Bénédiction des cloches de l’église du Breuil-Bernard

Christian BOCHE nous propose ce mois ci un article concernant un épisode de la vie des De Mauroy à PUGNY : (Document trouvé aux AD79 du Breuil Bernard en 1754 page 26/65)

On trouve dans les anciens registres d’état civil du Breuil-Bernard un document relatif à la bénédiction des cloches de cette église en 1754 par les seigneurs de Pugny.

Bénédiction des cloches du Breuil-Bernard

Ce document se retrouve également page 370 du livre de Joseph BERTHELE : Recherches pour servir à l’histoire des arts en Poitou édité en 1889.

Dans cette partie de l’ouvrage consacré aux cloches poitevines, Joseph BERTHELE, donne la transcription du document ci-dessus qui lui a été fourni à l’époque par Florentin PUICHAUD, ancien maire de Moncoutant, membre du conseil d’arrondissement de Parthenay, et accessoirement propriétaire du château de Pugny à cette date.

«  » L’an 1754, le 31 juillet, les cloches de cette paroisse furent fondues aux Aubiers, par le nommé Charles AUBRI, qui les a garanti, sous peine de les refaire, pendant l’espace de 3 ans.

La bénédiction en a été faite dans notre église du Breuil-Bernard par Mre Mathurin CHEDEVERGNE, archiprêtre de Parthenay, curé de la Chapelle-Saint-Laurent.

Ont assisté pour nommer les dites cloches, savoir, premièrement, la grosse : haut et puissant seigneur Denis-François de Mauroy, seigneur de cette paroisse du Breuil-Bernard-Pugny, lieutenant-général des armées du Roy, marquis et gouverneur de la ville et château de Tarascon, avec Melle Richard de la Ménardière (?) pour représenter la haute et puissante Delle Anne de Mauroy, aussi dame de cette paroisse et sœur du dit seigneur, à laquelle grosse cloche ils ont donné le nom de Anne-Françoise;

Secondement, la petite a été nommée par hault et puissant seigneur marquis Jean-Denis de Mauroy, fils du dit seigneur, officier dans le régiment du roy, avec haulte et puissante dame Geneviève Lamoureux de la Javellière, sa belle mère, à laquelle petite cloche ils ont donné les noms de Denis-Geneviève. » »

Ces cloches n’existent  plus, probablement détruites à la révolution.