pugny.

Vers 1898 Enfants dans la cour de l’école de Pugny

Sur cette photographie se trouvent :  André Poignant né en 1888 (enfant dans la chaise au centre de la photographie, rendu partiellement invalide par la polio) et sa sœur Marie Poignant- Brossard née en 1891. Leur mère, Marie Léontine Beaujault, épouse Poignant, est née au château de Pugny en 1857. André Poignant y vivra plus de 40 ans et y décédera en 1972.

A noter que sur les 7 enfants, 6 sont pieds nus par cette belle journée d’été.

Vers 1900 Mme Lavaud femme de l’instituteur de Pugny

Ecoles publiques et logements des instituteurs à Pugny

 

Grâce à Nicole Marsault, nièce de Bernard Billeaud, lequel fut secrétaire de mairie de Pugny et qui préserva des documents destinés à être détruits, Christian et Eric ont pu prendre connaissance des différents lieux qui ont servi d’école publique où les enfants de Pugny depuis 1836 ont pu apprendre à lire, écrire et compter.

Plan de Pugny avec les emplacements successifs de l’école

Plan établi par le secrétaire de mairie E. Robert le 22 juillet 1880 et approuvé par le maire Pierre Bilheu

 

Écoles publiques et logements des instituteurs à Pugny

  1. Voir plan (repère rose)

Un bail est signé entre Pierre Savin habitant la Maupetitière (propriétaire d’une petite maison située derrière chez M. Denis près du cimetière et jouxtant le jardin de Debordes, démolie en 1997 par la Commune pour faire un parking), François Vidal (maire de Pugny) et Pierre Baujeault (adjoint).

Ce bail concerne ce qui sera le logement de l’instituteur pour une durée allant de la St Michel 1836 à la St Michel 1842 pour une valeur annuelle de 36 francs. Les frais de notaire s’élevant à 44 centimes de droit simple, 44 centimes de double droit et 9 centimes pour décime.

  1. Voir plan (repère jaune)

Le 24 avril 1841, sur ordre du Sous-Préfet, le conseil municipal composé de :

Poignant Joseph*,  Beaujault Pierre,  Vidal Augustin,  Grellier Pierre, Boche François**,  Dieumegard Alexis,  Savin Auguste ( a vérifié la gestion de l’ex-maire Vidal François).

Lors de cette réunion, il a été décidé de donner le presbytère et le jardin attenant pour l’instituteur pour y faire la classe dans une salle qui servait autrefois d’écurie à la cure.

Le bail pour le logement a été prolongé pour la même somme de la St Michel 1842 à la St Michel 1843, signé entre Auguste Savin (propriétaire) et Jean-Baptiste Grellier (maire), vu par le Sous-Préfet Pelletan, il a été approuvé par les conseillers Dieumegard, Beaujault, Savin, Vidal, Poignat, et approuvé par le Préfet De Saint Georges.

* Poignant Joseph : ancêtre de Jean-Philippe, Nathalie, Hervé, Jacky et autres Poignant de Pugny, frère de l’ancêtre de Christian.

** Boche François : arrière-arrière grand-père de Christian

  1. Voir plan (repère bleu foncé)

La commune signe un bail à compter de la St Michel 1848 et d’une durée de 6 ans avec Jean Fallourd du Bas-bourg pour une maison d’école composée de 2 chambres hautes et 2 chambres basses, d’un jardin et le droit de fournil au four du propriétaire. Approuvé par le Préfet le 9 février 1849.

  1. Voir plan (repère vert foncé)

Bail entre Pierre Jadeau (habitant la Pesantière de Moncoutant, tuilier et propriétaire d’une maison destinée à devenir la nouvelle école) et Augustin Vidal (maire) pour la période du 29/9/1854 au 29/9/1859, moyennant un loyer de 70 francs par an. Ce document est approuvé par les conseillers Grellier, Beaujault, Dieumegard, Beaujault, Bilheu, Vidal, Savin, Poignant. Il pourrait s’agir de la maison de M. Denis.

  1. Voir plan (repère rouge)

Le 12 février 1857, un nouveau bail est signé entre Pierre Jadeau et Pierre Bilheu (maire) pour 2 ans. Ce bail concerne la location, pour un loyer annuel de 100 francs, d’une maison comprenant 2 chambres au rez-de-chaussée, 2 chambres à l’étage, grenier, hangar, cave four et fournil, un jardin avec puits. Le cimetière jouxte à l’est, au midi et au couchant la place publique et au nord Debordes. Le conseiller du Préfet mentionne que «ce bail cessera si la commune devient propriétaire d’une maison spécialement affectée au service de l’instruction ».

 

  1. Voir plan (repère bleu clair)

Le 30 mai 1858, un bail est signé entre François Billy (fermier à la Sapinaudière de Largeasse), Louis Grellier (cultivateur au bourg de Pugny) et Pierre Bilheu (maire) pour la location d’une maison devant servir de maison d’école pour une durée de 6 ans.

Cette maison comprend 2 chambres au rez-de-chaussée, 2 chambres au premier, grenier, cave, écurie et 2 petits jardins, le tout situé côté couchant au chemin de Pugny à Chanteloup et au nord à Vidal.

Des travaux doivent être réalisés (crépi dans des chambres devant servir de salle de classe, ouverture de fenêtre, cheminée dans 2 salles).

Les conseillers Poignant, Beaujault, Savin, A. Vidal, Z. Vidal, Beaujault, Diemegard, Grellier entérinent le bail pour un montant de 110 francs.

Un échange de courrier entre le Sous-Préfet, le Préfet et l’Inspecteur d’Académie précise que la maison servira d’école et de mairie.

  1. Voir plan (repère vert clair)

Le 28 décembre 1880, l’acte de vente d’une propriété appartenant à Baptiste Constant Mottard (ancien marchand de grains) et Célestine Vidal (son épouse) habitant la Chapelle St Laurent est signé avec Pierre Bilheu (maire) habitant aux Baraudières devant Me Fernand Réau notaire à Moncoutant.

Cette propriété acquise au prix de 11 800 francs, actuellement habitée par l’instituteur, comprend 3 chambres basses avec caves en dessous, plusieurs chambres hautes, grenier, 2 écuries, fenil, toits, hangar, cour avec puits avec à l’est la propriété de Charles Bouillaud (demeurant à la Châtaigneraie), au nord le chemin du cimetière et au chemin vicinal N° 3 de Pugny à Largeasse.

Un projet d’appropriation et d’agrandissement de l’école argumenté par une enquête rédigée par l’Inspecteur primaire le 23 mars 1883 dans laquelle il précise qu’il y a 34 garçons et 35 filles de scolarisés (scolarisation de 5 à 13 ans) et qu’il doit y avoir une douzaine d’enfants venant des autres communes, mais habitant près de Pugny, il faut donc envisager 2 classes non mixtes.

L’enquête fait état de 403 habitants à Pugny et indique que la population doit s’accroître parce que l’agriculture a besoin de bras.

Ce projet ne prévoyant qu’un seul logement, il faut donc envisager de mettre un instituteur marié à une institutrice.

Le projet ne se réalisa pas.

Ce qui constitue actuellement la mairie et qui abrita aussi l’école et le logement de l’instituteur était une auberge construite aux environs de 1873.

Les instituteurs de Pugny  (d’après les recensements, Archives Départementales)

1836 : Jean-Baptiste Rousseau (22 ans)

1872 : Guy Touchon (62 ans)

1876 : Eléonor Robert (26 ans)

1881 : Léandre Poinot (26 ans)

1886 : Désiré Dessault (25 ans)

1891 : Désiré Dessault (30 ans)

1901 : Ferdinand Lavaud (38 ans)

1906 : Ferdinand Lavaud (43 ans)

Projet d’appropriation et d’agrandissement de l’école d’après l’enquête de l’Inspecteur primaire M. Appraillé le 23 mars 1883

Plan du projet d’extension
Presbytère de Pugny