Un mariage compliqué mais salutaire

François de SAINTE-MAURE, (vers 1539 – 1588)  seigneur de Pugny et de Montausier, issu d’une famille huguenote, épouse en 1572 Louise de GILIER, demoiselle de Salles.

Ce mariage ne se fit pas sans difficulté.

Le 2 avril 1572, un contrat de mariage entre les futurs époux est signé devant Charlet à Airvault.

Le mariage est prévu le jeudi suivant à Salles. Mais alors que les convives sont réunis, la famille de la future, elle même protestante, refuse l’union s’ ils n’obtiennent pas avant, une dispense du pape et que le mariage ne se fasse à la face de l’Église Catholique.

Après plusieurs mois de négociations, le mariage est finalement programmé pour le 24 Août 1572 au château de Fougerit, près d’Amailloux.

Cette date ne manquera pas d’évoquer aux historiens un triste et célèbre évènement : le massacre de la Saint-Barthélemy.

Sans cette union, François de SAINTE-MAURE et les membres de sa belle famille auraient très probablement accompagné Henri de NAVARRE à Paris pour les noces du béarnais (le 18 août) avec Marguerite de FRANCE (surnommée la reine margot) où, comme bon nombre de Huguenots ils auraient eu rendez-vous avec la mort. Le mariage de François de SAINTE-MAURE et de Louise de GILIER fut un salut pour beaucoup d’autres seigneurs de la région et barons poitevins, presque tous Réformés : plutôt que de faire le voyage à Paris, ils préférèrent rester dans leur région et assister aux épousailles de l’un des leurs.

 

La famille BOISSONNEAU au Château de Pugny

Après le départ de la famille Beaujault vers 1902, Constant BOISSONNEAU et ses parents s’installeront au château pour exploiter la ferme.

Constant BOISSONNEAU, 3eme enfant de la famille, est né en 1872 à La Ville, ou il vécut jusqu’à l’age de 19 ans. Il partit avec ses parents, ses frères et sœur pour exploiter la ferme de La Colle de Breuil-Chaussée, puis celle de Beaubreau à Moncoutant en 1900.

Le 9 octobre de cette année là, il épousait Lucie Taudière du Verdon de Chanteloup. En 1901 nait Marcellin, leur premier enfant.

On retrouve en 1904 la famille à la ferme du château de Pugny ou naissent successivement Simone et Edmond.

Sur le tableau de recensement de 1906, à la ferme du château, on trouve 3 ménages:

1/ Constant (le patron) et sa femme Lucie, avec 2 enfants : Marcellin et Simone.

2/ Henri (frère du patron) et sa femme Aurélie.

3/ Auguste (frère du patron) et sa femme félicie, ainsi que plusieurs domestiques.

Paul et sa femme Antonine avec leur fils Albert viennent les rejoindre fin 1906.

C’est donc une communauté familiale qui exploite cette ferme pendant « La grande Guerre » jusqu’en 1919. Ce qui facilitera probablement la vie des femmes pendant que les hommes sont « au Front ». Les aînés des familles, notamment Marcelin et Albert, âgés de 13 et 9 ans durent aider leurs mères à assurer les travaux des champs, avec l’aide d’un domestique réformé.

A près la démobilisation des combattants, les foyers de Constant et d’Henri déménagent dans la ferme toute proche de La Rue à Pugny qu’ils avaient acquise en 1912. Auguste et félicie étant déjà repartis à Moncoutant et Paul et Antonine à la ferme d’Etrie de Chanteloup.

Ce fut la fin des BOISSONNEAU au Château.

(Extrait du Livre des BOISSONNEAU, avec l’aimable autorisation de M et Mme BOISSONNEAU de La Rue à Pugny, avec tous nos remerciements pour leur aide dans notre recherche de documentation sur le château)